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Perfection, petite bourgade tranquille perdue au fin fond du Nevada. La ville vit aujourd'hui des touristes venus en nombre pour voir les lieux dans lesquels ont sévi il y a maintenant quelques années des Graboïds, sortes de gros vers géants carnivores vivant sous terre. Alors que Perfection avait enfin retrouvé sa tranquillité après l'extermination des monstres souterrains, celle-ci est à nouveau le siège de nouvelles attaques d'une troisième génération de Graboïds. En effet, après les vers géants se propageant essentiellement sous terre et leurs premières mutations en bipèdes terrestres, voici à présent une nouvelle espèce pouvant cette fois-ci voler! Notre cher Burt Gummer, exterminateur de Graboïds reconnu dans tout l'Etat, va de nouveau faire face à ses adversaires préférés. Aidé de deux entrepreneurs locaux, notre vétéran de guerre va faire chauffer une fois de plus son artillerie!



Et de un, et de deux et de trois! La saga des "tremors" semble vouloir perdurer dans le temps avec ce troisième opus intitulé "tremors 3 : back to Perfection". Réalisé cette fois-ci par le second producteur de "tremors", Brent Maddock, cette seconde suite nous plonge de nouveau dans le désert américain face à des Graboïds encore plus coriaces que précédemment. Après un premier volet réussi et une suite s'avérant être une agréable surprise, nous étions en droit de penser à un troisième épisode de bonne qualité mais malheureusement c'est une petite douche froide que nous réserve là Brent Maddock et son équipe…

Difficile en effet de trouver des qualités à ce "tremors 3". Partant d'un scénario simple mais pourtant bourré de quelques bonnes idées (comme notamment d'avoir fait de la petite bourgade de Perfection un véritable piège à touristes, l'économie étant exclusivement axée sur les Graboïds), le film s'enfonce malheureusement dans la médiocrité au fur et à mesure que les minutes passent.

Alors que la saga des "tremors" brillait par ce savoureux mélange d'action, d'horreur et d'humour souvent bien décalé, ce troisième volet ne semble pas vouloir renouer avec ce qui faisait la particularité de ses prédécesseurs. Délaissant l'humour décalé mais pourtant subtil des deux premiers opus, ce "tremors 3" nous gratifie d'un humour au ras des pâquerettes (de nombreux gags font l'effet d'un pétard mouillé), le comble pour une série qui débordait d'énergie à ce niveau.

L'action, certes, est toujours bien présente, avec son lot de péripéties et d'attaques de Graboïds, mais le souci ici est que nous avons la fâcheuse impression de revivre constamment les mêmes moments, aucune scène ne réussissant véritablement à se démarquer des autres.



Si l'on devait retenir quelque chose de "tremors 3", un passage réellement mémorable, ce serait lors de ses vingt premières minutes dans lesquelles on découvre la manière scrupuleuse et malhonnête qu'utilise un entrepreneur local pour se faire de l'argent. Ce dernier, aidé par un acolyte, emmène des touristes (tous plus naïfs les uns que les autres) dans le désert et simule une attaque de Graboïds pour foutre la frousse aux gens. Passé ce passage amusant, le film ne nous offrira ensuite plus grand-chose de palpitant, accumulant les attaques de Graboïds ennuyeuses et répétitives…

Et ce n'est pas la présence à nouveau de Michael Gross dans la peau du détraqué de la gâchette Burt Gummer qui changera quelque chose au film. Même le personnage fétiche de la série, seul rescapé de l'aventure "tremors", ne parvient plus à nous faire rigoler ni même à nous faire sourire. Son personnage a perdu de son côté décalé qui plaisait tant et, mises à part deux-trois scènes où ce dernier est mis en valeur (on retiendra notamment le passage où il se fait avaler par un Graboïd et en ressort tout poisseux), le restant de ses apparitions devant la caméra nous désole.



Enfin, pour ce qui est des Graboïds, nous sommes cette fois-ci confrontés à une troisième génération : les espèces volantes. Après le monde souterrain et le monde terrestre, c'est maintenant du côté aérien que provient le danger. Pour se faire, nous avons droit à une race de Graboïds très moches visuellement (les effets numériques sont tout simplement hideux) et ridicules (ces derniers fabriquent dans leur estomac un gaz qui, une fois expulsé de leur anus, les propulse dans les airs!).
Heureusement, nous continuons cependant à voir les Graboïds initiaux (nos gros vers souterrains) mais là aussi ces derniers ont pris un sacré coup de vieux visuellement parlant… Une déception encore de ce côté donc.



Inutile de continuer plus longtemps cette critique qui ne ferait que rabaisser encore un peu plus le long-métrage de Brent Maddock. Long, monotone, répétitif, bien souvent mal joué et doté d'effets spéciaux de très mauvaise qualité, nous ne pouvons que déplorer ce regrettable volet malgré la présence du personnage de Burt Gummer, lui aussi complètement dépassé par les évènements dans cet opus désolant.








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