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Une petite compagnie pétrolière mexicaine est attaquée depuis quelques temps par des sortes de gros vers souterrains carnassiers. Afin d'éradiquer ces monstres, ils engagent un certain Earl Bassett, l'un des rares survivants d'un carnage perpétré par ces bestioles carnivores quelques années plus tôt. Accompagné d'un jeune ringard crétin et avide d'argent, Grady Hoover, nos deux compères vont alors se mettre en chasse dans le désert mexicain, dynamitant les affreux vers un par un. Mais très vite, face au danger croissant et à la rapide évolution des monstres, nos deux courageux associés vont devoir faire appel à un autre survivant du carnage auquel avait participé Earl : Burt Gummer, un vétéran de nombreuses guerres, véritable malade de la gâchette et de l'artillerie lourde. Maintenant, la guerre peut commencer!



C'est en 1990 que commence l'aventure "tremors". Réalisé par un certain Ron Underwood, "tremors" premier du nom se fait rapidement remarquer dans le milieu du cinéma de genre, un petit succès dû principalement à ce mélange d'aventure, d'action, d'horreur et d'humour parfois bien décalé. Pas étonnant que l'on voie donc six années plus tard une suite pointer le bout de son nez sous le doux nom de "tremors 2 : les dents de la terre" ("tremors 2 : aftershocks" pour son titre original), en référence il va sans dire au film de Steven Spielberg. Un opus dont le scénario est justement écrit par les producteurs du premier "tremors", Brent Maddock et S.S. Wilson, ce dernier étant également le réalisateur de cette première suite (pour information, la saga compte à ce jour quatre volets).

Et on peut dire en voyant ce deuxième opus que l'arrivée au scénario de nos deux collaborateurs va donner à la saga une bonne dose d'humour déjanté. En effet, "tremors 2" se veut bien plus délirant que son prédécesseur qui, lui, n'avait déjà pas beaucoup à souffrir de la concurrence sur ce point-là. Certaines scènes valent véritablement leur pesant de cacahuètes en termes d'humour bien décalé : nos héros qui explosent un par un les vers géants à l'aide de dynamite en se protégeant des propulsions de barbaques et autres viscères à l'aide d'un parapluie / le monstre qui avale le poste radio et que l'on peut ensuite pister grâce à la Mariachi qui émane de son ventre…



Ce deuxième opus nous gratifie certes d'un scénario toujours aussi linéaire mais suffisamment rythmé pour nous faire passer un agréable moment devant notre téléviseur, entre gags à deux balles et scènes de gunfights et explosions en tous genres. Un cocktail d'action, d'humour et d'horreur qui réjouira les fans du premier volet de la saga, d'autant plus que ces derniers auront l'agréable surprise de retrouver dans le casting deux têtes du premier "tremors" en les personnes de Fred Ward (Earl Bassett dans le film) et surtout Michael Gross dans la peau du taré Burt Gummer, un dingo de la guerre, collectionneur d'armes allant de la grenade au char d'assaut, véritable mordu de l'artillerie lourde et du dégommage de gros vers dégueux. On se souviendra surtout du bonhomme dans "tremors" quand il liquide, à l'aide de sa femme, sa collection d'armes sur les bestioles l'ayant assiégé (toute son artillerie, lourde comme légère, y était passée!).

Hormis l'inévitable et irremplaçable Burt Gummer (qui reviendra notamment dans les deux volets suivants) et le courageux Earl Bassett, de nouvelles têtes font leur apparition dont un jeune ringard, curieux et maladroit, Grady Hoover, sorte de plaie que nos compères doivent se coltiner du début à la fin (un peu à l'image de "Judge Dredd" où Stallone se coltinait un boulet) et surtout surveiller comme un vrai gosse. Et que serait l'ambiance dans le groupe sans la belle blonde scientifique Kate White, ancienne playmate un peu sosotte par moments dont Earl Bassett avait justement affiché la photo du mois d'octobre du calendrier coquin de 1974 sur laquelle la miss apparaissait dénudée (le hasard fait bien les choses, hein Earl?).

Un casting plutôt sympathique et attachant, sans véritable faiblesse, bien que très stéréotypé (volontairement il va sans dire).



Niveau rythme, "Tremors 2" n'a pas à rougir de son aîné, bien au contraire. Dès les premières minutes du film, le monstre souterrain nous est dévoilé dans une attaque spectaculaire où un malheureux employé de la compagnie pétrolière se fait avaler en une seule bouchée par la bête sortie soudainement de terre.

Des vers géants carnassiers qui ne laisseront aucun répit à nos valeureux exterminateurs. Comme si le fait de se propager sous terre à une vitesse incroyable ne leur suffisait pas pour en faire de redoutables prédateurs, ces derniers peuvent dorénavant évoluer et se transformer en sorte de poulet à vision infrarouge! Une génération bien plus intelligente (il faut les voir se faire la courte échelle pour atteindre le toit où nos héros se sont réfugiés!) pouvant également se reproduire sans rapports sexuels au préalable, une bonne dose de nourriture leur suffisant pour procréer (notre cher Burt Gummer n'aura d'ailleurs pas trouvé de meilleure idée que de les enfermer dans une usine de pâtes de fruits!).

Et nos vilaines bêbêtes aveugles ne s'arrêtent pas là. En effet, ces dernières ne s'en prennent pas qu'aux humains : tout corps dégageant de la chaleur les excite et celles-ci se jettent dessus, pensant y trouver de la nourriture. Ainsi, nos héros vont rapidement se retrouver sans poste radio (engloutie), sans voiture (le moteur a été bouffé) et sans électricité/informatique : rapidement l'isolement les guette, armés de balais et de bouteilles, les voilà perdus au fin fond du désert mexicain!



Ajoutez à tout ceci une ambiance mexicaine des plus agréables (décors mais également musique de type Mariachi avec ses violons, guitares, trompettes et autres guitarrons et vihuelas) et vous obtenez là un bon petit divertissement bien décalé et bourré d'action. Vous avez aimé le premier volet? Alors n'hésitez plus et sautez sur celui-ci!








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TREMORS 4 : LA LEGENDE COMMENCE