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Yoshie et sa sœur, une geisha particulièrement détestable, sont kidnappées par les propriétaires d'une usine d'acier renommée. Ceux-ci créent en secret des armes redoutables et enrôlent des jeunes filles en les transformant en assassins bioniques. Les deux sœurs, fraichement recrutées, se révèlent fort efficaces, mais lorsque Yoshie rencontre les parents des autres filles, formant un groupuscule de résistants, elle commence à douter des bienfaits de ses actions...



Une des dernières livraisons nippones trashouilles, Robo-geisha, création du réalisateur du mythique "Machine Girl" est avant tout un condensé de l'univers japonais (Keiju, cyber-punk, manga, humour lourdingue, tout y passe). Assez réussi dans son genre, ce métrage montre toutefois les limites de ce cinéma et en particulier de ses budgets misérables. Idem de l'aspect répétitif du contenu ; construit encore une fois autour d'un pitch totalement barré et séduisant mais presque vide, Robo-geisha n'est au final qu'une accumulation d'idées loufoques, certes amusantes pour le néophyte, mais n'apportant rien ou si peu aux fans.



Bien qu'on soit habitué – et volontiers consentants - à l'aspect purement fun de ces métrages, là où le bât blesse, c'est au niveau des effets spéciaux, effectués ici sur ordimini et aussi désastreux que fort nombreux (le gore lui-même se limitant à des jets de sang numériques), alors que l'un des intérêts principaux était l'usage d 'un système D convainquant ne lésinant pas sur les litres d'hémoglobine. Pudique en horreur graphique donc, le film se rattrape comme il peut avec ses inventions mécaniques (poitrine qui déverse du lait maternel de l'enfer – de l'acide donc – cul-katana, coiffure lance-napalm, scie-circulaire buccale, etc.) réjouissantes et inventives certes, mais tristement vaines vu le vide intersidéral que nous offre le reste du film.



On notera toutefois la volonté de Noboru Iguchi à essayer de se renouveler, misant à fond sur les références culturelles et un aspect plus "grand public" en évitant l'ultra gore au profit d'une intrigue plus "conte de fée" - remettre la geisha sur le devant de la scène étant d'ailleurs loin d'être une mauvaise idée. Pourtant, on commence malheureusement à se lasser quelque peu, d'autant que le côté "biomanesque" de l'ensemble n'est pas forcément ce qu'on aime le plus dans la production nippone. On préférera sans doute Nishimura – ici acteur - qui, si lui aussi commence à tourner en rond, sait toujours nous proposer en plus une vision sociétale plutôt intéressante et bienvenue.



Ce Robo-geishaest objectivement une honnête livraison. Bénéficiant qui plus est d'une photo assez soignée, il devrait pouvoir répondre à votre attente en la matière – tout en permettant peut-être à votre moitié(e) allergique de rester assis(e) à vos côtés pendant le visionnage - mais risque de décevoir ceux qui attendaient de la barbaque et des fous rires en pagaille.








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