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La tante de Bryan Becket décède dans son immense demeure. Son seul héritier est son neveu Bryan, un avocat insomniaque ultra rationaliste. Désirant faire un break avec son épouse, celui-ci décide d'aller vivre quelques temps dans la demeure. Peu de temps après, il se met à entendre d'étranges bruits dans la maison, qui semblent provenir de derrière une porte sur laquelle est clouée un crucifix. Puis ce sont des visions qui assaillent Bryan. Son légendaire scepticisme se voit remis en doute, notamment quand Cassie, une jeune médium, lui vient en aide et lui annonce qu'elle ressent la présence de forces surnaturelles dans la maison. Quels mystères se cachent dans cette demeure ?



Second film réalisé par Tennyson Bardwell après "Dorian Blues" en 2004, The Skeptic joue dans le registre du film de maison hantée, genre qui est apparu dès le début du cinéma et qui a été popularisé avec des classiques comme "La chute de la maison Usher", "Amityville la maison du diable", "La maison des damnés", "La nuit de tous les mystères", "Trauma (1976)", "Montclare rendez vous de l'horreur", "L'enfant du diable", "Shining", "House" ou bien encore le maître-étalon en la matière, le chef d'œuvre "La maison du diable" de Robert Wise. Depuis, de nombreux films mettant en scène des demeures étranges en prise avec des forces surnaturelles ont débarqué sur les écrans, avec plus ou moins de bonheur. The Skeptic fera-t-il partie des réussites parvenant à nous faire dresser les cheveux sur la tête, tel "L'orphelinat", "Saint Ange" ou "Rose Red" par exemple ?



La demeure du film est majestueuse, sur plusieurs étages, avec des nombreuses chambres, une multitude d'escaliers, un sous-sol. De quoi disposer de nombreuses possibilités pour faire naître le suspense et la terreur. Bruits, coups, voix chuchotantes, porte avec crucifix, fauteuil de salon positionné à l'envers et apparition spectrale, tout l'attirail y passe pour faire sombrer dans l'irrationnel le personnage principal, un sceptique puissance mille, un cartésien haut de gamme. Pourtant, toutes ses convictions en matière de rationalité vont petit à petit passer à la trappe devant les mystérieux événements qui se produisent dans la demeure. Mais ces événements sont-ils bien réels ? Ne seraient-ils pas dus au manque de sommeil du héros insomniaque ? A la crise que traverse son couple, à la somme de travail qu'il accumule chaque jour ? Tout comme lui, le spectateur hésite continuellement quant à la solution. Est-ce l'imagination du héros qui lui joue des tours ou y a-t-il réellement une présence surnaturelle sur les lieux ? Et si oui, que cherche cette présence, qui semble donner des indices à Bryan, comme si elle voulait lui faire découvrir un inavouable secret ? Autant de questions qui nous assaillent et nous questionnent, sans pour autant vraiment nous accrocher.



En effet, la réalisation, tout en étant de facture honnête, ne sort jamais des sentiers battus et l'alternance de séquences se déroulant dans la demeure et en extérieurs a pour effet de nous faire décrocher de l'ambiance d'épouvante que le réalisateur veut instaurer. Qui plus est, le rendu final fait très téléfilm et le manque cruel d'originalité ne parvient pas à hisser The Skeptic plus haut que son statut, à savoir un petit thriller fantastique sans prétention qui ne se démarque pas vraiment du lot. Avec son héros névrosé qui cache dans sa mémoire un terrible secret d'enfance, The Skeptic n'étonne jamais, se contentant de recycler des idées déjà vues auparavant de manière bien trop sérieuse et linéaire. Il en va de même pour les frissons tant recherchés : notre échine ne sera guère parcourue par la brise du stress ou de la peur, hormis un léger soubresaut lors de la séquence de la poupée dans le vieux coffre. C'est trop peu malgré une envie évidente de la part du réalisateur de tenter de foutre la trouille aux spectateurs. Il n'y parvient que trop rarement…



The Skeptic se laisse donc regarder mais sans réel plaisir ou intérêt. Même s'il joue avec tous les codes de la maison hantée, il ne parvient pas vraiment à remporter l'adhésion au final et reste au niveau d'un film lambda qui ne se distingue pas par quelque originalité que ce soit. Peut mieux faire…








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