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Réalisation
Johannes Roberts

Scénariste
Johannes Roberts

Date de sortie
2010

Genre
slashers

Tagline


Cast
David Schofield
Eliza Bennett
Ruth Gemmell
Juliet Aubrey
Finlay Robertson


Pays
Angleterre

Production


Musique
Neil Stemp

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.5
(2 votes)
En temps normal les slashers m'ennuient profondément. Pourtant, ma curiosité s'est portée sur celui-là après avoir lu un superbe article du site Den of A Geek. Robert Anderson est professeur dans un lycée britannique. Lors d'un de ses cours il se fait violemment agresser par l'un de ses élèves. S'en suit une descente aux enfers pour Robert qui finit par ne plus pouvoir entrer dans une classe sans s'imbiber d'alcool. Un soir, alors qu'il traverse un couloir, un milkshake s'écrase contre une vitre. Le temps qu'il se retourne, sur la trace a été écrit U R DEAD ("T MORT"). Il tente de prévenir le gardien et la principale, mais tout le monde pense que le professeur a définitivement déraillé. Dommage pour eux : il y a vraiment un gang d'encapuchonnés qui hante les couloirs du lycée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont la haine ! Mettons dès à présent les mains dans le slasher pour lui analyser les organes vitaux.



Le plus appréciable dans le slasher, c'est qu'il s'agit d'un genre sans cesse renouvelé, qui ne cesse d'explorer des continents inconnus, et qui ne se mord jamais la queue. Ou pas. Lorsque le film s'est achevé, j'ai pleuré. En même temps, je suis : dans un slasher, il y a toujours un moment où ça merde. A un moment, le scénariste se prend les pieds dans le tapis, tente la pirouette du siècle, mais finit la gueule sur le carrelage... en général suivi de près par le réalisateur. C'est en général vers la fin que tout s'emmêle. On essaie de nous expliquer qu'en fait, le tueur, c'était deux mecs, mais qu'en fait l'un était le frère caché de l'héroïne qui est en fait un travesti asiatique adopté par Mel Gibson. Un bonheur !

F fait encore mieux que ça : il ne propose pas de fin. Au lieu de se faire chier à donner une explication bidon à son slasher, Johannes Roberts a décidé qu'il valait aussi bien ne pas mettre de fin. Pourquoi pas après tout...



Toutefois cette absence de fin est d'autant plus rageante que le film part sur les chapeaux de roues. Certes le concept de la violence à l'école, c'est un concept archi-rebattu. Et pourtant ça fonctionne du tonnerre. La mise en scène énergique y est évidemment pour beaucoup. La quasi totalité du film semble réalisée en caméra-épaule, ce qui donne un cadre constamment en mouvement. A cela s'ajoute les poncifs de la mise en scène nouvelle génération, tels que les filtres de couleurs, les jeux de mise au point... Ce qui donne un aspect assez moderne à F sans jamais le desservir.
A cela s'ajoute l'idée des tueurs qui m'a parue vraiment bonne, quoique pas nécessairement très originale.



Ainsi les tueurs sont des ados encapuchonnés dont on ne voit rien du visage. Les jeux d'ombres et les capuches permettent de conserver des ténèbres totales sur les visages des délinquants. Le choix n'est d'ailleurs pas sans rappeler le look de génie du street art "Banksy", qui apparaît tour à tour comme une entité encapuchonnée au visage invisible ou affublé d'un masque de singe... et, coïncidence, les adolescents tueurs de F ont une façon très simiesque de se déplacer. En effet, ils évoluent avec une souplesse presque surnaturelle, grimpant aux meubles, se faufilant partout et sans bruit.

Malgré cette grâce dans leurs mouvements, ils n'en demeurent pas moins d'une violence extrême, éclatant littéralement la face de leurs victimes à coup d'objets contondants. Cette alternance entre longs couloirs vides et silencieux où évoluent des tueurs souples, avec la violence de leurs agressions qui couvrent tout l'écran, est assez suffocante. Résultat le réalisateur/scénariste prouve son talent pendant 70 minutes, clouant le spectateur à son siège...



... et puis en deux minutes d'une fin misérable sous forme de cliffhanger raté, F se tire une balle dans le pied.
Je vous aurais bien parlé de soulèvement adolescent, de contestation de l'autorité de l'adulte sur l'adolescent, etc. Mais deux choses m'en empêchent.
La première c'est que la nouvelle ligne éditoriale d'horreur.com veut que nous fassions des fiches plus courtes. Dont acte.
La seconde, est que, vu que l'identité des tueurs n'est pas révélée, et que la "non-fin" m'a fait l'effet d'un coitus interruptus. Ça laisse la très puissante impression que le film ne va pas au bout de ses idées. Alors de mon côté de critique de mes fesses, je ne vais pas aller au bout de mon avis.

C'est un peu comme avoir un rapport sexuel avec une très belle femme, et puis juste avant d'avoir un orgasme, PFFFFF – décompression gazeuse du vagin.








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