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Après une soirée bien arrosée, un groupe d'amis est réveillé par d'étranges lumières dans le ciel. Ils découvrent avec horreur de gigantesques vaisseaux extraterrestres surplombant les métropoles du monde entier. De puissantes sources lumineuses semblent aspirer les hommes par milliers... La stupeur passée, la fuite et la résistance s'organisent. L'humanité est-elle condamnée à disparaître ?



Après avoir partagé le public avec "Alien vs Predator : Requiem" (enfin, quand je dis "partagé", j'entends surtout qu'il y avait d'un côté moi qui avais apprécié et de l'autre le reste du monde qui avait détesté), les frêres Colin et Greg Strause ont de nouveau divisé les spectateurs fin 2010 d'une façon similaire avec Skyline, film d'invasion extraterrestre massacré par une grande partie des critiques mais que j'ai encore une fois plutôt bien aimé.

Le point de départ est assez classique : notre bonne vieille planète est une nouvelle fois convoitée par des aliens. Leur plan est fort simple : à l'aide de lumières bleues, ils attirent les humains, tels de vulgaires insectes, avant de les aspirer dans d'immenses vaisseaux. Et quand la première fournée de terriens a été embarquée, les forces d'invasion débarquent, composées d'étranges créatures semblant tenir autant de l'animal que de la machine. Un postulat de base qui rappelle principalement d'autres films d'invasion, tels "Independance Day" ou "La Guerre des mondes" ; pourtant, c'est surtout à un "Cloverfield" que le film va ressembler, en prenant le parti de suivre tous les événements par le biais d'un groupe restreint confronté à cette situation exceptionnelle.



Ainsi, loin des gigantesques affrontements souvent associés au genre, Skyline va nous faire vivre cette invasion comme si nous étions parmi le groupe : on ne verra que ce que ces derniers verront, et on n'en saura pas beaucoup plus qu'eux sur la nature de l'attaque, qui sera d'ailleurs plutôt spectaculaire, laissant un chaos indescriptible. Une approche qui permet de laisser plus de place aux personnages et à leurs choix, permettant souvent au spectateur la possibilité de s'interroger sur ce qu'il aurait fait dans des conditions similaires (faut-il se barricader ou s'enfuir ?), une impression renforcée par l'absence pendant une grande partie du film d'actes véritablement héroïques. On regrettera néanmoins à cet égard un long flash-back au début du film qui nous indique clairement quels seront les personnages phare, ce qui enlève une partie du suspense et empêche de véritablement s'identifier : on sait trop rapidement quelles options vont se révéler mauvaises, et le film ne nous surprendra jamais sur ce point, malgré quelques montées de tension efficaces. Au rayon des défauts, on pourra également citer une dernière scène (qui se prolonge d'ailleurs pendant le générique) qui tranche complètement avec le sérieux affiché jusque là, mais peut-être simplement là pour justifier la suite déjà prévue.



En revanche, on saluera la qualité des effets spéciaux, impeccables en ce qui concerne les créatures (un peu moins sur certains plans où les vaisseaux aspirent les humains en revanche). Si ce n'est pas étonnant connaissant le passé des frêres Strause dans ce domaine et le budget qui leur a quasiment été entièrement dédié (sur les 10 à 20 millions de dollars qu'a coutés le film, seuls 500 000 n'y seraient pas consacrés...), on ne manquera pas d'être impressionné par les envahisseurs, dont le design est de plus très réussi. Enfin, l'une des principales qualités du film est de montrer l'invasion d'une force tellement supérieure que la situation est désespérée, bien loin des films où l'humanité finit par s'organiser de façon à repousser l'envahisseur. Et franchement, ça fait vraiment du bien de voir les humains se prendre une raclée !



S'il est loin d'être inoubliable, Skyline reste pourtant un film d'invasion extraterrestre agréable, préférant se focaliser sur un groupe tentant de survivre plutôt que de mettre en images l'attaque, à l'image d'un "Cloverfield". Au beau milieu d'une situation délicieusement désespérée, le film déçoit néanmoins par certains choix trop faciles, comme ces personnages principaux trop classiques ou quelques éléments scénaristiques discutables.








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