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Des touristes venus des quatre coins de la planète font une sortie en mer pour observer les baleines au large des côtes islandaises. Mais la sortie ne se déroule pas comme prévue et ils font la rencontre d'un baleinier, dont les occupants vont vite les prendre en chasse...



Il y a des films dont on n'attend pas grand chose et autant dire que voir débarquer ce premier slasher/splatter islandais n'inspirait pas forcement confiance. Et pourtant le pays de la chanteuse Björk (dont un de ses tubes est chantonné par une des protagonistes du film) démontre qu'il arrive à faire aussi bien que ses confrères américains, en apportant un petit plus exotique, prenant comme décor les paysages des fjords. Paysage froid recherchant meurtres sanglants !!! C'est dans cet environnement original et sur un bateau que le jeu de massacre va pouvoir avoir lieu. Seule vedette connue du film, le vétéran Gunnar Hansen, l'ex interprète de Leatherface, ce qui a certainement facilité le financement puis la distribution du film en dehors de ses frontières.



Plutôt que d'essayer de jouer la carte de la peur, Harpoon, se montre culotté en allant braconner du côté de l'humour noir et d'un ton décalé plutôt savoureux. Surfant sur la thématique de l'interdiction de la pêche à la baleine, le film fait des tueurs des baleiniers désœuvrés et qui se défoulent sur tous ceux qui les empêchent de vivre de leur ancienne activité. Même si le contexte fait un peu plaqué et que la mise en place des personnages se fait rapidement, ceux-ci ont l'avantage d'avoir un caractère bien à eux : les japonais (et leur différence culturelle !), un groupe de féministes, un noir, deux jeunes femmes, etc. Une fois tout ce petit groupe confronté aux tueurs, le "chacun pour soi" va primer. Car, ils sont tous plus ou moins profondément égoïstes. Lorsque l'une des jeunes femmes se fait violenter par un matelot, son appel à l'aide tombe à l'eau. D'autres se sauvent à la moindre occasion ou sacrifient leurs compagnons d'infortunes. Bref, un beau lot de personnages antipathiques !!



Le mari japonais ira aussi jusqu'à se jeter à la mer laissant sa femme à bord du baleinier, mais cela ne lui portera pas chance car lors d'une séquence mémorable, il se fera harponner. Ceux qui connaissent l'intérêt des japonais pour la pêche à la baleine apprécieront le clin d'œil. Et c'est à un florilège de têtes décapitées et autres effets gore efficaces auquel on assiste, plutôt amusé. Le scénario arrivant à inventer des nouveaux lieux d'action et contrairement à ce que l'on pourrait croire, on arrive à sortir du simple huis-clos du synopsis de base.



Pour enrober le spectacle, on peut regretter que la réalisation ne fasse pas d'étincelles et ne transcende pas son sujet de base ; des paysages filmés un peu platement et un décor dans le teint blanchâtre qui, s'il sied bien au décor islandais, est moins percutant sur le plan cinématographique. Ce n'est pas vraiment gênant en soi, car une fois les meurtres enclenchés, on assiste à un spectacle pas fin mais qui ravira les amateurs de séries B plutôt bourrines, qui du coup ne dépasse jamais son statut de film pop-corn du samedi soir. Reykjavik Whale Watching Massacre emporte la sympathie, ne se prenant jamais vraiment au sérieux mais sans verser dans la parodie pure et dure. Une bonne surprise venue des fjords.








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