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Réalisation
Gustavo Hernández

Scénariste
Oscar Estévez, Gustavo Hernández, Gustavo Rojo

Date de sortie
2010

Genre
spectres

Tagline


Cast
Gustavo Alonso
Florence Colluci
Maria Salazar
Abel Tripaldi


Pays
Uruguay

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 1.9
(18 votes)
Une jeune fille et son père se rendent dans une maison isolée de la civilisation, quelque part dans la campagne uruguayenne, en vue de la rénover pour une éventuelle vente. Le soleil se couche et les bruits se dissipent et aucune lumière (ou peu) semble traverser les pièces de la maisonnette, où les deux quidams s'endorment...jusqu'au moment où d'étranges coups se font entendre à l'étage...



Les années 2000 ont vu naître la folie des shocker en vue subjective et par la même occasion du film buzz : une idée, un concept, quelques images volées, et hop, c'est dans la boîte. Rapport à la réalité tangible, frissons annoncés, efficacité...et arnaque à l'arrivée.
Présenté à la "quinzaine des réalisateurs", The Silent House déroge à peine à la règle, rejoignant son petit frère "Paranormal Activity" (qui est lui est supérieur, contre toute attente).



S'il n'est pas question de vue subjective ici, le désir d'immersion est accompagné de deux idées fortes : une heure vingt de long-métrage en plan séquence (vrai ou faux, telle est la question), et donc en temps réel, le tout filmé avec le même bestiau ayant servi au bien barré "Rubber". L'action se déroule dans une petite baraque paumée, sans aucune source d'électricité fiable et aux fenêtres condamnées : le genre de lieu où l'on ne poserait même pas un pied en pleine journée printanière.



La caméra (forcément) heurtée colle au basque de l'héroïne (talentueuse Florence Colucci), armée de sa torche tout le long du film. L'ambiance y est installée simplement, sans gros effet : musique minimaliste, paysage sinistre, obscurité dévorante, et rayons de lumière blafards, jusqu'au bibelots inquiétants qu'on arrive à peine à distinguer. Foutez-y des beaux fantômes et vous aurez le film de flippe du siècle ; sauf que, malheureusement, ce n'est pas l'idée de Gustavo Hernández, ou du moins, c'est bien ce qu'il cherche à faire croire.

De la même manière que "Paranormal Activity" essayait de créer l'effroi en claquant des portes, The silent house fait courser et gueuler son héroïne sans que l'on ne distingue quelque chose : l'atmosphère et l'immersion voulues se voudraient aussi pertinentes que celle d'un survival horror (comme "Project Zero", à tout hasard), sauf que les passages de pièces en pièces font plutôt piquer du nez. La prouesse technique n'excuse pas tout, mille fois hélas.



L'un des rares sursauts consiste alors à l'utilisation d'un polaroid comme unique source de lumière (idée repiquée à "Saw" mais correctement intégrée ici), dommage que là encore le concept se tue dans l'œuf tout seul comme un grand ; tout comme "Paranormal Activity" et son démon bourré, The silent house se fout de son potentiel monstre et s'auto-détruit dans un twist nullissime et confus. Gâteau sur la cerise (oui oui) : le générique rallongé (non visible à Cannes) flirte avec la prise d'otage cinématographique. Oui, le mot est assez fort, en tout cas espérons-le assez pour vous dissuader de participer au buzz de ce gadget drôlement pénible.








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