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Sorti d'à peu près nulle part, allant vers un futur environ indéterminé, The Golden Nazi Vampire... vous rentre dans la tête comme un sergent S.S. en grenouillère dans un bobsleigh. En octobre 1942, une toute jeune organisation américaine, l'OSS (Office of Strategic Services), désire provoquer la chute d'une étrange citadelle dans les Carpates. La dernière mission aurait révélé que les nazis y fomenteraient d'occultes complots. Mais pas du genre tic-tac-boom-le-viaduc, plutôt miam-bouffe-croc-le-vampire. Le problème, c'est que le général Donovan est à court d'hommes. Il va être obligé autant que contraint d'envoyer William 'B.J.' Blazkowicz, un agent demeuré en charge à lui seul du département "occulte" de l'OSS. Ses seules compétences sont de savoir faire quelques tours de passe-passe. Voilà donc William 'B.J.' Blazkowicz qui apprend à parler allemand en trois semaines avant d'être parachuté en Transylvanie. Sa seule arme, une médaille nazie, qui n'est autre qu'une bombe déguisée...



The Golden Nazi Vampire..., malgré l'adjonction du chiffre "2" à son titre, ne semble être la suite de rien d'autre qu'une enfilade d'idées saugrenues. N'ayons pas peur des mots, ce film est complètement con. LA scène d'ouverture présente un espion américain vaguement déguisé en sapin (il a un carton en forme de sapin de Noël dessiné par un enfant de 4 ans accroché dans le dos) qui tente de s'attaquer au château nazi des Carpates. Mais les autochtones font du vélo avec un béret sur la tête et parlent français. L'ahuri s'est fait parachuter à 30 kilomètres de Paris.
Le reste du scénario est à l'avenant, multipliant les crétineries assumées et les séquences pouët pouët.

En parlant de pouët pouët, The Golden Nazi Vampire... lorgne avec insistance du côté d'artistes tels que Benny Hill ou encore l'explosif Mel Brooks. Probablement même, beaucoup plus que vers les "goristes" allemands et autres amateurs de barbaque collante et suintante. Malgré l'aspect underground de l'œuvre ici présentée, il n'y a pas de débordement d'hémoglobine. La seule chose qui déborde ici, c'est la connerie. Il ne serait d'ailleurs pas étonnant de voir ce titre finir dans la vidéothèque "tromatique" par le futur. Dans l'esprit nous ne sommes pas si éloignés des frasques australo-vampiriques de "Bloodspit". La vulgarité en moins, et un petit budget en plus.

Car du haut de son esprit profondément mutin, The Golden Nazi Vampire... distille tout de même une sacrée ambiance. Les uniformes nazis, les quelques panzers et motos, et le château made-in-Carpates sont du plus bel effet. Résultat ? Le film n'en devient que plus saisissant.

Ainsi voir l'acteur principal camper un américain parlant à peine l'allemand en plein fief nazi est sacrément jouissif. J'irais même jusqu'à trouver un certain nombre de points communs entre The Golden Nazi Vampire... et Papy fait de la résistance ; quelque part, The Golden Nazi Vampire... est un Papy fait de la résistance de genre, avec vampires à l'appui.

L'absurde plane sur ces deux œuvres, et lorsqu'un traitre américain déclare qu'il est devenu un vampire parce que "les nazis ont quelque chose que les américains n'ont pas à offrir : le pain de seigle", là l'esprit brillant de non-sens du Vampire d'Or Nazi éclate. Ce n'est pas là la seule illustration de déjanté du métrage de Lasse Nolte, mais je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher la surprise à ceux d'entre vous qui le verront. D'autant plus que le film est assez court (45 minutes), donc j'arrêterai ma chronique à peu près là.

Quelques dernières lignes toutefois sur la musique du film. Là c'est du grandiose, puisque l'on a le droit à du Killing Noise et même à du Knorkator, un groupe de métal "indus" allemand complètement décalé. Le tout accompagné d'une bande originale collant parfaitement à l'image. Donc là encore c'est un carton plein.

Vous l'aurez compris, il est difficile de reprocher quoi que ce soit au métrage de Lasse Nolte, si ce n'est peut-être une photographie parfois un peu médiocre. Mais pour un premier effort, on ne peut pas dire que l'équipe ait fait les choses à moitié. D'autant que tout ici est de haute volée, les acteurs y compris. Ne reste plus qu'a souhaiter un long-métrage de la part de ces joyeux drilles... Peut-être le 3ème volet annoncé à la fin du générique et sous-titré "Hossa Hossa Barbarossa" ?








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