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Le détective Jack Barrett enquête sur le meurtre d'un important homme d'affaires japonais. La fille de ce dernier, Miko, est également en danger, les assassins de son père étant des ninjas. Ces mystérieux guerriers de l'ombre semblent à la recherche d'un objet dont Miko pourrait connaître l'existence ou le secret. Outre Jack Barrett, la jeune fille semble être sous la protection de Hiro, un ami proche de son défunt père…



Dans les années 80, les films de ninjas avaient une grosse côte de popularité dans les vidéoclubs, où nombre de VHS présentaient des jaquettes ornées du guerrier habillé de noir. L'acteur Shô Kosugi en était le plus fier représentant et le film culte de ce sous-genre du film d'action était "Ultime Violence – Revenge of the Ninja". Peu à peu, le film de ninjas disparut des écrans et sombra dans l'oubli le plus total, son personnage emblématique ne réapparaissant qu'au travers de jeux vidéo ou du manga "Ninja Scroll". Il faudra attendre la fin des années 2000 pour qu'il fasse son grand retour à l'écran. D'abord avec ce Mask of the ninja en 2008, puis avec "Ninja" et l'excellent "Ninja Assassin" en 2009.
Mask of the ninja est l'œuvre de Bradford May, acteur-producteur-réalisateur, qui débuta sa carrière de metteur en scène dès 1968 en filmant quelques épisodes de la série "Hawaï Police d'Etat". A partir des années 80, il réalisera encore de nombreux épisodes de séries télévisées ainsi que des téléfilms, comme "Darkman 3", "Astéroïd", "Gargantua" ou "Devil's Prey" dans le genre qui nous intéresse. Téléfilm, Mask of the ninja en est un. Est-ce un téléfilm réussi ? Réponse ci-après…

Si le scénario n'est pas un monument d'originalité et présente de nombreux clichés, tel l'américain qui découvre un des aspects du mode de vie japonais à travers son art de combat, la lutte entre deux clans rivaux, la trahison d'un des membres pour aider son ami d'enfance, la jolie japonaise qui tombe amoureuse du bel américain et j'en passe, Mask of the ninja n'en demeure pas moins un sympathique film d'action, qui n'égale en rien un métrage comme "ninja Assassin", mais qui s'avère être un hommage assez réussi aux films des années 80, avec qui il partage de nombreux points communs, comme son ambiance, son intrigue peu surprenante au final ou ses combats plutôt bien chorégraphiés mais qui restent assez sobres dans les effets et les cascades, au contraire de "ninja Assassin" par exemple, qui lui, donnait dans la démesure propre aux années 2000. Le spectateur a donc l'impression de faire un grand bond en arrière et s'amuse à voir des scènes de combats au sabre ou aux poings qui manquent d'envergure ou de patate mais gardent un petit côté réaliste. Heureusement, l'histoire se déroule sur un bon rythme et fait qu'on ne s'ennuie pas, alternant enquête policière et phase de combats dans un bon rapport, l'attaque du clan ninja contre un commissariat étant le point d'orgue de ce long-métrage.

Plus surprenant, la violence présente lors de certaines séquences. Décapitation au katana, scène de torture physique à l'arme blanche, sabre enfoncé dans le ventre avec profusion de sang, le réalisateur s'est plutôt lâché sur l'aspect sanglant de son (télé)film et c'est une bonne chose de ne pas avoir trop aseptisé la violence graphique.
Niveau casting, la majorité des acteurs s'avèrent convaincants et nous font passer un moment agréable devant notre écran. On retrouve avec plaisir l'acteur du culte "Starship Troopers", Casper Van Dien, dans le rôle du flic Jack Barrett, qui va voir sa vision occidentale du monde changer avec cette intrusion soudaine et violente du monde des ninjas. On détecte à des kilomètres l'idylle naissante entre la belle Miko, incarnée par Kristy Wu (vue dans "Cry Wolf) et le beau flic et on y aura effectivement droit, avec tout un battage de bons sentiments sur fond de folklore ancestral (le conte de la luciole) qui en devient presque pathétique mais qui plaira aux cœurs sensibles.

Et niveau ninjas me direz-vous ? Comme déjà dit, les cascadeurs font le nécessaire tout en restant sobres. Lancer de shuriken, pirouette et prouesse acrobatique sont bien au rendez-vous. Le look des ninjas est par contre un peu étrange, avec leurs habits qui déjà ne sont pas noirs et qui semblent très épais, comme s'ils avaient une tenue faite de la même matière qu'un kimono de judo. On notera que l'affiche du film nous ferait croire que Casper Van Dien est un ninja, ce qu'il n'est absolument pas. Etrange.

Mask of the ninja viendra aisément se ranger dans votre vidéothèque au côté des films avec Shô Kosugi ou Michael Dudikoff. Le film vous replongera avec nostalgie dans cette époque. Pas exempt de quelques défauts, le long-métrage de Bradford May est au final assez anecdotique mais saura satisfaire les fans de "ninja movie" et s'avère plus réussi que ce qu'on aurait pu croire de prime abord. Le nanar attendu se transforme en une honnête série B d'action, parfaite pour un samedi soir. On lui préférera quand même largement "Ninja Assassin".






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