RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 3
(1 vote)
Un jeune et riche aristocrate sort d'un hôpital psychiatrique où il était interné suite au décès de sa femme. Sauf que le bonhomme n'est pas tout à fait guéri (euphémisme !). En effet, il séduit de jeunes femmes rousses (comme l'était son épouse), les emmène dans une pièce reproduisant une chambre de tortures moyenâgeuse, les déshabille, les torture, puis les tue. Néanmoins, un beau jour (ou plutôt une nuit) il tombe amoureux d'une jeune et ravissante blonde. Il l'épouse et semble pouvoir retrouver une vie normale. C'est alors que son épouse morte (l'Evelyne du titre original) commence à le tourmenter en apparaissent sous la forme d'un spectre.



Un bien étrange film que ce "La nuit où Evelyn sortit de sa tombe" (traduction du titre original, le titre français étant une fois de plus très couillon), mélange souvent brouillon de giallo et de film d'épouvante mâtiné d'érotisme déviant. Bien étrange, car il possède des éléments qui font la joie des "bissophiles" et autres érotomanes, mais également un manque de souffle évident et des ficelles scénaristiques aussi grosses que des cordes pour attacher les bateaux.



Après un début très prometteur sublimé par l'érotisme d'Erika Blanc, un strip-tease et une scène sulfureuse dans la salle des tortures, le film sombre rapidement dans un ronronnement pas déplaisant, certes, mais sans réelles émotions. Beaucoup de palabres (parfois assez surréalistes d'ailleurs) entrecoupées de quelques moments érotiques fort plaisants. On sent bien que le réalisateur tente de maintenir à flots son film (même si son scénario prend l'eau de toutes parts), le temps d'arriver à la dernière demi-heure où l'épouvante prend le pas sur le giallo proprement dit. Ca cabotine donc pas mal pendant une bonne heure, Miraglia en profite pour mettre en place une ambiance tortueuse assez réussie, de beaux éclairages rouges très "Bavaesque", des scènes "oniriques-érotiques" filmées au ralenti et la présence de la très jolie et souvent dévêtue Marina Malfatti (d'ailleurs toutes les filles sont ravissantes dans ce long-métrage), maintiennent tranquillement le film à flots.



Reste la dernière partie qui tente de faire basculer l'intrigue dans l'épouvante gothique et dans la machination façon Henri Georges Clouzot. Et là il faut bien dire que les apparitions de l'Evelyn font plutôt sourire que frissonner, Miraglia ne semblant pas particulièrement à l'aise dans le traitement de ce type d'ambiance.
Et puis, l'on a droit comme dans tout bon "thriller-machination" qui se respecte à vingt dernières minutes où les rebondissements (que l'on appellerait des "twists" aujourd'hui) se multiplient comme Jésus multipliaient les petits pains au lait.

A cela près que c'est tellement classique et tellement cousu de fil blanc que l'on est en rien surpris par les retournements de situations que l'on voit arriver de très très loin.



Pas inintéressant, rarement ennuyeux, nanti de scènes sulfureuses totalement gratuites et donc par la même absolument indispensables pour qui aime le cinéma bis, d'une brochette d'acteurs qui font le boulot et qui le font bien, une belle musique de Bruno Nicolai (mais c'est quasiment une habitude avec ce compositeur) " L'appel de la chair" est donc un giallo inégal, oscillant sans cesse entre plusieurs genres sans jamais vraiment trouver un équilibre.

A noter tout de même une séquence gore (gore light, mais gore quand même) avec une handicapée en fauteuil roulant bouffée par des renards !

Sympathique avant une soirée SM et substances prohibées entre potes...par exemple.








Du même réalisateur :

LUMIèRE SUR