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Trevor, perturbé par les horreurs de la guerre en Iraq, voyage en auto-stop à travers le Texas. Il est accueilli par la famille Broderick, dans un ranch. Mais en réalité, les Broderick exploitent les auto-stoppeurs et SDF qui tombent dans leurs griffes, les torturent, les humilient et leur font vivre un véritable calvaire. J.T. Goldman, intéressé par la propriété, réalise vite que certaines disparitions et le ranch sont liés…



Hoboken Hollow est l'exemple typique du métrage qui attise les regrets. Malgré de bonnes intentions de départ, il s'avère en deçà de ce qu'il aurait pu être avec un peu plus de convictions et surtout de budget.

Tiré d'une histoire vraie ( encore ! ) , se déroulant au Texas, contant l'histoire d'une famille de cinglés du bulbe, il voyage à l'évidence sur les terres d'un "Massacre à la tronçonneuse" moderne.
Succès de la tendance torture-porn oblige, Hoboken se penche autant sur l'étude de cas que représente la famille en question, que sur la mise en évidence de nombreuses scènes de sévices sans aucun second degré.

Malgré un scénario qui ne fleure pas, à première vue, l'originalité conceptuelle, le long-métrage tente tout de même de mettre en exergue une des faces cachées de la société nord-américaine. Comme "Texas Chainsaw massacre" en son temps, Hoboken décrit une famille de cinglés complètement déboussolée et qui tente vaille que vaille de survivre avec son temps, quoique d'une manière tout ce qu'il y a de plus spéciale.
En 1974, Leatherface and co tuaient des jeunes hippies, aujourd'hui nos primesautiers bouchers exécutent des pauvres, cette nouvelle classe d'esclaves sans avenir et sans droit qui fleurit aussi vite que la situation économique se dégrade.
SDF, immigrés, travailleurs pauvres, bienvenue au Texas !



Tout cela c'est bien beau vous allez me dire, pour peu que vous ayez abusé d'une substance alcoolisée quelconque, mais on va vite constater que le film n'a pas tout à fait les moyens de ses ambitions. Le manque de budget s'avère à l'évidence vite un frein aux propos du réalisateur. Celui-ci va dés lors ( sous la pressions de ses producteurs ? certainement ) se complaire dans la cruauté gratuite.

Les transitions entre les scènes ne sont pas du meilleur aloi, la brochette de stars invitées :
( Michael Madsen , Dennis Hopper ou encore Robert Carradine ) au générique ne font que de furtives apparitions dans des rôles secondaires et ne donnent pas spécialement une plus-value à cet Hoboken Hollow, sans parler des autres acteurs recrutés au SMIC Tibétain et qui font ce qu'ils peuvent. Nos stars ont-elles mangé le budget avec leurs gros cachets ? Probable.



Il y a aussi l'idée assez bizarre de ponctuer le récit par l'intervention d'une voix-off qui nous explique ce que l'on voit à l'écran, dès fois que l'on soit assez couillons pour ne pas en saisir le sens ? Sûrement.


Reste que le DTV nous est vendu comme un torture-porn et en cela il n'y a pas mensonges sur la marchandise, loin de là même. Les séquences de sévices sont éprouvantes, sales et glauques. Ca taillade, ça découpe, ça dégouline, c'est écoeurant.
Les amateurs et amatrices de ce type de produit devraient donc apprécier et ainsi calmer certains de leurs fantasmes cauchemardesques. Les autres ? le film ne leur est de toutes les façons pas destiné.



Hoboken Hollow tente donc de revitaliser le film de tortures et le "TCM-like" , en y introduisant une dimension que l'on pourrait qualifier de sociale, et s'il n'y parvient que mollement, il a au moins le mérite d'avoir essayé ( c'est peu, mais c'est toujours ça ). Le budget modeste, un montage à la hache et une VF épouvantable l'empêche de s'extirper de la masse. La maîtrise de la réalisation lors des passages de cruautés pures donnent une petite idée de ce qu'aurait pu devenir Hoboken Hollow.
Les regrets sont éternels, même au pays du pétrole.

http://www.elephantfilms.com/index.php?lang=fr&mod=sheet&func=show&sheetid=605






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