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Un trio d'explorateurs partis en expédition dans la jungle mettent la main sur une espèce invertébrée des moins communes : un Vagina Dentata. Ce parasite a en effet la particularité de se loger dans le vagin des femmes et s'attaque à toute personne ayant la mauvaise idée de s'approcher un peu trop près de l'hôte parasité. Une fois capturé, cet hybride de serpent et de piranha est alors mis dans une caisse en polystyrène, caisse qui ne résiste cependant pas bien longtemps à l'agitation de notre parasite qui va aller se fourrer dans la petite culotte de la seule femme de notre groupe d'explorateurs… Quelques temps plus tard, un groupe de jeunes un brin olé-olé découvrent un bunker abandonné dans lequel ils tombent nez-à-nez avec le corps de l'exploratrice parasitée, conservé dans un congélateur, unique moyen qu'a trouvé son mari pour éviter que le Vagina Dentata ne fasse de nouveaux carnages. Mais une fois le congélateur ouvert, le parasite reprend du service et entreprend de se farcir la bande de zigotos qui ont eu la mauvaise idée de le libérer : la boucherie peut commencer!



"Killer pussy : sexual parasite" : rien que le titre ("chatte tueuse : parasite sexuel") fait déjà saliver le fana de nanars déjantés que je suis! En plus, savoir que le film provient du Japon (le titre original étant "kiseichuu : kiraa pusshii") ne fait qu'accroître cette envie irrésistible de le visionner! Et le résultat en vaut tout de même la chandelle : nous voici face à un film certes amateur mais ô combien jouissif et burlesque. Comédie, sexe et horreur/gore sont les trois ingrédients majeurs de cette petite production, thèmes déjà chers à son réalisateur Takao Nakano depuis quelques temps maintenant (on pense notamment à la saga des "exorsister" et à "playgirls" qui ne cachaient pas ce côté érotico-horrifique).

Mais que vaut réellement ce petit film (à peine une heure…) venu de l'autre bout du planisphère? Pour le savoir, je vous invite à lire la chronique qui suit!



Partant à la manière d'un "braindead" (un groupe d'explorateur en pleine jungle mettent la main sur une créature), la comparaison entre "killer pussy : sexual parasite" et le chef-d'œuvre goresque de notre ami néo-zélandais s'arrêtera à cette introduction, les deux films ne jouant pas exactement dans la même catégorie (mais on appréciera ce clin d'œil évident).

Partant d'un scénario très léger, le film de Takao Nakano présente quelques lenteurs évidentes (ce qui est dommage étant donné que celui-ci dure à peine une heure…) mais sans grande gravité cependant. Un rythme donc assez lent par moment que le réalisateur tente de faire oublier en nous distillant ces scènes dont il raffole, à savoir des petites séquences érotiques tout au long de son film. Ainsi, au détriment d'un script en béton, Takao Nakano nous gratifie de nombreux plans nichons (les actrices ne sont d'ailleurs pas en reste de ce côté-là!) et autres scènes d'ébats (tripotages, léchages de minettes…). C'est d'ailleurs très amusant cette faculté qu'a notre réalisateur à insérer ce type de scène à n'importe quel moment du film (par exemple, lors de l'exploration du bunker abandonné, une des premières choses que nos amis trouvent est un tas de magazines pornos qu'ils vont alors feuilleter sans tabou, se ruant sur les photos coquines, les yeux ronds comme des billes tels des chiens à la vue de leur maîtresse s'apprêtant à donner le Canigou).

Malgré ce scénario quasi inexistant, il faut bien reconnaitre par ailleurs que le film de Takao Nakano nous gratifie de quelques scènes trashs originales plutôt osées (un combat de femmes à moitié nues, à terre sur un sol jonché de viscères, barbouillées de sang et de slime / un étranglement à l'aide d'un intestin / un face-sitting assassin…), le tout dans un amateurisme et une franche rigolade parfaitement assumés. Car c'est bien cela qui ressort d'emblée dans "killer pussy : sexual parasite" : cette volonté de faire un pur nanar (proche d'une production zédarde) complètement con, aux situations bien souvent improbables, aux personnages risibles au possible et aux effets spéciaux ultra cheaps! Et qu'est-ce qu'on rigole à la vue de cet ovni complètement déjanté! La preuve avec ce passage où une paire de lunette tombe de la foufoune de la femme parasitée, restes du dernier casse-croûte de notre créature visqueuse ou encore cette scène où l'une des femmes se transforme en Rambo girl…



Dès les premières minutes de film, on sent que ça ne va pas voler bien haut et que tout ceci est convenu d'emblée par Takao Nakano. Il suffit de voir la tronche et les mimiques du sorcier-guérisseur (de je ne sais quelle tribu indigène) pour se rendre compte que ce film ne va pas être de tout repos pour nos zygomatiques!

La galerie des personnages n'est pas en reste et contribue aisément au côté burlesque et déjanté du projet. Nous avons six personnages centraux : deux couples plutôt hots, une lesbienne et une femme à moitié morte qui traine des pieds dans le bunker avec son parasite cannibale réfugié dans le col de l'utérus.
Film érotico-gore oblige, nos demoiselles sont relativement sexy et présentent pour trois d'entre elles des atouts de taille (que notre réalisateur fripon n'hésite pas à détailler à son public à l'aide de gros plans sur les tétons de ses actrices ou encore entre les jambes de celles-ci : du grand art décidemment!).

Et que dire du jeu des acteurs : tellement risible que cela en devient jouissif! Il faut les voir pousser des cris et s'égosiller devant un cadavre ou encore donner des coups de barre de fer à leurs ennemis avec une telle énergie que l'on en vient à se demander si l'acteur n'a pas peur de blesser son collègue…

Après, il est difficile de critiquer des acteurs qui passent une grande partie du film à s'enlacer et à se tripoter : sur ce point, ils sont d'ailleurs très fort et ne perdent pas de temps à se mettre à l'ouvrage. En effet, à peine rentrés dans le bunker et une envie vient aux demoiselles d'enlever leurs vêtements et de rester au choix en bikini ou en mode topless! (La raison? Il fait très chaud dans un bunker… Trop fort ce Takao Nakano!). Et les incohérences scénaristiques dans l'unique but de déshabiller les actrices sont nombreuses dans "killer pussy" (le réalisateur-scénariste imagine même un bunker abandonné avec dedans une baignoire remplie d'une eau très claire avec son petit savon sur le bord, histoire de nous montrer comment sa plus jolie actrice se savonne les parties intimes…).

Mais deux scènes sont tout simplement remarquables de part ce côté incohérent et imbécile ayant pour seul but de nous amener tout droit à une scène érotique. La première est cette scène où l'un des gars et la lesbienne sont terrorisés à la vue de leur camarade mort et, quelques secondes après, forniquent dans un coin! La deuxième scène nous montre l'un de nos minets en rut suivre des traces de slime répugnantes, pensant que c'est la mouille de sa copine surexcitée! (oui je sais c'est tout simplement géant!).



Finissons comme il se doit par les effets spéciaux et autres effets sanglants. Là encore je ne peux que m'incliner devant tant d'amateurisme assumé! Notre créature est une sorte de grosse manique dans laquelle l'un des opérateurs met probablement sa main pour créer les mouvements de mâchoires! Et qui dit "Vagina Dentata" dit également "dents" et des dents elle en a notre bestiole, mais rien à craindre manifestement car j'ai la nette impression qu'elles sont en carton! RIRE!

Un Vagina Dentata qui nous fait parfois étrangement penser à ce bon vieux Elmer de Frank Henenlotter et dont les habitudes parasitaires sont similaires à celles de la créature de "teeth" (on pense d'ailleurs beaucoup à "killer condom" ou encore à "frissons" du génial David Cronenberg quand on regarde ce "killer pussy"). On adore également ces plans où l'on voit la vilaine et visqueuse bêbête se mouvoir dans le col de l'utérus de son hôte!

Outre notre créature à proprement parlée, les effets spéciaux sont très cheaps : viscères caoutchouteux (j'adore ce passage de l'étranglement à l'aide d'un intestin à la manière d'un "creepozoids" où notre bébé était étranglé avec son propre cordon ombilical!), sang pixellisé de temps à autres, incrustations numériques grossières, prothèses qui foutent le camp le temps d'un combat très physique… Cependant, on ne peut pas dire le réalisateur lésine sur le gore : éventration, éviscération, énucléation très cartoon, égorgement, arrachage de sein… Tous les ingrédients sont présents pour combler ce scénario quasi inexistant et pour éviter de tomber dans un film trop érotique (même si de nombreuses scènes gores mettent en scène des femmes dénudées…). J'apporte une mention spéciale à la première castration du film (hors plan mais jubilatoire!) bien violente (notre victime gesticule dans tous les sens en hurlant, les deux mains sur son sexe ensanglanté) avec ce bruitage ridicule au moment où la bêbête croque le zizi du monsieur.

Les bruitages sont d'ailleurs géniaux tout au long du film : le bruit de détonation du pistolet (mon dieu!), les grognements de la créature (quelle sauvagerie!), le bruit des coups de poings… Tout est exagéré et très cartoon! De même pour la musique (faite par un certain Z.O.Z.O., si si!) qui s'avère être en accord total avec le côté humoristique et fauché du film.

En résumé, "killer pussy : sexual parasite" est une production ultra cheap où scènes érotiques et scènes trashs se succèdent et où la majeure partie des ingrédients sont minables mais ô combien assumés! Une ambiance très craspec demeure tout au long du film (créature gluante qui laisse derrière elle des traces de slime, sol jonché de boyaux et autres joyeusetés…) mais à aucun moment le film ne sombre dans le côté malsain, glauque ou frissonnant en raison de ce côté grand-guignolesque!
Un film à voir assurément pour tout fan de séries B très très proches du Z de part sa réalisation fauchée et amateur! Je vous prédis un grand moment (1h à peine) de rigolade devant tant d'âneries!








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