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Un groupe de copains reçoit un texto plutôt étrange leur annonçant que dans "trois jours ils sont morts". Au départ, Nina et ses amis pensent qu'il s'agit d'une mauvaise blague. Jusqu'à la découverte de Martin, le petit ami de Nina, qui est retrouvé noyé. Et là, ils comprennent qu'un psychopathe en veut réellement à leur peau...



Alors que l'on pensait la vague des néo-slashers morte et enterrée du côté américain, la voilà qui refait surface dans une contrée peu connue pour son penchant pour les films d'horreur....l'Autriche. Il ne s'agit certes pas d'une nouveauté (le film remontant à 2006) et on ne peut pas parler d'une vague de films d'horreur ou de slashers venant de cette contrée, contrairement à ce qui se passe du côté de la Scandinavie ("Cold Prey", "Cold Prey 2"), mais néanmoins ce In 3 Tagen... bis du tot a réussi à se faufiler jusque chez nous et à se montrer au festival de Gérardmer. On ne s'étalera pas ici sur sa non sortie en DVD, car tant de bons films attendent d'être enfin disponibles (pour rester dans le style slasher, "Tout les garçons aiment Mandy Lane") mais attardons nous sur les influences de ce slasher d'Europe centrale. Des influences qui le plombent en grande partie.



Hormis, le cadre montagnard, tout le film s'inspire et recopie même "Souviens-toi...l'été dernier" de A à Z : ses personnages (certains s'occupant de pêche -le lac remplaçant la mer -, le tueur à la silhouette proche de celui de ben Willis), ses cadrages reproduits à l'identique. Ainsi, lorsque Nina se retrouve seule dans sa chambre, le réalisateur nous montre les ombres des arbres bougeant sous le souffle du vent alors que la nuit est tombée. Une scène que l'on retrouvait déjà dans le slasher avec Jennifer Love Hewitt. Et, l'on peut multiplier à l'infini les comparaisons : un jeune homme en froid avec le groupe, amoureux de Nina et la suivant, un secret remontant à plusieurs années, etc.
Ce n'est donc pas du côté de l'innovation que l'on doit rechercher les qualités de ce Trois jours à vivre, ni de son casting passe-partout. Car rarement une héroïne de slashers aura été aussi lymphatique que Sabrina Reiter. Difficile dans ce cas là de faire passer des émotions. Espérons que le suspense soit assez conséquent....



Sur le plan du scénario, là aussi guère de merveilles mais le film a au moins l'avantage de démarrer plus vite, même si on se serait passé de la scène de la biche renversée (oui, une scène d'accident de voiture comme son modèle ricain mais avec une dramaturgie moins forte) mais rien que la présence de cette scène pousse à penser que le scénario ne fait que reproduire ce que l'on a déjà vu. Tout n'est pas honteux ni même à rejeter dans ce produit formaté qui s'adresse à un public conquis d'avance : on note un soin apporté à la photographie et un rythme plus que correct. Le démarrage inquiète un peu avec un premier meurtre on ne peut plus soft. Fort heureusement que par la suite, quelques meurtres plus graphiques viennent nous sortir de la routine d'un récit tellement balisé que le film a dû se tourner tout seul. Une telle linéarité sans twist, c'est assez surprenant à notre époque ! On notera quand même une scène d'empalement fort amusante, mais le décor montagnard/forestier ne convainc pas plus que ça. Peut-être que pour mieux se vendre à l'international, Dead in 3 days évite la touche trop autrichienne et évite de placer ses protagonistes dans un cadre social bien précis.



Au final, on a un résultat finalement décevant pour un thriller horrifique quelconque qui ne se donne même pas la peine de nous envoyer sur des fausses pistes. Le fameux secret envoyant ad patres nos jeunes lycéens viendra dans la dernière partie du long-métrage. Et, comme d'habitude, ne comptez par sur les policiers pour faire leur travail correctement. Dead in 3 days enfile les clichés comme d'autres les perles et se prend très au sérieux. Malgré cet air de déjà-vu et archi revu, le film se regarde sans déplaisir pour peu que ce type de métrages vous intéresse, sinon passez illico presto votre chemin.
On vous conseillera plutôt le diptyque (bientôt un troisième) norvégien, Cold Prey pour trouver un slasher de haute qualité, plutôt que ce vrai/faux remake de "Souviens-toi...l'été dernier".








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