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Percy Jackson, un jeune adolescent dyslexique et hyperactif, découvre un beau jour qu'il est le fils de Poséidon, dieu grec des mers et océans. Accusé à tord d'avoir volé l'éclair de foudre de Zeus, le roi des dieux de l'Olympe, notre cher demi-dieu est attaqué par des monstres mythologiques envoyés par les dieux (furie, minotaure) et est contraint de se réfugier, avec l'aide de sa mère et d'un satyre, au camp des Sangs-Mêlés où vivent d'autres demi-dieux qui, comme lui, possèdent un héritage mythologique d'un de leurs parents divins qu'ils apprennent à utiliser et maîtriser (facultés à viser au tir à l'arc, art de la guerre, don de régénération des tissus…). Alors que Percy Jackson s'apprête à aller rencontrer Zeus, qui menace de déclarer la guerre si son éclair de foudre ne lui est pas remis avant le solstice d'été (soit dans une poignée de jour), pour lui expliquer qu'il n'a rien à voir dans cette histoire, Hadès, dieu des Enfers et frère de Zeus et Poséidon, lui affirme qu'il détient sa mère et le menace de la tuer s'il ne lui remet pas l'éclair de foudre de son frère. Pris entre deux feux, Percy décide de partir pour les Enfers, le royaume d'Hadès, afin de sauver sa mère et d'expliquer au dieu du Monde Souterrain qu'il ne possède pas l'éclair de foudre de Zeus. Aidé de Grover, un ami de longue date qui n'est autre qu'un satyre de Dionysos (dieu du théâtre et de la vigne), d'Annabeth Chase, fille d'Athéna (déesse de la guerre, de la sagesse et des artisans) et de Luke Castellan, fils d'Hermès (dieu du commerce, des voyageurs et des voleurs mais également conducteur des âmes aux Enfers et messager des dieux), Percy Jackson part pour un long périple qui le mènera à la porte du royaume d'Hadès. En chemin, ils rencontreront des créatures mythologiques qui feront tout pour les empêcher d'arriver à leur but.



Après la saga des Harry Potter et du Monde de Narnia, c'est à présent à Percy Jackson de faire son entrée dans les salles obscures. Enorme succès en librairie, les cinq tomes de Percy Jackson écrits par un certain Rick Riordan narrent les aventures d'un demi-dieu, fils de Poséidon, dieu des mers et océans dans la mythologie grecque. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Rick Riordan a choisi la mythologie comme support à ses œuvres, l'homme a en effet enseigné la mythologie au collège en Californie et au Texas, c'est dire si le monsieur s'y connait en dieux, en créatures divines et autres sortilèges!

Etant moi-même un grand passionné de mythologie grecque, romaine et égyptienne (j'ai fait tout de même mes six années de latin juste pour ça! RIRES!), je ne pouvais m'empêcher de faire la chronique de ce film. Mais, alors que nous sommes depuis quelques années maintenant, dans une véritable vague de teenage movies adaptés de livres à succès (on pense bien-entendu à la saga des Harry Potter, mais également au Monde de Narnia, à Twilight ou encore aux chroniques de Spiderwick et j'en passe…), peut-on encore nous attendre à quelque chose d'intéressant et original? Sans trop savoir à quoi m'attendre (je n'ai pas lu la moindre page de l'œuvre de Rick Riordan, je préfère le mentionner d'emblée), je suis allé voir ce fameux Percy Jackson après avoir vu la bande-annonce dévoilant un bon lot de créatures mythologiques et une flopée de dieux grecs. Verdict? Hé bien, lancez-vous de suite dans la lecture des quelques paragraphes qui suivent et rendez-vous en bas de page!



"Percy Jackson le voleur de foudre" est un film d'aventure familial, ciblant plus particulièrement les adolescents, de part ses héros principaux, mais pouvant également susciter aisément l'intérêt de personnes plus âgées, à la manière d'un "Harry Potter". Le seul nom du réalisateur sur l'affiche du film nous le fait d'ailleurs comprendre d'emblée : Chris Columbus. L'homme, à qui l'on doit de nombreux films très familiaux aux succès irréfutables tels que "maman j'ai raté l'avion", "maman j'ai encore raté l'avion", "Madame Doubtfire" et bien entendu les deux premiers opus de la saga Harry Potter ("HP à l'école des sorciers" et "HP et la chambre des secrets"), est également le scénariste des deux opus des "gremlins" et de "les Goonies" mais a aussi produit d'autres très gros succès comme "Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban", "la nuit au musée" et sa suite, "les 4 fantastiques"…

Partant d'une histoire originale mêlant habilement le monde des terriens et celui des dieux de l'Olympe, "Percy Jackson le voleur de foudre" n'est en aucun cas un film neuneu et puéril où des dieux se tapent sur la figure à coups de sortilèges et autres armes magiques et où des terriens semblent vouloir arrêter une guerre se déroulant sur leur planète (constat que pourrait peut-être faire apparaitre une bande-annonce bourré d'action mais où les dialogues retenus ne sont peut-être pas les plus élogieux du film en question…).

La première chose que l'on peut dire sans hésitation au sujet du film de Chris Columbus, c'est que la bande-annonce tient toutes ses promesses : ce premier volet des aventures de Percy Jackson (contrairement au premier épisode du Monde de Narnia ou pire le premier volet de la saga "les royaumes du Nord" intitulé "à la croisée des mondes : la boussole d'or") nous plonge dans un univers teinté de mythologie où l'action est omniprésente.
Car oui, on ne s'ennuie pas devant ce nouveau teenage movie, le mérite en revenant au bestiaire impressionnant de créatures mythologiques qui font leurs apparitions à divers moments du long-métrage (un peu à la manière d'un "Van Helsing" où l'un des points forts était justement la diversité des monstres, le scénario étant quant à lui un peu bâclé il faut bien le reconnaitre…).

Un univers mythologique vraiment bien rendu : d'une part, nous avons un côté convivial et paisible avec des satyres (des êtres bons à rien entourant Dionysos et pourvus de jambes de bouc), des centaures (des créatures mi-homme mi-cheval : le plus connu étant le centaure Pholos plus connu sous le nom de Sagittaire, mais ici c'est un autre centaure connu dans la mythologie grecque que l'on retrouve : Chiron) et bien-entendu des demi-dieux et des dieux (Zeus, Poséidon, Athéna, Hermes…) ; et de l'autre un côté lugubre et malfaisant : un minotaure (créature à corps d'homme et à tête de taureau), une furie (divinité persécutrice ailée, appelée également "déesse infernale"), la fascinante Médusa (la seule des Gorgones, créatures laides et malfaisantes, à être mortelle, possédant des serpents en guise de cheveux et capable, comme toutes Gorgones, de vous transformer en statue de pierre si vous croisez son regard) ou encore le fameux Hydre (serpent à corps de chien et à plusieurs têtes : coupez-en une et elle repousse aussitôt en double exemplaire!) et bien-entendu le dieu des Enfers Hadès et ses chiens de garde affamés.

On regrette toutefois de ne pas retrouver les dieux Ares (dieu de la guerre), Cronos (père de Zeus, Hadès, Poséidon, Hestia, Déméter et Héra) et Dionysos (dieu du théâtre et de la vigne entre autres) qui apparaissent dans les aventures narrées par Rick Riordan. En effet, dans l'œuvre de l'écrivain, les véritables ennemis de Percy Jackson sont Ares, Cronos et Luke Castellan; le réalisateur, lui, préfèrera laisser de côté le dieu Ares (dommage car ce dieu est certainement, avec Cronos, l'un des plus sanguinaires de la mythologie grecque : violent guerrier, celui-ci n'hésitait pas à trahir ses serments d'après les écrits de l'époque…) pour se concentrer, en plus de Luke, sur le personnage d'Hadès (plus logique pour Chris Columbus de lui donner un gros rôle de méchant, ce dernier étant le dieu des Enfers).



Mais n'oublions pas que notre cher "Percy Jackson le voleur de foudre" est un blockbuster et qui dit blockbuster dit également têtes connues. Le casting est donc à la hauteur du projet : enchanteur!

Nous avons certes un héros encore assez peu connu du grand public en la personne de Logan Lerman (remarqué par Chris Columbus dans "3h10 pour Yuma", mais vu également dans "ultimate game" et quelques années avant dans "the patriot, le chemin de la liberté" et "ce que veulent les femmes" aux côtés de Mel Gibson, sans oublier son rôle dans "l'effet papillon"). Bien que notre jeune homme ait une tête qui rappelle celle de l'infâme Zac Efron (oups, ça m'a échappé…), on lui pardonnera ce souci de naissance (allez, j'en remets une tite couche ni vu ni connu…) après la très bonne prestation qu'il nous offre ici dans la peau d'un Percy Jackson tantôt intimidé et perdu suite à ce qui lui arrive tout d'un coup (alors qu'il visite un musée, il voit sa prof se transformer en furie pour soudain apprendre que son meilleur pote à en réalité des pattes de bouc et que son père est le dieu de l'Olympe Poséidon : ça fait beaucoup à encaisser quand-même en l'espace de quelques heures!), tantôt courageux et vaillant pour sauver sa mère des griffes d'Hadès.
A ses côtés l'épaulent Annabeth Chase (interprétée par une certaine Alexandra Daddario qui réussit à trouver le juste milieu dans son rôle de jeune guerrière tout en gardant une certaine sensualité par moments, ce qui n'est pas pour déplaire à notre Percy Jackson) et un satyre du nom de Grover (Brandon T. Jackson dans la vraie vie) aimant amuser la galerie et donner une bonne petite touche d'humour à certains passages qui n'est pas de refus (sans tomber pour autant dans une certaine lourdeur).

A notre petit trio de héros viennent prendre part à l'histoire quelques têtes bien connues de toutes et tous : un certain irlandais du nom de Pierce Brosnan (le James Bond de "goldeneye", "demain ne meurt jamais", "le monde ne suffit pas" et "meurs un autre jour", sans oublier "le pic de Dante" ou encore "mars attacks!"…) dans la peau du sage centaure Chiron (la transformation est radicale : pas évident de le reconnaitre du premier coup), une Uma Thurman ("les aventures du baron de Munchausen", "les liaisons dangereuses", "pulp fiction", "kill Bill"…) remarquable dans son rôle de la cruelle Médusa, Sean Bean ("goldeneye", "ronin", "the island", la saga "le seigneur des anneaux", "troie", "equilibrium"…) qui nous interprète un Zeus autoritaire, Kevin McKidd ("trainspotting", "dog soldiers", "kingdom of heaven", "Hannibal lecter : les origines du mal", "la dernière légion"…) dans la peau de Poséidon ou encore la belle Rosario Dawson ("kids", Alexandre", "sin city", "boulevard de la mort"…) qui fait une apparition très "décolletée" en incarnant une Persephone (femme d'Hadès) qui visiblement n'a pas du tout froid en Enfer (nous non plus d'ailleurs!).

On n'oubliera pas également deux autres têtes bien connues : Steve Coogan (plus habitué aux films indépendants mais vu toutefois dans "l'indien du placard", "le tour du Monde en 80 jours remake", "la nuit au musée" ou encore "hott fuzz"…) dans la peau du machiavélique Hadès et enfin Catherine Keener ("hors d'atteinte", "dans la peau de John Malkovich"…) qui incarne la mère de Percy, courageuse et attentionné vis-à-vis de son fils.

Un casting étincelant, il va sans dire! Aucun personnage ne fait d'ombre au tableau, même si on pourra peut-être reprocher un Hadès plutôt light ici, peu ténébreux, sauf lors de ses apparitions sous forme de monstre en feu.



Outre une histoire palpitante et une galerie de personnages et de monstres remarquable, le film de Chris Columbus ne s'arrête pas en si bon chemin et nous gratifie de décors somptueux et diversifiés au possible. Imaginez plutôt : un Mont Olympe grandiose tel qu'il était à l'époque des 12 grands dieux, le royaume des Enfers avec ses bâtiments en feu et son lugubre Styx (fleuve des morts que nos valeureux héros vont emprunter le courant pour se rendre chez Hadès), le Panthéon et son impressionnante statue d'Athéna la guerrière, le camp des Sangs-Mêlés, sans oublier des décors plus contemporains tels que Las Vegas (on y aperçoit de nombreux hôtels ainsi que le célèbre quartier du Fremont) ou Hollywood.

Enfin, que serait un blockbuster axé sur l'action et le fantastique sans des effets spéciaux? Et là encore, on ne peut être déçus devant le résultat qui se dévoile devant nos yeux : un impressionnant Minotaure qui nous fonce dessus et détruit tout sur son passage, une furie hideuse volant tous les sens, l'Hydre en colère gesticulant ses nombreuses têtes en essayant d'attraper ses proies, une Médusa avec sa chevelure faite de serpents, d'affreux chiens protégeant la demeure d'Hadès… Sans oublier une bataille dans les airs mais également d'autres effets du plus bel effet tels que des guérisons de plaies par contact avec de l'eau, des transformations en statue de pierre…

Que de points positifs au final dans ce "Percy Jackson le voleur de foudre"! Alors, certes, le climat reste très adolescent avec son trio de jeunes héros vaillants mais on se laisse facilement entraîner dans cette histoire, petits comme grands. La mythologie grecque recèle de nombreuses surprises et offre une si grande galerie de personnages (dieux, demi-dieux, créatures fantastiques…) et de telles potentialités que passer à côté aurait été impardonnable avec la matière grise de Rick Riordan et les qualités techniques contemporaines!

Un film à voir impérativement! Alors n'ayez pas peur de tomber devant un film trop orienté teenager (moi-même j'étais pas rassuré en entrant dans la salle) car vous feriez fausse route : il y a suffisamment de guest stars, de monstres en tout genre, d'action et de décors somptueux pour vous faire passer un agréable moment!