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La rébellion a détruit l'Etoile Noire à la fin du précédent opus et réussit pour un temps à affaiblir l'Empire. Elle installe sa nouvelle base sur Hoth, planète de glace aux confins de l'univers connu. Malheureusement, l'Empire retrouve sa trace grâce à une des sondes espionnes envoyées pour la trouver. L'attaque est inévitable et la princesse Leia ordonne le repli après une bataille intense mais sans espoir. Les troupes de la force se retrouvent éparpillées façon puzzle (mais pas à Montauban...dans l'espace). Alors que Luke se rend dans le système de Dagobah pour y suivre l'initiation du maître Yoda afin de devenir un Jedi ; Leia, Solo, Chewbacca et les droides vivent moult péripéties pour échapper aux vaisseaux de l'Empire. Luke sera-t-il à la hauteur ? Les rebelles s'en sortiront-ils ? Solo arrivera-t-il enfin à se taper la princesse Leia ? Chewbacca est-il asexué ? Quel est le lien qui unit Dark Vador et la force ? Luke basculera-t-il du côté obscur de celle-ci ?



Après l'incroyable succès populaire et financier de "La Guerre des étoiles" (11 millions de budget et 460 millions de recettes rien qu'aux USA !), succès d'autant plus incroyable que George Lucas lui-même n'y croyait pas et s'était empressé de fuir son pays au moment de la sortie du film, de peur de subir les foudres de sa boîte de production (oui on s'en fout mais faut bien meubler, je suis payé à la ligne).
C'est donc avec la pression des fans que George Lucas et ses acolytes proposèrent en 1980 une suite aux aventures intergalactiques opposant la Rébellion et l'Empire.
Nanti d'un budget trois fois supérieur (ce qui sera grandement visible sur les effets spéciaux, bien plus impressionnants que dans le premier opus), ils vont s'atteler et réussir à donner plus de corps, plus d'action et surtout plus de matière et d'esprit à la saga.
La réalisation est confiée à un solide professionnel, Irvin Kershner (La Revanche d'un homme nommé Cheval (1976) et Les Yeux de Laura Mars (1978)) qui s'avérera bien meilleur que Lucas (qui a dit c'est pas bien difficile ?) pour insuffler une tension dramatique et amener une plus-value artistique indéniable à la trilogie.
Les acteurs principaux rempilent et le scénario est cette fois-ci peaufiné pour donner une véritable épaisseur aux personnages, une noirceur psychologique et de nombreuses interrogations morales sur le destin de Luke Skywalker et Dark Vador.

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L'ouverture du film, l'attaque de la planète de neige et de glace, Hoth, où se sont réfugiés les rebelles, par les forces de l'Empire, reste LE moment le plus "Starwariens" (graphiquement parlant) de la trilogie initiale. Près de trente ans plus tard, les fameux quadripodes, la manière de les abattre, le montage au cordeau et l'action sans temps morts coupent toujours le souffle. Même les effets spéciaux, qui par définition vieillissent avec l'avancée de la technologie, restent ici incroyablement réussis et résistent au temps qui passe et qui emporte tout ("poésie's touch" !).

Le montage alterné de ce second opus entre les aventures de la bande à la Princesse Leia et l'initiation de Luke par le maître Jedi Yoda permet de toujours maintenir l'attention du spectateur en ne le laissant jamais souffler. A la manière d'un roman à suivre ou d'une série télé moderne, le réalisateur coupe à chaque fois le récit à des moments particulièrement critiques ou intenses pour nos héros et bascule sur un autre lieu et une autre intrigue. Que Luke soit en position de découvrir ce qui se cache dans une certaine grotte et l'on se retrouve le plan d'après en compagnie de Han Solo aux mains de l'Empire sur une plateforme d'une planète gazeuse. Que sa situation se complique et l'on bascule dans le système de Dagobah avec Yoda.
Le film s'achevant d'ailleurs sur un épilogue ouvert donnant toute latitude aux spectateurs de se livrer à d'innombrables conjectures sur la suite de l'aventure.

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Nonobstant les qualités réelles de la mise en scène, la plus grande plus-value de "l'empire contre-attaque" et qui en fait un film culte pour des millions de gens, se situe au niveau de l'impeccable caractérisation de ses personnage centraux. Ce sont eux qui maintiennent l'intérêt pour cette saga malgré les années qui passent.
Bien moins caricaturaux, bien plus "humains", bien plus profonds, bien plus ancrés dans leur époque, bref bien plus à même de permettre aux spectateurs de s'identifier à eux, à leurs interrogations et à leur pérégrinations (caractérisation qui se perdra un peu dans "Le retour du Jedi "et qui n'était pas franchement au premier plan dans "La guerre des étoiles").
Han Solo n'est plus seulement ce machiste à l'humour lourd comme un parpaing, il se révèle un être doté de sentiments, solide en amitié et d'un courage héroïque. La princesse Leia cesse d'être simplement cette pimbêche à la coupe de cheveux "Bécassinienne", elle apparaît capable de discernement et d'une volonté de fer en face des événements. Même l'anti-charismatique acteur qui donne ses traits à Luke Skywalker réussit à prendre la hauteur et une certaine grandeur.

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Reste Yoda, probablement le nouveau personnage le plus emblématique, sorte de maître zen empli de sagesse et de mysticisme. Hybridation d'un sage Hindou et d'un maître Kung-Fu, il rappelle par sa posture, ses pensées et sa manière d'appréhender le monde, les personnages qui pullulent dans les films de karaté de la Shaw Brothers, dans le diptyque "Lady Snowblood", mais aussi Kesuke Miyagi dans " Karaté Kid" ou plus récemment le Pai Mei de "Kill Bill".
Son phrasé, inversant l'ordre classique de la phrase reste un des gimmicks les plus connus de la saga ("Lire tous les jours Horreur.com, tu devras. Encenser le chroniqueur, tu dois".).
Et puis, il y a Dark Vador, le plus grand méchant de l'histoire du cinéma ou presque. Archétype caricatural du mal à l'état pur (Jason peut aller se rhabiller !), il prend ici une dimension tout nouvelle. Cruel, obnubilé par l'objectif de mettre la main sur Luke, exécutant froidement ses collaborateurs à la moindre faute, il incarne à lui tout seul le côté obscur de la force, sorte de Judas ayant survécu et détruisant systématiquement tout ce qui lui rappelle son ancienne vie.
Son costume, son phrasé, le souffle provenant de son masque, inoubliables. Que serait Star Wars sans Dark Vador ?

Probablement pas grand-chose mais c'est une autre histoire qui se déroule ""Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...








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