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L'Ange exterminateur : Dégouttée par tant de violence et de haine, une femme démon décide de quitter le Monde des Enfers pour aller vivre dans le Monde des mortels. Une fois arrivée sur place, celle-ci se rend compte que les humains possèdent eux aussi leurs lots de crimes. Afin de faire régner l'ordre dans la ville où elle a atterri, la jeune femme va exterminer la racaille qui court les rues, du simple voyou au flic ripoux… Très vite, la police et le maire de la ville vont se lancer à sa poursuite. Démon cannibale : Après le braquage d'un casino, un truand a caché son butin dans les vêtements d'un cadavre dans un cimetière. Sorti de prison, son fils se rend au dit cimetière pour retrouver l'argent mais le gérant du casino l'y attend et lui aussi compte bien récupérer son bien… Arrivés sur les lieux, ceux-ci font la rencontre d'un groupe de personnes réfugiées dans l'église bordant le cimetière. Ces gens étranges, dont le porte-parole est un paroissien, sont les seuls à ne pas avoir quitté la ville devenue quasi déserte : selon eux, des démons cannibales vivraient dans les sous-sols de l'édifice religieux à la recherche de viande fraîche. Rapidement, tout ce petit monde se retrouve assiégé par ces forces démoniaques venues d'on ne sait où. L'ange noir de l'apocalypse : Dans un établissement scolaire pour garçons, un ange noir décime la population de jeunes étudiants en leur arrachant le cœur. Un nouvel arrivant va se retrouver confronter à cette créature et va vite se rendre compte que ses ennemis sont, contre toute attente, au nombre de trois…



Les films à sketches horrifiques, ça nous connait à horreur.com! Et nous sommes nombreux à aimer cela! "les contes de la crypte", "creepshow", en passant par "body bags", "la quatrième dimension", "darkside les contes de la nuit noire" ou encore "deux yeux maléfiques", ce genre de production s'avère bien souvent distrayante, même s'il faut tout de même l'avouer nous pouvons également tomber sur des films pompeux, lents et mal fichus (le cas du très moyen "contes macabres" par exemple).

Produit en 2004, ce "tomb of terror" est le fruit de trois réalisateurs, à savoir David DeCoteau (que l'on ne présente plus : "creepozoids", "frightening", "Frankenstein reborn!", "retro puppet master"…), C. Courtney Joyner (scénariste de "prison", "class of 1999", "puppet master versus demonic toys", "puppet master 3", "puppet master 8"…) et Linda Hassani (illustre inconnue).
Basé plus particulièrement sur les forces démoniaques (un ange exterminateur issu des Enfers, une famille de démons cannibales et un ange noir de l'apocalypse), cette pellicule regroupant trois segments présentés ci-dessus s'avère au final assez peu convaincante, chaque partie possédant des défauts enlevant toute saveur au produit fini. C'est bien dommage d'ailleurs car les deux premières histoires auraient pu donner de bien bonnes idées (ce qui n'est pas le cas de la dernière et presque indigeste histoire de "tom of terror" signée notre cher David DeCoteau). Allons sans plus attendre faire un petit tour rapide du propriétaire et voyons ce que nous propose cette galette sortie directement en dvd en 2009.



L'ANGE EXTERMINATEUR

Premier segment de "tomb of terror", celui-ci nous narre les mésaventures d'une femme démon ayant quitté l'Enfer en raison d'un dégoût pour cet univers plein de souffrance pour aller punir le Mal sur Terre.

Les premières images laissent présager de bonnes choses quant à la suite de la pellicule. En effet, d'emblée nous sommes plongés dans une vision cauchemardesque des Enfers, certes bien loin de celle du fameux "the burning moon" d'Olaf Ittenbach qui reste à mes yeux la meilleure et la plus malsaine à ce jour (mais comparons ce qui est comparable!), mais possédant tout de même deux-trois éléments collant parfaitement à ce que l'on pourrait penser du Monde des Enfers : esclavagisme (des gens enchainés marchant en rond en file indienne sous les coups de gourdin et de fouet de leurs tortionnaires) et tortures (certains se font secouer la tête dans tous les sens ou se font brûler dans des grandes cages pendant que d'autres ont la tête enfermée dans une sorte de cage à oiseaux, telle une muselière pour humain avec des barreaux…), le tout dans des couleurs rappelant la chaleur des Enfers (jaune et brun avec certaines nuances de rouge rappelant la couleur du sang bien entendu mais également celle du danger).

Mais la suite du segment déçoit et souffre cruellement de rythme : les scènes se suivent de façon bien lente et le scénario préfère privilégier une romance entre notre ange exterminateur et un docteur plutôt que les scènes chocs que nous aurions pu espérer avec un titre pareil et un début si malsain… Les rares actes de violence que notre justicière de l'Au-delà commet se déroulent dans l'obscurité et restent plutôt soft en termes d'hémoglobine (une colonne vertébrale arrachée mais de manière cachée et je ne vous parle pas de l'esthétisme de celle-ci, un empalement rapide et quelques griffures…).
Les personnages ne sont pas très brillants non plus dans ce segment (quoi de plus normal que de faire l'amour à une femme avec des petites cornes sur la tête?) et la fin est très "conte de fée" mais bon je n'en dirai pas plus…

Au final, malgré une bonne idée de base mais mal exploitée, ce segment ne vaut que pour ses premières images de l'Enfer… Passons donc au suivant!



DEMON CANNIBALE

Bon, voilà certainement le segment le plus intéressant (c'est d'ailleurs celui-ci qui est mis en premier plan sur la jaquette du dvd américain). Une bande de truands et une autre de "tueurs de démons" se retrouvent coincés dans une église dont les fondations cachent une terrible communauté de démons cannibales.

Encore une fois, la première partie est la plus réussie : comme prisonniers entre 4 murs dans un endroit assez glauque, sombre et vétuste, une petite communauté d'individus semble aux prises à des êtres maléfiques cachés dans les murs (une sorte de main difforme tente d'attraper un bébé et c'est la panique tout à coup, la peur déjà fort présente chez ces gens s'amplifie soudain suite à cette offensive de cette chose cachée).

Bien que très brouillon parfois dans son scénario (on éprouve un peu de mal à bien situer au début qui appartient à quel groupe…), ce segment est le plus réussi selon moi. Le rythme est plus maintenu et les monstres sont plutôt intéressants (une grande famille où l'on retrouve chaque membre, un peu à la manière d'un jeu des 7 familles) et ma fois pas trop mal faits. Hideux, les vêtements en lambeaux (comme s'ils venaient de subir une semi-putréfaction, ceux-ci ont des têtes laissant apparaitre des traits flagrants du crâne, des yeux globuleux (un peu comme notre ami des contes de la crypte), le front fortement plissé, les joues creuses, des cheveux longs et lisses à certains endroits de la tête, un aspect squelettique et une démarche cagneuse (ce qui renforce ce sentiment d'être en face de monstruosités).

On appréciera plus particulièrement cette scène où nos chers amis sont en proie à cette communauté de monstres qui sont alors présentés comme une famille unie! Une scène qui, je pense, a été faite pour s'amuser et nous montrer que nous sommes face à un segment plus humoristique, à la sauce "les contes de la crypte" en quelque sorte… Un humour d'autant plus prononcé qu'à ce moment précis du film les monstres parlent d'une voix assez idiote (genre voix caverneuse) et nos prisonniers commencent à rentrer dans des dialogues bêtes, comme si le danger à ce moment n'existait pas. Un bon moment de rigolade!

Les personnages sont par contre plus travaillés que dans le segment précédent même si l'on peut déplorer un casting plutôt moyen dans l'ensemble, même pour ce genre de petite production…

Allez, disons que ça passe, grâce à cet intro sympathique et à cette scène débile de la réunion de famille entre monstres!



L'ANGE NOIR DE L'APOCALYPSE

Dans une grande école pour garçons, un être maléfique perpétue crime sur crime. Un jeune arrivant va alors se retrouver confronté à lui…

Je ne m'éterniserai pas sur ce segment car il n'en vaut vraiment pas la peine… Un scénario presque inexistant : une soi-disant porte des Enfers pouvant être ouverte à condition de réunir dans une même salle 7 cœurs de 7 victimes d'où l'arrivée de notre monstre qui va tuer nos jeunes gars, plus idiots les uns que les autres…

Car, en effet, c'est du DeCoteau que nous vous proposons là et la patte de l'artiste se fait cruellement ressentir dès les premières minutes du film : un tas de jeunes petits mecs (et oui c'est bien notre cher réalisateur! On retrouve notamment ce genre de cadre dans son "frightening"), des meurtres perpétrés de façon rapidos et dans le noir… Ajoutons à cela une réalisation plutôt médiocre malgré un rythme pourtant soutenu, un "méchant" qui fait assez farce (ridicule dans son vêtement noir et avec ses yeux rouges électriques), un dénouement est prévisible dès le début et les acteurs sont vraiment poches (le compagnon de chambre de notre héros est la cerise sur le gâteau : pas crédible pour deux ronds).

Allez, je m'arrête là, c'est nul. Un segment qui mérite bien sa place sur le dvd : à la fin.

Au final, ce "tomb of terror" déçoit. Alors que nous étions endroit d'attendre de bons petits sketches horrifiques, drôles et frissonnants à la fois, on se retrouve face à une galette bien en dessous de nos espérances. Seul le segment du milieu s'avère encore pas trop mal (et encore il ne faut pas être trop difficile et savoir prendre ce volet à la rigolade).
Un dvd qui ne restera pas dans les mémoires et se classe ainsi aux côtés de "contes macabres" que j'avais déjà chroniqué il y a quelques temps…








Du même réalisateur :

Mon premier DeCoteau...


1.02

...sera aussi mon dernier tant c'est affligeant d'un point de vue scénaristique et tellement mal interprété !