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Cette année, Harry Potter fête ses 16 ans et s'apprête à rempiler pour la sixième fois à Poudlard. Seulement voilà, Voldemort exerce à présent son pouvoir grandissant et le monde entier est en danger car les Mangemorts préparent petit à petit le retour du Seigneur des Ténèbres. Poudlard, dernier bastion puissant pouvant s'opposer à l'avènement du mal absolu a donc cessé d'être un havre de paix, le danger rôde ainsi aux alentours de la célébrissime école de sorciers et d'inquiétants phénomènes commencent à s'y passer. C'est pourquoi, Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le sorcier en herbe vont essayer d'en savoir plus sur "Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom" afin de percer à jour ses défenses secrètes et de l'annihiler pour toujours. Pour les aider dans cette lourde tâche, Dumbledore va rappeler à Poudlard son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu'il croit en possession d'informations vitales sur Voldemort, en le nommant nouvel enseignant du cours de Potions. Ainsi, en l'ayant "sous la main", ils pourront peut-être lui soutirer des renseignements par le biais de la Pensine, une sorte de bassine dans laquelle on déverse et visualise les souvenirs de quiconque. Pendant ce temps-là, Harry récupère un ancien livre appartenant à un certain "Prince de Sang-Mêlé" qui lui permettra de maîtriser à la perfection les potions et autres formules magiques y afférent. Toutefois, autre chose semble cette année titiller les étudiants : leurs hormones ! Effectivement, Harry est de plus en plus attiré par Ginny Weasley, la sœur de Ron lui-même aux prises avec Lavande Brown qui a jeté son dévolu sur lui ce qui ne laisse pas indifférente Hermione, rongée par la jalousie. Curieusement, un seul élève ne semble pas se soucier des affres de l'adolescence : Drago Malefoy. Ce dernier parait en effet poursuivre dans l'ombre un but mystérieux et menaçant. Serait-il lui aussi sous l'influence des forces du Mal ?



Le sixième opus des aventures du petit sorcier scarifié à lunettes s'ouvre sur une formidable scène (bénéficiant de la technologie IMAX 3D, qui offre une expérience des plus impressionnantes aux spectateurs) empruntant aux films catastrophe : l'attaque du Millenium Brigde, un pont suspendu situé à Londres, perpétrée par les sbires de "Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom". Cette scène est très réussie mais n'existe pas dans le livre de J.K. Rowling et c'est justement là que le bât commence à blesser, puisque non contents d'ajouter une scénette riche en effets spéciaux, les scénaristes prennent d'autres libertés pouvant porter préjudice au matériau d'origine. Ainsi, ils oublient, par exemple, de préciser que pour préparer le retour de Lord Voldemort, ses plus fidèles partisans, les sorciers de sang pur communément appelés les Mangemorts, sont venus dans la nébuleuse Albion afin d'accomplir de noirs desseins. Ces fieffés félons capturent, en effet, Ollivander, le fabricant de baguettes magiques afin qu'il construise l'ultime bâton aux pouvoirs capables d'anéantir toutes les menaces s'opposant à l'avènement du Seigneur des Ténèbres. Autre initiative malheureuse : est absente du livre original, une scène dans une cafétéria où Harry entame un flirt avec une serveuse alors que dans l'œuvre de Rowling, l'apprenti sorcier manque cruellement de confiance en lui et n'est pas réputé pour ses talents de dragueur, loin de là ! Autre élément modifié dans le film : on oublie de rappeler avec force détails que l'autre but des Mangemorts est d'ostraciser tous les sorciers de sang impur qu'ils soient Sang-de-bourbe (issus de parents Moldus) ou Sang-mêlé et de dominer le monde des Moldus (les non sorciers comme vous et moi). Que celui qui a dit que Tom Elvis Jedusor (le futur Voldemort) était fasciste lève la main ! Si vous n'êtes pas un familier de l'univers d'Harry Potter, certains éléments du métrage peuvent ainsi échapper à votre compréhension. De même que certaines omissions délibérées ainsi que d'autres ajouts dispensables peuvent enlever du crédit au métrage en matière de discernement.

Tant que j'y suis, je m'en vais continuer à critiquer le film que vous soyez d'accord ou pas et toc ! Alors voilà, ce long-métrage, tourné en studios et en Irlande, parce que les scénaristes ont décidé de condenser un ouvrage très consistant en soi, en pâtit énormément niveau cohésion. Pourquoi ? Eh bien parce qu'ils l'ont fait maladroitement pardi ! Trop de scènes paraissent elliptiques et arrivent souvent comme un cheveu sur la soupe (Cf. celle où Ginny emmène Harry dans une pièce discrète de Poudlard où ils découvrent ce qu'est en train de fomenter Drago Malefoy sans aucune explication pour les spectateurs et aussi celle ou l'on apprend qui est vraiment le Prince de Sang-Mêlé sans qu'il n'y ait aucune conséquence notoire suite à cette révélation). Et surtout, le long-métrage se focalise trop sur les rapports des teenagers entre eux et sur leurs pseudo romances ce qui, au bout d'un moment, est pénible. Qu'on leur file des préservatifs, mince alors ! Enfin, et après j'arrête de critiquer, promis, les créatures présentes dans la caverne de Voldemort, où se rendent Harry et Dumbledore pour détruire l'une des Horcruxes du sorcier maléfique (afin de ménager tout suspense pour ceux n'ayant pas lu le livre, je ne vous dirai pas ce qu'est une Horcruxe), sont un mixe malhabile entre Gollum de la trilogie de Jackson (pas Michael hein ! mais bien Peter !) et les zombies de "Je suis une légende 2007". Autrement dit, ils ne sont pas hallucinants et paraissent par trop uniformisés alors que dans la version papier, ils étaient censés représenter des revenants moites de tous âges, donc tous plus ou moins distincts.

Parlons maintenant, si vous le voulez bien (et même si vous ne le voulez pas en fait puisque c'est moi le boss sur cette chronique !) des points positifs de Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé. Commençons d'abord par le casting. Pour ce dernier, on prend les mêmes depuis le début et on recommence, exception faite de Michael Gambon, remplaçant au pied levé le regretté Richard Harris depuis 2004. Autrement dit, pas beaucoup de surprise si ce n'est et, c'est devenu une habitude à chaque nouvelle rentrée à Poudlard, qu'un nouveau professeur intègre un staff déjà bien rôdé. Cette année, c'est le caméléon Jim Broadbent qui se joint aux enseignants, dans le rôle d'Horace Slughorn, professeur de Potions. Et il s'en sort avec les honneurs le bougre, dans le rôle d'un pédagogue émérite dans son domaine, mais hanté par un vieux et lourd secret qu'il s'efforce de cacher. Ajoutons également le nouveau venu Hero Fiennes-Tiffin, 11 ans, qui campe le jeune Tom Jedusor lors des scènes de flashbacks et accessoirement neveu de Ralph "Voldemort" Fiennes à la ville. Lui aussi s'en sort très bien dans le rôle pas évident d'un personnage tiraillé par ses émotions qui finira par choisir le mal absolu pour credo. Enfin, mention spéciale également à Helena Bonham Carter, géniale en sorcière hallucinée et very dark.

Côté scènes d'action et effets spéciaux en tous genres maintenant, la MPAA (Motion Picture Association of America) se chargeant de la classification des films aux États-Unis, a estampillé PG (Parental Guidance Suggested) le dernier opus des aventures d'Harry Potter, ce qui pourrait se traduire par : "accompagnement parental recommandé". Cela marque donc un retour au "tout public" alors même que l'œuvre de Rowling semble être plus violente et que la saga connait un assombrissement graduel de son histoire. Mais rassurez-vous, vous aurez tout de même droit à votre lot de pyrotechnies tous azimuts, vos duels de sorciers dignes de ce nom et vos scènes notables, dont celle d'ouverture susmentionnée par ailleurs, ou encore celle (néanmoins trop courte) dans la boutique des jumeaux Weasley et enfin celle du Quidditch. Et oui, absent depuis "Harry Potter et la coupe de feu", ce sixième volet marque en effet le grand retour du Quidditch, sport favori de Poudlard, à travers un match mettant aux prises les élèves de Serpentard à ceux de Gryffondor, dont Ron est désormais le gardien.

Pour ce qui est de la musique, notons que celle-ci est signée Nicholas Hooper, opérant déjà sur le précédent opus. Mais les fans absolus auront reconnu également certains thèmes composés par John Williams, papa célèbre du score de l'univers "Star Wars".

Bon, vous l'aurez compris, cet épisode n'est pas le meilleur de la franchise, la faute en partie à des choix scénaristiques discutables rendant inintelligibles certaines scènes pour les non inconditionnels de cette saga et aussi à des amours adolescentes trop présentes à l'écran au détriment de moments-clés du roman abordés trop succinctement. Il comporte toutefois quelques moments de bravoure fort appréciables pour les fans de SFX divers. Déjà réalisateur de "Harry Potter et l'Ordre du Phénix", c'est le Britannique David Yates qui rempile pour cette nouvelle aventure mais on se demande bien ce que cela aurait donné si Guillermo Del Toro, un temps pressenti mais finalement indisponible, avait été aux commandes ? Réponse peut-être en 2010 et 2011 ! Et oui, non contents d'avoir repoussé de onze mois la sortie de "Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé", les producteurs envisagent de sortir "Harry Potter et les reliques de la mort" en deux parties et ce, sur deux années !? Espérons que les fans suivront !








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