RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Cliquez pour noter..
Un baril de trioxyn-5, une substance chimique pouvant ramener les morts à la vie, est découvert par des étudiants de faculté. Ne sachant que faire de cet étrange baril semblant provenir de l'Armée, ils décident de ne pas y toucher et de le laisser dans le laboratoire de chimie de l'université. Mais l'un des étudiants, expert en chimie, va réaliser quelques expériences sur cette substance volatile et verdâtre et va en conclure qu'il s'agit là d'un produit ayant des propriétés semblables à celles des hallucinogènes. C'est alors qu'il décide, avec l'aide de sa petite amie et d'un ami DJ, de se faire de l'argent en véhiculant cette substance sous forme de comprimés. La drogue, qu'ils nomment "Z" (car en la prenant on a l'impression d'être un zombie pendant quelques minutes), est alors commercialisée par un ami dealer qui en vend à la majeure partie des étudiants désireux d'aller à la grande rave prévue prochainement pour fêter Halloween. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que toute personne prenant une dose trop importante de trioxyn-5 se transforme véritablement en zombie. Bientôt le virus se propage dans tout le campus et seule une poignée d'étudiants aidés de deux agents d'Interpol peuvent sauver l'humanité en neutralisant les jeunes contaminés.



Alors que tout le monde pensait la saga des "return of the living dead" terminée après le troisième opus de 1993, deux nouveaux volets sont apparus en 2005, tous deux réalisés par Ellory Elkayem ("eclosion", "arac attack"…). Mais la similitude entre les deux volets ne s'arrête pas là : nous retrouvons également les mêmes scénaristes, le même compositeur et… les mêmes acteurs!

Car oui, et c'est une grande première dans la saga, ce cinquième épisode est la suite directe du quatrième (du moins c'est ce que l'on veut nous faire croire en nous donnant les mêmes personnages joués par les mêmes acteurs, mais bon nombre d'éléments nous feraient presque penser le contraire : après le carnage final du quatrième opus, nos étudiants semblent s'être drôlement bien remis, tandis que notre héros arrive même à pleurer la disparition de son salaud d'oncle alors que celui-ci avait réduit ses parents à l'état de vulgaires cyber-soldats zombifiés sans le moindre remord dans l'opus précédent…). Enfin, nous allons dire que c'est la suite du quatrième car c'est ce que semble tout de même vouloir notre cher réalisateur, mais bon gardons tout de même nos suspicions pour nous…

La première chose qui nous frappe quand on regarde ce cinquième épisode, c'est qu'il est de la même veine que l'opus précédent (normal diront certains vu que c'est une suite et une suite faite par le même réalisateur en plus : mais bon cela ne signifie rien, il suffit par exemple de regarder "la maison des 1000 morts" et "the devil's rejects" du même Rob Zombie pour s'en rendre compte…).
Nous avons donc droit à nouveau à un épisode très djeun's, bien gore par moment et où l'humour est le maître mot. En effet, bien plus poussé second degré que son prédécesseur, "le retour des morts vivants 5 : rave mortel" (oui, on écrit "mortel" car "rave" est masculin) est très bête et puéril. Je vous conseille donc de débrancher votre cerveau et de le laisser à l'entrée du salon avant de vous affaler dans votre canapé (en veillant à ce qu'aucun de nos zombies ne le gobe).



Le scénario est tout simplement un grand n'importe quoi (un "bordel scénaristique" comme je le dis parfois) où tout semble n'avoir ni queue ni tête. Certains avaient regretté la trame scénaristique peu élaborée du quatrième épisode? Hé bien nous n'avons pas fini de les entendre au sujet de l'histoire de ce cinquième volet!
Jugez par vous-même : prenez une bande de jeunes étudiants ne pensant qu'à faire la fête, picoler et se droguer, ajoutez-y un peu de nichons (on ne compte plus le nombre de jeunes demoiselles qui soulèvent leurs chemisiers), de la musique techno/électro (bah oui c'est les raves), des zombies débutants (hé, n'est pas zombie qui veut!), des gunfights à gogo et des scènes complètement barrées. Enfin, donnez au spectateur en guise de bouquet final (garni pour le coup) une teuf monumentale où tout le monde s'éclate, gens normaux comme zombies, et qui finit par un carnage à la mitraillette, aux grenades et aux missiles et vous obtenez là le remède miracle contre la morosité! Du 100% nanar pur jus, on vous aura prévenu!

L'humour, l'excentricité et l'absurdité sont les adjectifs les plus pertinents pour juger cette production fourre-tout.
Commençons par le casting : jeunes (d'esprit également), dynamiques mais ô combien amateurs, les acteurs de ce cinquième volet (comme ceux du quatrième par conséquent) ne sont à aucun moment crédibles dans leurs rôles et ne pensent qu'à surjouer du début à la fin (il faut les voir se transformer en zombies et crier, les bras tendus vers l'avant et l'air idiot, "cerveauuuuuxxxxx"! Un grand moment télévisuel que voilà mes chers amis). Par ailleurs, les personnages sont toujours aussi stéréotypés : on perd peut-être les deux Rambos des bacs à sable de l'opus précédent mais on y gagne du lourd en retour (un jeune génie en chimie qui arrive à trouver les composants de la trioxyn-5, wahh! / deux agents d'Interpol, véritables sosies de Dupont et Dupond, très bêtes, à l'accent slave très prononcé et aux propos philosophiques à deux balles / des pom-pom girls tout ce qu'il y a de plus nigauds et qui, entre nous, n'ont pas à s'en faire car ce qui intéresse les zombies ce sont les cervelles… / un DJ un peu touche à tout et défoncé de préférence…).

Certaines séquences hilarantes viennent par ailleurs rajouter un peu d'excentricité à ce film déjà bien décalé : un croquage de pénis (d'ailleurs, je ferai remarquer cette excellente idée qui est de faire crier "cerveau" à notre jeune zombie girl au moment où elle se jette sur le pénis de son compagnon! Ne dit-on pas, chez nos amies féministes, que chez les hommes c'est la petite tête qui dirige la grande ou encore que les hommes pensent trop avec leur queue? Hé bien ce film le prouve : il y a bien un cerveau à cet endroit!), un zombie qui fait de l'auto-stop, une pom-pom girl qui se fait mordre à pleines dents son jolie postérieur, un rat de laboratoire zombifié… Bref, vous l'aurez compris, pas le temps de s'ennuyer devant ce défilé d'idioties!

Mais le plus délirant et ridicule dans tout ça, c'est la rave d'Halloween : le moment que tout le monde attend dans le film. Imaginez : une énorme fiesta sous fond de musique techno, des zombies partout au milieu de la foule de jeunes en trance déguisés pour l'occasion. Ca se mord dans tous les sens et les témoins des atrocités commises ne semblent pas plus effrayés que cela et continuent de se trémousser comme si de rien n'était! L'occasion, dans tout ce cirque de retrouver nos deux agents d'Interpol qui, pour passer inaperçus, se déguisent en vikings pour mieux infiltrer le milieu sous leurs grosses cornes et buter les méchants zombies.
(Attention spoiler) Une fiesta qui se finit sous les champs de mitraillettes et les grenades de l'armée qui tire sur tout ce qui bouge! Ce qui est amusant, c'est de voir que personne ne quitte le lieu de la fête : les gens semblent tourner en rond pour échapper aux balles… Et au final tout le monde meurt sauf nos héros! C'est fou quand-même! C'et beau la magie du cinéma!



Mais nous arrivons tout de même à trouver quelque chose d'intéressant dans ce grand n'importe quoi : les effets spéciaux. Une fois de plus, nous avons droit à des effets gores savoureux, même si l'on regrettera tout de même l'absence d'éviscération cette fois-ci. Au programme donc : compression de crâne (avec expulsion des yeux de leurs orbites), décapitation (à la guitare ou à la hache, au choix), énucléation (à l'aide de baguettes de batterie attention!), croquages de cerveaux…

Encore une fois, les maquillages sont plutôt sympas et flirtent plus volontiers avec le cartoon qu'avec l'horreur (mention spéciale au joli maquillage de Jeremy le DJ (que vous apercevez dans les captures jointes à la fiche).

Notons par ailleurs que cet épisode est l'occasion de revoir notre cher zombie gluant et verdâtre sortir du baril de trioxyn-5, les yeux ronds comme des billes et l'air abruti, et crier "cerveauuuxxxx"! Ah nostalgie (référence aux deux premiers opus), quand tu nous tiens!



Au final, "le retour des morts vivants 5 : rave mortel" est un épisode très particulier qui bascule dans le grand n'importe quoi. Alors que le quatrième opus, réalisé par le même Ellory Elkayem, commençait déjà à montrer un certain amateurisme et un épuisement de la saga, ce cinquième opus, encore plus djeun's, puéril et décalé que son prédécesseur, nous prouve que la série vire vers le grand n'importe quoi (un virage peu souhaité pour les puristes des premiers épisodes)… Une sauce 21ième siècle qui peine à prendre…
Reste cependant les effets gores toujours bienvenus et les quelques scènes déjantées nous rappelant que la saga des "return of the living dead", c'est avant tout une bonne dose d'humour et des zombies à gogo toujours plus entrain à dévorer notre cerveau!