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Sur les hauteurs de l'Ile de Madère, un crime vient d'être commis, crime catalogué comme étant l'oeuvre d'un vampire par le Docteur Roberts chargé de l'autopsie. La dernière descendante de la célèbre famille des Karlstein, vampires assoiffés des forces vitales qui jaillissent des corps pendant l'amour, serait de retour pour notre plus grand malheur



Franchement si Dieu existait, il m'accorderait immédiatement une place dans son paradis. Car regarder et ensuite tenter de pondre un avis sur ce genre de film relève du sacerdoce à tendance monastique, c'est pire que de faire vœu de silence ou de chasteté.
Pourtant, on peut être assez réceptif et tolérant avec les métrages tournés en trois jours et nantis d'un budget dérisoire, mais il y a des limites à la charité (même chrétienne) tout de même !

En parlant de chasteté, c'est sûr que la Lina Romay en est fortement dépourvue et c'est bien le seul attrait de cette " Comtesse noire" (aussi connu sous les titres "La comtesse aux seins nus", un titre justifié et le guilleret " Les avaleuses", bonjour Madame !).

Bon alors de quoi t'y que ça parle donc ?



Le film s'ouvre sur Lina Romay (qui s'ouvre souvent d'ailleurs à tous et à toutes et qui nonobstant la conjoncture joue la comtesse, mais vous l'auriez deviné rien qu'au titre !), marchant tranquillou dans un sous-bois, vêtue uniquement d'une cape noire et d'une ceinture qui ne sert à rien vu qu'elle n'a pas de pantalon, ni de jupe, ni rien d'autre (elle va finir par nous attraper un rhume, c'est sûr !). C'est plutôt joli à voir, surtout que c'est filmé dans une sorte de brume et que les courbes de la donzelle ne peuvent laisser indifférents (s'emmerdait pas le Franco n'empêche ! contrairement à moi donc).
Et là évidemment on pense qu'elle a de fortes chances de "pécho" le premier ou la première venue et bien………………BINGO ! Elle chope un type qui lui demande texto : " Puis-je vous aider en quoi que ce soit mademoiselle ?" (Quel self-control ! Probablement que de par chez eux une femme qui se balade à poil dans un sous-bois c'est aussi naturel que de croiser une madame à bigoudis chez le boulanger, doit y avoir un truc poétique là-dessous ce me semble).
Sans dire un mot (oui, car elle est muette la comtesse, mais cela on le saura plus tard, si on ne s'est pas endormi avant), elle le pousse contre le grillage d'un poulailler et lui prodigue une gâterie (hors-champ les enfants, on se calme).
Vous allez me dire, tiens j'irais bien faire un tour en forêt ce week-end. Sauf que non, faut pas, oula, faut pas ! Non, non et non ! Z'êtes fou ?
Car la comtesse elle lui bouffe la teube au type alors qu'il atteint l'orgasme ! Il crie et tout ! Et l'autre elle est contente !



Ah oui, j'ai oublié de vous dire, que c'est la dernière descendante d'une raaaace de vampire, mais qui curieusement ne boit pas du sang, mais du liquide séminal et autres semences sécrétées lors de l'acte sexuel.

Après ça, il ne se passe en fait plus rien mais pendant une heure trente, ça fait un peu long. Il y a une enquête policière, une jeune reportrice à grosse poitrine que se tapera naturellement la comtesse, Jess Franco lui-même en médecin légiste qui déclare : "Il a été mordu en plein orgasme, le vampire a bu sa semence jusqu'à la mort."

Il y aussi la Romay sous toutes ses jolies coutures qui passe sa langue sur ses lèvres (et aussi sur les lèvres de ses copines), qui se frotte contre le montant du lit, qui se pavane chez une dominatrice dans quelques scènes polissonnes, puis qui finalement prend un bain de sang (et là j'ai pas compris, vu que le sang ça ne lui sert à rien ! Ou alors j'ai loupé un truc ce qui est possible entre somnolence et ennui…).

Ah si ! On assiste également à la plus grotesque transformation en chauve-souris de l'histoire du cinéma ! On voit la comtesse ouvrir et fermer sa cape de plus en plus vite et hop ! Un plan sans aucun raccord sur une chauve-souris ! Ce qui m'a fait beaucoup rire n'empêche.



Clôturons le tout en n'omettant pas de signaler que comme très (trop) souvent, Jess Franco a recours au zoom de manière intempestive, qui la plupart du temps ne sert à rien et devient vraiment, vraiment insupportable, surtout au bout du 30 ème plan sur la foufe de sa compagne.
N'oublions pas la pauvreté incroyable des dialogues qui font passer ceux d'un soap-opéra pour de la haute littérature, on est même parfois en plein surréalisme tant on a l'impression que les réponses à une ligne de dialogues n'ont aucun rapport avec ce qui vient d'être dit auparavant.
Quant à la musique, il ne faudrait pas oublier combien les ascenseurs peuvent légitimement en être fiers.

Pour être honnête, on pourra également dire que certains plans sont fort réussis et confirment une volonté artistique qui ne peut que faire honneur au réalisateur, tout comme d'ailleurs sa manière de filmer les ébats érotiques qui témoignent de son amour pour ladite chose (en particulier dans les relations saphiques), mais c'est bien peu de choses pour pouvoir retenir l'attention du spectateur sur plus d'une heure trente.