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Alors qu'il cherchait le moyen de régénérer les cellules vivantes afin de lutter contre les fléaux de ces dernières décennies tels que le SIDA, les cancers ou encore la lèpre, le scientifique Bruce Banner fut accidentellement irradié par des rayons gamma. Cette irradiation, combinée avec un mal interne transmis par son père à sa naissance, lui a donné la faculté de se transformer dorénavant en Hulk, un monstre de couleur verte, hargneux et à la force surhumaine, dès qu'il manifeste la moindre émotion susceptible de lui augmenter son pouls de manière significative, notamment quand il montre de la colère ou une forte excitation. Recherché par l'Armée afin de l'étudier et d'utiliser cette anomalie à des fins militaires (pour régénérer les soldats mourant sur les champs de bataille et les rendre plus forts contre leurs ennemis), Bruce se voit contraint de quitter les Etats-Unis et de se réfugier au Brésil, là où la densité de population conséquente lui permet de passer inaperçu, à l'abri de ses poursuivants, et de chercher un antidote à son mal. Malheureusement, Bruce se fait repérer par les forces armées et doit à nouveau faire face à des hordes de soldats prêts à tout pour le capturer vivant afin de confectionner ce sérum miracle qui n'aurait comme unique et véritable but d'accroître encore plus les horreurs de la guerre dans le Monde. Mais Blonsky, soldat très expérimenté et bras droit du Général des Armées Américaines, réussit à se faire injecter dans la peau une dose massive de la solution responsable de l'anomalie cellulaire de Bruce. Capable dorénavant de se transformer en un monstre ignoble et à la rage dévastatrice nommé Abomination, Blonsky ne souhaite qu'une seule chose : anéantir Hulk.



Né de l'imagination débordante de Jack Kirby, surnommé à juste titre "le roi de la bande dessinée" (il est en effet le géniteur de nombreux super-héros de l'éditeur Marvel tels que Hulk, les X-Men, Iron Man ou encore les 4 Fantastiques), Hulk voit le jour en 1962 dans des aventures écrites par le scénariste Stan Lee (à qui l'on doit bon nombre d'aventures de Thor, Daredevil, Spiderman…), fidèle associé de Jack Kirby dans la naissance de super-héros et de monstres de la prestigieuse société Marvel.

Suite à quelques épisodes cinématographiques sortis au vingtième siècle, le réalisateur Ang Lee ("Raison et sentiments", "tigre et dragon"…) décide de remettre les couverts sur la table et nous donne "Hulk", le premier film de notre monstre vert réalisé avec des effets numériques. Les fans de Marvel peuvent enfin admirer toute l'esthétique du monstre coléreux tel qu'ils l'ont connu dans les comic-books de l'époque. Mais malgré de bonnes séquences d'action, le film s'avère à certains moments lent et monotone et le casting principal ne semble pas être de taille pour un tel évènement cinématographique. Au final, le film d'Ang Lee décevra bon nombre de fans du monstre de Marvel (ce qui, je tiens à le préciser, n'est pas véritablement mon cas : "Hulk" est un film toutefois sympathique et assez divertissant, même si l'on est loin du chef-d'œuvre annoncé dans les médias en 2003…). C'est donc au tour du français Louis Leterrier ("le transporteur", "Danny the dog", "Le transporteur 2"…) de réaliser en 2008, soit 5 ans après le film d'Ang Lee, le deuxième opus de cette nouvelle saga du gros bonhomme vert, suite très attendue par le public au vu de la bande-annonce déferlante d'action et d'explosions à tout va. On l'attendait de pied ferme notre frenchy : après avoir travaillé sur "Alien, la résurrection" et sur "Astérix et Obélix : mission Cléopâtre" et après les deux bombes "Le transporteur" et "Danny the dog" qu'il a réalisées, on ne pouvait présager que du bon pour l'un de nos chers représentants aux USA! Et chose promise, chose due : ce deuxième épisode d'Hulk est survitaminé comme l'était "le transporteur" et violent comme l'était "Danny the dog"! Allez, ne nous faisons pas prier et attaquons de ce pas une petite analyse de ce qui peut être vu comme une bombe de cette été 2008 en termes d'action et de fantastique (à noter par ailleurs que c'est durant ce même été que sort le nouveau Batman : "le chevalier noir", autre gros film fantastique attendu de pied ferme par les adorateurs de comics).



D'un point de vue scénaristique, "l'incroyable Hulk" est tout simplement incomparable avec son aîné. En effet, le film regorge de scènes d'action et de péripéties, là où le premier épisode s'avérait finalement assez avare… Car c'est bien là le principal atout du film de Louis Leterrier : on ne s'ennuie pas une seule seconde devant ce cocktail explosif de détonations, fracassements de bagnoles, destructions de façades, courses-poursuites et coups de feu à gogo! L'histoire elle aussi tient la route : même si celle-ci n'est pas très originale, celle-ci a au moins le mérite de nous divertir sans trop réfléchir et de nous éviter les écueils de l'ennui qui sévissaient lors du visionnage du premier opus d'Ang Lee…

Autre point non négligeable : un casting nettement revu à la hausse! Exit les acteurs bancals tels qu'Eric Bana ("la chute du faucon noir", "Troie", "Munich"…), peu à l'aise dans son rôle de Bruce/Hulk, ou encore Jennifer Connelly ("Phenomena", "dark city", "dark water" version 2005…) dans la peau d'une Betty Ross peu expressive. En effet, Louis Leterrier décide de porter à l'écran dans le rôle de Bruce/Hulk le brillant acteur Edward Norton ("American History X", "fight club", "braquage à l'italienne", "Kingdom of heaven", "l'illusionniste"…), indéniablement plus ancré dans son personnage que ne l'était Eric Bana : intrépide, courageux, attentionné, parfois touchant, encore un rôle sur mesure pour l'une de nos vedettes américaines préférées! Dans le rôle de Betty Ross, on retrouve cette fois-ci la belle Liv Tyler ("silent fall", "Armageddon", la saga du "seigneur des anneaux"…), elle aussi plus énergique et expressive que Jennifer Connelly dans le long-métrage d'Ang Lee. Ce deuxième épisode d'Hulk est également l'occasion de revoir ce cher Tim Roth ("the hit", "reservoir dogs", "pulp fiction", "rob Roy", "la planète des singes", "tout le monde dit I love you"…) dans le rôle de Blonsky, une véritable bête de guerre, pire une machine à tuer prête à tout (injection de vitamines et autres drogues pour stimuler ses muscles) pour tenir tête et anéantir ses ennemis jurés : voilà peut-être la plus belle performance chez les acteurs de ce casting remodelé (le meilleur rôle dans le premier épisode étant certainement celui de Nick Nolte dans la peau du père de Bruce, mais le personnage n'avait plus lieu d'être dans cette suite, anéanti par Hulk). Un casting de très bonne tenue donc qui ne fait que renforcer ce que "l'incroyable Hulk" est : un divertissement de haute gamme, admirable et survolté.



Pour ce qui est de l'aspect visuel du long-métrage de Louis Leterrier, encore une fois la barre est placée bien plus haute que celle du film de 2003. En effet, les graphismes sont de très bonne qualité et les images de synthèse sont d'une incroyable beauté. Les scènes d'action, plus particulièrement les scènes de combat, sont remarquables et nous envoient directement sur le champ de bataille, au milieu des roquettes de l'Armée et des secousses provoquées par la lourdeur des pas du monstre vert. La scène majeure du film, à savoir la bagarre entre Hulk et Abomination est indéniablement l'élément le plus marquant de ce monument "marvelesque" : des plans de toute beauté qui plongent le spectateur au beau milieu d'un combat titanesque où la dureté des coups portés se fait terriblement ressentir. Là encore, le combat principal se passe en pleine ville (San Francisco dans le premier opus et New York dans le deuxième) : le cadre idéal pour voir les dégâts matériaux causés par la colère d'un Hulk survitaminé : effondrements de pans de maisons entiers, explosions de façades, destruction de voitures (pour s'en servir comme arme notamment : référence à cette excellente scène où Hulk frappe violemment contre le sol Abomination avec deux moitiés de voiture, une dans chaque main!), sans parler des lampadaires arrachés, du macadam explosé et de la foule terrorisée, courant dans des nuages de fumée et de poussière. Du grand spectacle à voir absolument sur grand écran pour s'immerger totalement dans ce carnage tonitruant!
N'oublions pas pour autant notre monstre vert : fini le vert chewing-gum dont était recouvert Hulk dans l'opus d'Ang Lee et qui ne faisait qu'adoucir les traits de celui-ci! Place à présent à un Hulk bien plus réaliste, verdâtre et au regard plus ténébreux, bien mieux modélisé que dans le premier épisode de 2003!

Outre les somptueux effets spéciaux du film, "l'incroyable Hulk" est également l'occasion de voyager et de voir d'autres horizons : les gigantesques villes brésiliennes (véritables fourmilières où les maisons paraissent être les unes sur les autres), la forêt du Guatemala, les marchés de plein air mexicains, sans oublier le gigantisme de New York! Des paysages très variés qui enrichissent encore un peu plus l'aspect visuel du long-métrage de Louis Leterrier.



Au final, ce deuxième épisode de la nouvelle saga de Hulk est une excellente surprise que tout fan de Marvel, voire tout simplement d'action, prendra plaisir à regarder. Bourré d'action, agrémenté de décors somptueux et de graphismes à couper le souffle, "l'incroyable Hulk" est indéniablement l'un des meilleurs films d'action de l'année 2008! Merci Monsieur Leterrier!








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