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Réalisation
John Bacchus

Scénariste
John Bacchus

Date de sortie
2001

Genre
vampires

Tagline


Cast
Tina Krause
A.J Khan
John Paul Fedele
Darian Caine
Misty Mundae
Elizabeth Hitchcock


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
/

Effets spéciaux



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Moyenne: 3
(1 vote)
Seduction Cinema frappe encore, avec ce Vampire Vixens qui n'est autre que la suite de " Vampire's Seduction ". Un immonde crétin a retrouvé les cendres de Dracoola, la vampire aux seins nus. Tout crétin qu'il est, son instinct sexuel aidant, il fera renaître la maîtresse des ténèbres et deviendra son esclave. Alors que Dracoola renaît, Wally Van Helsing, jusque là tombeur de femmes et P.D.G d'une grande entreprise, subit quelques transformations. En effet, Dracoola lui a jeté un sort que seul la mort de la vampire peut contrecarrer. A peine Dracoola ressuscitée que le beau Van Helsing se transforme en un geek obsédé par son anus et monomaniaque des motifs à pois. Autrement dit, le sort du monde est entre les mains d'un personnage à qui l'on ne confierait même pas un animal mort, de peur qu'il lui fasse subir des sévices. En parallèle, Sherry (Misty Mundae, a.k.a Erin Brown) donne des cours du soir de sexe lesbien à sa meilleure amie. Pendant ce temps, son petit ami officiel peut se la mettre derrière l'oreille.



Ce n'est plus un secret pour les lecteurs d'Horreur.com, votre serviteur est un fervent admirateur de Misty Mundae et de POP Cinema (la firme qui héberge Seduction Cinema, Shock-o-Rama et leurs avatars). Vampire Vixens est une production type de Seduction Cinema, aussi fauchée qu'un champs de maïs transgénique après le passage de notre moustachu national. Tourné en format vidéo, dans un nombre de lieux très limités, le métrage de John Bacchus ne brille certainement pas pour ses qualités formelles. Tout au moins pas dans la mesure où, ici il n'y a pas de joli piqué d'image, de plans sublimes, ni d'effets spéciaux époustouflants.
En revanche, il y a le quota usuel de scènes érotiques. Les scènes saphiques composent la majeur partie d'entre elles, bien que, chose assez rare pour être soulignée, il y ait une scène de sexe hétérosexuel. Pour autant, rien de très excitant – pour ceux dont la sexualité ressemble à la frappe chirurgicale d'un missile Tomahawk lancé sur Kaboul, IL NE S'AGIT PAS DE PORNO alors rangez le lance rocket.

Le casting de Vampire Vixens à des airs de déjà vu. Comme dans la majorité des métrages créés sous la bannière " Seduction Cinema ", un fort sentiment de convivialité s'en dégage. Tous les acteurs et actrices sont habitués les uns aux autres et cela s'en ressent.
Outre la superbe Misty Mundae, le casting nous épargne les actrices frelatées fréquentant parfois les productions maison. Les connaisseurs retrouveront le charme exotique d'AJ Kahn, la rudesse des pays de l'Est incarnée en la piquante Tina Krause et bien sûr Darian Caine qui n'est plus à présenter. Voilà donc un casting féminin des plus agréables, en tout, pas moins de douze seins viendront flatter la rétine du spectateur. Bien que les qualités mammaires du film placent le bonnet très haut, le casting masculin n'est pas en reste puisque John Paul Fedele est de la partie, plus tonitruant que jamais.

John Paul Fedele, pour ceux qui ne le connaîtraient pas, est une sorte de pile électrique qui hante les productions Pop Cinema. Sous bien des aspects, il pourrait être qualifié de Louis de Funès du XXIème siècle. A ceci près que l'acteur français n'a jamais joué dans des films ouvertement érotiques – petite précision pour ceux qui considèreraient comme érotique " Les Gendarmes à Saint Tropez ", sous prétexte que l'une des scènes se déroule dans un camps naturiste.

Malgré tout et même en tenant compte du niveau habituel des productions Seduction Cinema, Vampire Vixens est un peu léger. Certes quelques dialogues proférés par John Paul Fedele claquent avec autant d'acidité que l'élastique du string d'une bombe sexuelle qui vient de ravaler ses pulsions sexuelles au moment fatidique. Sa présence seule ne distille pas assez d'humour dans le métrage pour le placer en haut du panier. En outre, le fait qu'il ne soit pas la parodie d'un BlockBuster – spécialité maison – n'aide pas à faire passer la pilule (contraceptive ?).

Les connaisseurs pourront toutefois compter les gimmicks propres au producteur du New Jersey. Ainsi certains accessoires sont souvent présents, c'est le cas de ces lunettes en plastiques aux verres déformants qui donneraient un air niais à n'importe qui. En outre, et c'est encore une fois très souvent le cas, le budget du film semble avoir été majoritairement investi dans des dessous sexy. Il ne fait aucun doute que les strings représentent les plus hauts coûts de production, valant plus chers que tous les autres costumes réunis.

Aucun doute, il s'agit bien là d'une production Seduction Cinema ; malheureusement, pas l'une de leurs meilleures. Ce serait même plutôt le contraire. Les problèmes de rythme sont décuplés du fait d'un scénario peu (pas ?) intéressant. Les actrices sont certes superbes, mais leurs atouts physiques ne suffisent pas à éveiller l'intérêt du spectateur lambda pour ce métrage passablement ennuyant. (Etant entendu que lambda n'équivaut pas à un spectateur mâle dont les hormones sont aussi pressurisées qu'une bouteille de champagne secouée par un cycliste frénétique, attendant le " plop " de soulagement)

Cependant, il est à noter que la critique de ce métrage a été faite après vision du découpage " Euro Vixen ", réservé à l'origine au seul marché britannique. Contrairement au montage américain qui ne fait que 75, celui là atteint les 85 minutes, plombant un peu plus le rythme de Vampire Vixens. Pour les fans de Misty Mundae et de Seduction Cinema seulement, les autres n'y trouveront pas leur compte.








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