RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 4
(4 votes)
Un corps de femme, en provenance du Brésil, vient d'arriver à temps pour être charcuté par une tripotée de jeunes étudiants en médecine. Nouvelle arrivante, la jeune Alison Blanchard tombe dans les pommes à la vue du corps mutilé : celui-ci semble dégager une aura quasi-maléfique. Les rares personnes à s'approcher de trop près du cadavre meurent alors dans des circonstances mystérieuses…une enquête s'impose...



La série "Masters of horror" semble faire des émules : la preuve, avec l'événement "After dark horrorfest" qui a frappé les salles obscures américaines l'année dernière. Huit films d'horreur réalisés alors non pas par des pointures du genre, mais par de nombreux débutants dans le genre : ô surprise, le résultat est au final bien plus sympathique que la saison 2 des "Masters of horror", bancale et décevante, aussi gore soit-elle.

Inutile de dire qu'on ne risque pas de voir débouler ce "Unrest" (ni les autres films de cette première lancée) au cinoche de si tôt, tant le film sent le DTV et le petit budget à plein nez. Seul le fascinant mais inégal "Abandonnée" a eu droit à une sortie toute récente chez nous…et ça se comprend ! Aussi DTV soit-il, "Unrest" n'est pourtant pas le ratage escompté…



Particularité de ce premier long : de vrais cadavres auraient été utilisés pour les besoins du film. Pas une première en tout cas : on ne compte plus les Mondos et les Shockdocumentary qui n'hésitaient pas une seconde à régaler la caméra d'images mortifères, sans parler du fameux "Bossu de la morgue". Le problème, c'est que mise à part le cadavre "star" (qui est bien évidemment un FX) du film, les seuls autres corps sont visibles uniquement en début de métrage et on pourra en compter…qu'un seul ! Bref, info ou intox, de toutes manières, cela ne change pas grand-chose. On soupçonne l'intox en tout cas !

Depuis l'arrivée du cadavre d'une mystérieuse jeune femme dans la "Gross anatomy class" du Dr Blackwell, plus rien ne va pour la blondasse Alysson (ressemblant étrangement à…Britney Spears, sic !) qui sent alors de mauvaises vibrations autour de ce corps en sale état. Une inquiétude décuplée lorsque son entourage se retrouve petit à petit six pieds sous terre…



Aussi surnaturel soit-il, "Unrest" s'éloigne du carcan habituel des films de fantômes à cheveux longs, en évitant toutes scènes d'apparitions spectrales ou une quelconque histoire de vengeance d'outre-tombe. Pas d'ectoplasmes ici (et encore moins de zombies), le mal se révélant ainsi comme particulièrement ancien : une chose assez rare, tout comme le fait que le film ne compte aucun CGI (enfin du moins, apparemment) ! Fantôme dégoulinant, FX spectaculaires, montage tonitruant et effets clipesques ne sont pas ici au goût du jour…

Le peu d'extérieurs (voire même l'inexistence d'extérieurs !) nous force à rester confiné dans cet hôpital lugubre à l'éclairage défectueux (bien entendu) et où le spectateur n'est forcément jamais à l'abri d'une petite frayeur. Cerise sur le gâteau : une ambiance clinique à souhait (photographie assez terne voire glacée, insistance certaine sur la morgue et sur les nombreux couloirs vides et obscurs de l'hôpital) la bande-son use d'un chœur caverneux particulièrement inquiétant, très "Omen'style" : pas négligeable donc.



Une interprétation plus que correcte, un cadre oppressant, du frisson, un peu d'hémoglobine pour faire bonne mesure (découpage de cadavre et morts mystérieuses parfois sanglantes oblige) : on appréciera également une mémorable séquence de plongée n'ayant rien à envier à celle de "Inferno", et qui semble pousser au maximum le concept d'une des scènes de "La secte". Les amateurs de macabre auront sûrement leur compte, ce qui fait de "Unrest" l'un des meilleurs films de la première édition des "8 films to die for". Une bonne surprise !








Du même réalisateur :

LUMIèRE SUR