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Jamie Ashen et son épouse Lisa reçoivent une étrange marionnette, dont l'expéditeur n'est pas connu. Jamie s'absente un moment, et son épouse est brutalement assassinée. Très rapidement, la police suspecte le mari. Jamie se décide à faire un retour à Ravens Fair, la ville de son enfance, pour y faire enterrer Lisa. C'est l'occasion pour lui de mener une enquête sur Mary Shaw et ses étranges marionnettes, parmi lesquelles celle qu'il a reçue en "cadeau".



"Dead Silence" est une véritable déception. Alors qu'ils tentent de sortir des sentiers battus des films mettant en scènes tortures et autres sévices, les concepteurs de "Saw", tentent de rendre un hommage aux films Universal de l'Âge d'Or du fantastique ("Dracula", "Frankenstein", "La momie"). Mais, contrairement au "Sleepy Hollow" de Tim Burton, James Wan & Leigh Whannell, se contentent de plaquer des images qui sont chères au cœur des fantasticophiles que nous sommes : voiture pénétrant dans une demeure en passant par un portail en fer, cimetière sur lequel plane une brume quasi persistante, théâtre délabré sur une île au milieu d'un lac (le voir brûler n'est pas sans rappeler les productions Roger Corman). Autant de références qui font plaisir, mais qui sans scénario digne de ce nom, paraissent bien vaines.



Car, il faut bien le reconnaître, on s'ennuie comme jamais dans "Dead Silence". Pas de bol pour nous, les habitants de la petite ville de Ravens Fair ayant déjà été en grande partie éliminés par Mary Shaw et ses marionnettes diaboliques, que l'on est obligé de suivre Ryan Kwanten (Jamie Ashen), acteur falot auquel on a du mal s'identifier de façon suffisante. Et, ne parlons pas de Donnie Walhberg ("Saw 2", "Saw 3") qui interprète un flic si caricatural et qui n'a pas des réactions forcement logiques (il passe du soupçon visant Jamie sur le meurtre de sa femme à une intervention venant l'aider dans sa quête de la vérité). Les acteurs sont (à leur décharge) peu aidés par des dialogues d'un niveau même pas digne d'un téléfilm (faisant passer les caractères d'un "Souviens-toi...l'été dernier" pour des personnages complexes).
Regrettable que la seule actrice ayant déjà convaincu dans le registre horrifique, Laura Regan ("Le peuple des tenebres", "My little eye", "Hollow man 2"), se retrouve éliminée dès la première scène du film. L'un des véritables moments flippants de ce long-métrage, avant que le soufflet ne retombe.



Il est ennuyeux que tant de défauts viennent gâcher cette histoire tournant autour de la ventriloquie très peu en usage dans le cinéma ("Magic" avec Anthony Hopkins), car cette thématique d'une marionnette tueuse, pouvait être une alternative à la poupée "Chucky" qui continuera sans peine à régner en maître. On notera l'idée particulièrement intéressante selon laquelle Mary Shaw viendrait tuer ses victimes, lorsqu'un silence de mort viendrait s'instaurer, profitant d'un dernier cri de terreur pour agir.



James Wan et son compère ne peuvent pas s'empêcher de conclure par un twist final, qui s'il permet de remplir des vides scénaristiques, en crée d'autres. Il faudra apprendre un jour à faire des scénarios sans retournements sortis de derrière les fagots, et qui ne sont pas toujours utiles à la compréhension de l'histoire. D'autant plus, que la linéarité de l'intrigue ne s'y prêtait pas dans le cas présent. "Dead silence" marque pourtant la volonté de rompre avec les films visant le gore pour le gore ("La colline a des yeux 2", "Hostel", "Saw 3") et la surenchère de morts (peu de victimes dans "Dead silence"). C'est un de ses mérites, et il aurait mérité un meilleur résultat. Car seul l'ennui surnage et le spectateur risque fort d'être passé à autre chose au moment où l'action se fait plus présente.








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