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Folies passagères est un recueil de contes trashs et sournois réalisés par Izabel Grondin. En réalité, il conviendrait d'évoquer le terme recueil dans un contexte de rassemblement de courts métrages au sein du même support. Sketches curieux et dérangés, les films d' Izabel Grondin qui composent ce produit sont inégaux et non chronologiquement agencés sur le menu, mais nous y reviendront plus bas.



LES DRUJES : deux jeunes femmes ont une panne d'essence le soir du réveillon de Noël, elles vont alors se rendre chez l'habitant le plus proche afin de quémander de l'aide. En lieu et place de la maison, se trouve une fête entre amis, où l'ambiance va bon train.
Les jeunes filles vont alors "s'inviter" et fêter Noël à leur manière…
Datant de 2004, et par conséquent se classant comme la réalisation la plus récente de ce recueil, Les Drujes séduit par son ambiance et son mouvement, sans pour autant nous interpeller sur le fond. Effectivement, telle qu'évoquée, l'histoire ne peut pas nous tenir sur notre garde. Qu'à cela ne tienne, la prestation des actrices principales est convaincante, bien que par moment indécise, et les seconds rôles nous gratifient de cris suffisants.
La réalisation ou plutôt la photographie quant à elle se situe dans la moyenne haute de ce que l'on peut trouver sur le DVD, il en est de même pour l'accompagnement sonore.

Ma note : 4 / 6



CLICK HERE : Marc adore internet, et internet adore Marc. Voici l'accroche mise en avant sur la pochette. Ceci dit il serait plus juste d'écrire : Marc adore les sites cochons et Marc va servir de méchoui. Intéressante perspective !
2000, l'année internet, est aussi l'année de ce sketch plutôt déjanté. Sexuellement parlant, on utilise le terme vicieux. Démarrant sur une scène banale de masturbation masculine que tout le monde doit connaître sauf le grand Rocco, le court métrage nous entraîne vite dans un trip qui n'est pas sans rappeler "Ma vie est un enfer". Partant d'une idée saupoudrée de vice, les quelques minutes passées en compagnie de "click here" ne nous laissent pas indifférent, parfois on sourit, parfois on se dit "tiens, et s'y j'essayais" ou encore on se surprend à penser à voix haute le fameux : "salooooope".
Un bon divertissement donc, même si on n'arrive cependant pas à en apercevoir la fin. La photo est sympa, la réalisation et la musique sont corrects. Par contre le jeu des acteurs est franchement moyen.

Ma note : 3 / 6



ASPIRALUX : un vendeur d'aspirateurs à domicile arrive enfin à trouver un client qui lui ouvre grande sa porte. Une fois arrivé chez la bonne personne, le vendeur va y trouver gîte et réconfort… accueil des murs et réconfort d'un bon verre de pinard.
Immédiatement on ne peut se passer de faire le parallèle avec un épisode des contes de la crypte, où un vendeur d'assurances à domicile se fait "capter" par les propriétaires de la maison à laquelle il a la maladresse de venir tenter de prouver l'inutile utilité de ses produits ambulants.
Pas le plus récent mais de très loin le plus maîtrisé, ASPIRALUX est un petit bijou. Plus vicieux que bis, tourné en noir et blanc et avec grand angle à l'appui, ASPIRALUX nous plonge instantanément dans un climat hors normes. La réalisation est sans failles et on aurait volontiers pris une dose de 90 minutes à ce tarif ! Les acteurs principaux sont extrêmement convaincants, bien imprégnés par leur rôle ( cela en devient troublant ). Le twist final étant lui aussi savoureux, il n'y a aucune raison de passer à côté de ce film.

Ma note : 6 / 6


RÜBEN IS NOT WELL : Un couturier est fasciné par sa voisine, une jeune femme aussi dérangée que lui.
Insane, ce court métrage en ravira certains, en laissera d'autres dans le doute. Il s'agit sans conteste d'un film très intime, d'un essai d'auteur et non d'un conte de nature bis. Pour ma part, je comprends le ton de la photographie 16mm, bien cohérent. L'accompagnement narratif se suffit souvent à lui même, autant que l'accompagnement sonore.
En fin de compte, un essai personnel relativement réussi, qui respecte son engagement, à savoir éveiller notre curiosité envers l'auteur.

Ma note : 4 / 6




TERRORE : Nathalie croit être la dernière survivante du massacre.
Sans prétention, il s'agit d'un film expérimental ambiant de mise en situation. Pourtant, les minutes que l'on va passer à le regarder retiendront notre attention, dans le bon sens du terme.
Le fait que la réalisatrice ait choisi un endroit isolé et décide d'y instaurer une ambiance est une bonne chose, quoi de mieux que le calme d'une forêt pour masquer des évènements fantastiques ? On imagine que les jeunes gens se trouvant là évoluent dans une angoisse constante, poursuivis par un être habitant les alentours de la maison dans laquelle ils se trouvent. Cela peut être un garde forestier, ou encore un ermite ? Mais pourquoi ce faciès ? Que lui arrive-t-il ? Est-il hanté par un esprit, ou encore une goule ? Tant de questions qui resteront bien entendu sans réponse, le but n'étant pas d'en apporter mais de vous les faire poser.
Beaucoup de caméra à l'épaule pour une action constante, dominée par un stress musical difficilement soutenable. On regrettera cependant l'utilisation du zoom, même si les cadres demeurent très bons. Au final on se trouve en face d'un bis expérimental classique dans le fond, mais peut-être le premier à vraiment baptiser le passage au DV pour Izabel.

Ma note : 4 / 6


C'est avec une joie non dissimulée que nous constatons la présence de bonus sur le DVD, se traduisant par un petit essai sanglant, ainsi qu'un documentaire du nom de "Le fabuleux destin d'Izabel Grondin" qui nous en apprendra d'avantage sur l'auteur, qui apprécie les mêmes films que votre serviteur.
En définitive, un achat recommandé par Horreur.com, déjà pour la qualité et l'originalité de son contenu, mais aussi pour souligner le fait assez rare de productions de genre francophones. Nous en profitons pour saluer tous nos cousins au passage.

Pour acheter le film, rendez-vous ici :

http://www.izabelgrondin.com/diffusions.htm






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