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Réalisation
Nico Mastorakis

Scénariste
Nico Mastorakis

Date de sortie
1975

Genre
rape and revenge

Tagline


Cast
Bob Belling
Jane Ryall
Jessica Dublin
Gerald Gonalons


Pays
Grèce

Production


Musique
Nikos Lavranos

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 2.3
(3 votes)
Jeune couple d'apparence tranquille, Christopher et Celia quittent Londres pour l'île de Mykonos, en Grèce. Le terrain idéal pour laisser libre cours aux pulsions meurtrières et perverses des deux jeunes gens, en fait recherchés. Considérant qu'il doit accomplir une tâche divine, Christopher choisit avec soin les "pêcheurs" pour ensuite les piéger: chaque meurtre est immortalisé sur la pellicule de son appareil photo…



On ne peut pas dire que le cinéma grec ait grandement contribué à l'industrie du septième art : seul le pompant Théo Angelopoulos aura réussi à marquer quelque peu l'univers du cinéma d'auteur. Plus loin, il y a donc Nico Mastorakis, qui versera dans la série B ricaine dans les 80's peu après ce "Island of death" - inédit de par chez nous – avec des titres oubliés tels que "Onde de choc" ou "Vent de folie". Aujourd'hui encore, il sévit tant bien que mal, avec l'obscur direct to video ".com for murder" (avec Nastassja Kinski, Roger "who" Daltrey et Nicollette " Desperate housewives" Sheridan quand même !!).


Tout comme "Singapore sling" et "L'attaque de la moussaka géante", "Island of death" confirme la préférence du cinéma grec pour le bizarre et le décalé : comme vous aurez pu le deviner en lisant le synopsis, le film de Mastorakis marche sur les traces de "La dernière maison sur la gauche" et de "Massacre à la tronçonneuse". Pas d'abattoirs craspecs ou de Sud profond ici, mais un soleil qui tape, des collines verdoyantes, des maisons blanches et des ruelles labyrinthiques. Un cadre atypique (et touristique) que reprendra le fameux "Anthropophagous" quelques années plus tard.



Aux premiers abord inoffensif, le couple vedette du film ne tarde pas à s'envoyer en l'air dès les premières minutes dans une cabine téléphonique, le héros s'empressant alors d'appeler sa mère pendant le coït !! Pas de doute, ces deux là (et surtout Christopher) ont bien un problème…
Au contraire de la plupart des films ritals qui ont essayé avec plus ou moins de bonheur de se refaire "La dernière maison sur la gauche" (on citera "La maison au fond du parc" ou "La settima donna", pour exemples), ici, on n'aura guère le temps de s'attacher aux victimes, crétines ou caricaturales à souhait, renforçant un peu plus le cachet Z du film : peintre français moustachu (ne pas manquer la chanson qu'il fredonne entre deux coups de pinceaux !), couple gay (Grèce oblige : une vieille folle et un jeune éphèbe tout droit sorti de "Fellini Satyricon", qu'il va s'empresser d'initier aux plaisirs de la chair), lesbienne toxicomane, bourge nymphomane (qu'on croirait sortit…d'un Fellini, décidément !), hippies dégénérés…

"Island of death" nous délivre avec ça son lot de perversités indispensables, à savoir viols, drogues, meurtres sauvages, douche dorée, masturbations sur photos morbides (tiens ça rappelle quelque chose…) et le clou du spectacle : zoophilie ! Ainsi délaissé par sa fiancée alors que ça chauffe sous la ceinture, le héros s'en va recueillir une chèvre…avant de la violer dans le jardin, pour ensuite l'égorger ! Drôle de passe-temps pour un psychopathe se croyant être un ange exterminateur…
Je vous rassure cependant, la chèvre joue aussi mal que le reste du casting…



Aussi Z soit-il (acteurs très peu convaincants, clichés en tout genre, utilisation troublante et abusive de grand angle…), "Island of death" représente dignement le beau cinéma d'exploitation déviant des 70's : jusqu'au boutiste, involontairement drôle, malsain (mais pas vraiment dérangeant), très violent et ultra sadique. Car oui, le body count est assez correct, et les techniques de meurtres…variées : aérosol, crucifixion, sabre, grue (!!), harpon, pistolet…ce n'est pas très gore certes, mais Mastorakis ne fait pas dans la dentelle. Et même si la violence est constamment gratuite, les exactions de ces tueurs nés ne resteront pas impunies…la révélation finale renforçant alors un peu plus la folie des personnages.

La beauté des images et l'utilisation de mélodies rock/hippies/sirupeuses, voire même de l'effet "photoshoot" durant certaines scènes, donnent encore plus de charme au film : tout ça vieillit très bien et son plus gros défaut reste sans aucun doute sa durée excessive (1h40 ! Très franchement, une quinzaine de minutes auraient pu très bien passer à la trappe…).
Ce qui ne l'empêche pas d'être le film d'exploitation parfait en ces temps de canicule !








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