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Au lycée de Doddsville, Carol et ses amis font une farce à Marty, qui est leur souffre douleur. Mais, tout dégénère et Marty se retrouve grièvement brûlé. Quelques années plus tard, les ex lycéens se retrouvent pour faire une fête dans leur ancien établissement alors à l'abandon. C'était sans compter sur un invité surprise qui va les éliminer les uns après les autres.



Toutes les dates du calendrier semblent avoir été prises pour égayer les massacres perpétrés contre des adolescents décérébrés. Le 1er avril ne fait pas exception à la règle comme le montre ce film de George Dugdale et Mark Ezra. "Le jour des fous" est connu aussi sous le nom de April fool's day, titre VO qui a donné un autre titre marquant des slashers: "Week-end de terreur". Les deux films ont en commun leur caractère potache, et des conclusions qui viennent se faire écrouler tout ce qui a précédé. "Le jour des fous" se révèle moins second degré que le film de Fred Walton ("Terreur sur la ligne"), même si la manière d'amener à la mort des protagonistes comporte une part de second degré, accompagnée par l'ombre tutélaire d'un tueur déguisé en joker. Forcément, ce dernier impressionne moins que ses homologues Jason Voorhees et Michael Myers.



Les deux vraies vedettes de ce slasher très ancré dans son époque sont la magnifique Caroline Munro ("Maniac", "Les prédateurs de la nuit"), tout de blanc vêtue et le compositeur Harry Manfredini, dont on reconnaît la touche "Vendredi 13" qu'il agrémente du rire sardonique du tueur. On peut bien d'ailleurs se demander ce que Caroline Munro est venue faire dans cette galère, à part nous égayer de sa présence. L'actrice se contentant de se promener dans des décors insalubres tout en réussissant l'exploit de ne jamais se salir, ce qui peut surprendre étant donné la tenue qu'elle porte.



Inutile de chercher un intérêt quelconque à une histoire qui reprend les clichés du genre et les effets de peur traditionnels (caméra subjective qui nous emmène vers une personne prenant sa douche, personne qui surgit par surprise, etc....), la réalisation manquant cruellement d'imagination. Ce qui n'est pas tout à fait le cas en ce qui concerne les meurtres dont certains valent le détour, comme une jeune femme qui prend un bain d'acide ou encore un lit qui électrocute deux amants en plein ébat. Un bilan positif bien maigre en comparaison des tares du film comme la schématisation des protagonistes qui passent leur temps à se séparer même lorsqu'ils ont compris qu'un tueur venu de leur passé scolaire, a décidé de mener contre eux une implacable vengeance.




Slasher rendu célèbre pour certains de ses meurtres, "Le jour des fous" pourra contenter les partisans du genre. Les autres seront effarés devant un spectacle caricatural et finalement peu convaincant. Après sa vision, ne reste en mémoire que quelques meurtres bien imaginatifs, une scène d'introduction plutôt conventionnelle (une blague qui tourne mal, ce qui n'est pas sans rappeler "Le monstre du train" ou "Carnage"- donc rien de révolutionnaire), et une Caroline Munro qui est quasiment de tous les plans. On sent bien que c'est elle la vedette du film, dont la présence sert aux producteurs pour attirer les spectateurs.

L'acteur qui interprète Marty, Simon Scuddamore, se suicida peu après la sortie du film.






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