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Après leur passage mémorable sur terre, les Crites ont laissé quelques œufs à Grover's Bend, une gentille petite ville sud-américaine. Ceux-ci se mettent à éclore le jour même où le jeune Scott revient en ville : l'adolescent avait justement affronté les créatures de l'espace il y a de ça quelques années, et c'est avec l'aide de son copain Charlie et d'un duo de chasseurs de primes que la guéguerre reprend de plus belle.



Deuxième icône horrifique la plus connue – avec Freddy Krueger - issu de la New Line Cinema, les fameux Critters attendront deux ans avant de réapparaître sur grand écran : un look empruntant autant à nos chers hérissons qu'au diable de Tasmanie, un appétit vorace lorgnant vers le cannibalisme. Certes, ces petits monstres là battent à plate couture les "Ghoulies" de la firme Empire, mais les Gremlins, eux, peuvent dormir tranquillement…



Il est triste de voir à quel point le potentiel des Critters sera mis à néant par une tétralogie médiocre à souhait, bien que les deux premiers épisodes se laissent voir d'un œil distrait et on constatera avec effarement que les deux derniers opus profiteront des concepts les plus juteux (un passage en ville puis une virée dans le cosmos) dont ils ne tireront…que dalle !

Mick Garris (alors pas encore atteint du syndrome "Stephen King") prend les rênes de ce second volet : en résulte donc un premier long ni fabuleux, ni mauvais, préfigurant le manque de personnalité du bonhomme.



"Critters 2" est au premier volet ce que "Jeu d'enfant" est à "Chucky : la poupée de sang" : un schéma scénaristique quasi-similaire et un manque de nouveauté évident malgré quelques bonnes idées par ci par là.
Le jeune Scott a quitté la petite ville de bouseux qu'est Grover's Bend depuis quelques années et a la malchance de revenir durant un nouvel assaut des Crites. Préparant en grande pompe la fête de Pâques, la grand-mère du jeune homme récupère une poignée d'œufs d'origine inconnue (sauf pour le spectateur évidemment !) et les redécore avec amour pour les mioches de la région, mauvaise idée !
Devenu chasseur d'aliens (amusante intro où l'on découvre quelques nouvelles espèces pas commodes), l'ex-redneck Charlie revient avec ses potes extra-terrestres pour exploser la tronche des Crites, déjà carapatés au fast-food du coin (imaginez la scène du restaurant de "Gremlins" en moins bien et vous aurez une idée du saccage organisé par les monstres !).
Instable, l'un des chasseurs de prime "vole"littéralement le visage de ceux qui le regarde de trop près : métamorphosé en Playmate (on ne s'en plaindra pas), il manquera de se transformer en…Freddy !! Ah si seulement…



La sauce ne prend pas totalement hélas : personnages stéréotypés voire banals (happy end et love story plan-plan : tout y est !) massacrés par une version française bien paresseuse, quelques plans sanguinolents assez frileux et même aucune véritable évolution des Crites (le gros Crites est toujours sous-exploité). Contrairement à Joe Dante avec son "Gremlins 2 : la nouvelle génération" où il redonnait du tonus à ses monstres chéris, ici les Crites ne font hélas pas grand-chose de neuf. Avec un certain David Twohy au scénario, on s'attendait à un petit peu mieux…
Seule nouveauté : un mode de déplacement proprement hallucinant donnant lieu à la meilleure séquence du film.

Plus rythmé et plus drôle que son prédécesseur (pas de quoi se taper le cul par terre non plus), ce "Critters 2" aurait mieux fait de marquer les derniers agissements des petites boules de poils.