RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Cliquez pour noter..
Brandon Walker invite sa collègue de travail Tracey à venir passer le week-end avec lui et un autre couple d'amis, dans sa maisonnette perdue au fin fond d'une forêt. Pendant le trajet, les quatre amis prennent une nouvelle passagère, Denise. Sur les lieux, des événements étranges commencent à se produire, et l'une des trois jeunes femmes disparaît…



Tiens, un dvd pas cher. "Un week-end en Enfer". Titre sympa. En y regardant de plus près, ils ont oublié le "K" à "weeK", pas très sérieux. Bon tant pis, ça a l'air fauché mais regardable, j'achète quand même. En plus, ça sent le slasher à plein nez et moi, j'aime bien les slashers. Le visuel me plaît bien aussi, une femme ligotée à un arbre, avec un pauvre slogan par contre "Massacre à Texas Hill". Houlà, on veut encore surfer sur "Massacre à la Tronçonneuse" ? Il existe d'ailleurs un autre visuel pour ce DVD, celui que vous voyez en haut à gauche de cette présente fiche. Qu'est-ce qu'on vous gâte quand même !

Bon, j'ai l'objet du délit en main. Je fais rapidement une petite recherche sur le net pour trouver le titre original. Je tombe sur "Grim Week-end", qui est également connu sous le titre de "S.I.C.K. Serial Insane Clown Killer". J'vous l'avais dit que ça semblait bien ! Un slasher forestier avec un taré qui se déguise en clown, ça promet ça ! Bon, dommage, une fois la vision terminée, on se dit que les promesses ne sont franchement pas venues. Vous le saviez hein que c'était une arnaque, pffff, vous auriez pu me prévenir avant, pas sympa ça…



Pourtant le début nous installe directement en terrain connu puisque le réalisateur nous livre une scène hommage au "Halloween, la nuit des masques" de John Carpenter. Vision en caméra subjective, jeune fille qui connaît son futur meurtrier, petite scène gore. Une bonne entrée en matière, qui sera malheureusement suivie par des scènes molles, peu attractives et surtout guère passionnantes.

Niveau casting, peu de choses à dire. Les prestations ne sont pas mauvaises mais bon, rien de transcendant non plus. On retiendra la jolie frimousse d'Amanda Watson, qui incarne le rôle de Tracey. On ne peut pas dire que "Un week-end en Enfer" ait servi de tremplin pour la carrière artistique des acteurs puisque ce film est pour la plupart d'entre eux leur unique long métrage. Idem pour le réalisateur, qui n'a rien fait depuis ce film pour le cinéma. Un mauvais présage pour les spectateurs ?

Le problème vient en fait de la réalisation paresseuse et surtout de cette manie abominable de vouloir inclure des très courts flashbacks à chaque fois qu'un personnage dit une phrase ou se remémore un moment du passé. C'est franchement saoulant à force et ça ralentit considérablement l'avancée du scénario, déjà qu'il est en mode "escargot", on n'avait pas vraiment besoin de tout ça.



Comme je vous le disais plus haut, le réalisateur et les scénaristes connaissent quand même bien leurs classiques, puisque après l'intro pompée sur Halloween, on a droit un peu plus tard à la traditionnelle scène autours d'un feu de camp, où les protagonistes se mettent à raconter des histoires qui font peur. "Vendredi 13" a toujours des fans. Ce feu de camp permet au réalisateur de nous faire prendre conscience qu'une menace rôde sur le petit groupe et il tente de faire naître le suspense avec apparition d'ombres de mains, petits bruits suspects. Mais avouons que le résultat est peu convaincant.

On passe un peu à la vitesse supérieure avec la découverte de poupées disséminées dans le frigo, puis un peu partout dans la maison et dans le bois alentours, et l'apparition d'une certaine paranoïa chez les personnages, qui en viennent à se demander si c'est l'acte d'une personne extérieure au groupe ou non. Les soupçons se portent sur Denise, jeune fille un peu bizarre qu'ils ont pris en stop. On se dit que ça va enfin démarrer mais non, plutôt qu'agir, notre petit groupe n'en finit pas de parler, de se questionner, et le spectateur de s'enfoncer dans son canapé, n'attendant plus qu'une seule chose, que le clown tueur tant attendu fasse son apparition et décime tout le monde, histoire qu'on puisse aller se coucher.

L'intérêt revient un cours instant, quand le groupe découvre dans un vieux hangar des morceaux de cadavres, des ossements, rappelant à nouveau le film de Tobe Hooper. Mais comme vous vous en doutez, la sauce retombe juste après avec encore des séquences de dialogues et d'indécisions inutiles. Niveau rythme, va falloir revoir vos cours monsieur Willems.

Bon, et ce fameux clown, il arrive quand ? Ben on l'a vu, je vous ne l'ai pas dit ? Ah j'ai dû oublier. Donc oui, on l'a vu ! Enfin, on a vu ses mains et son joli costume, mais pas sa tête. D'ailleurs, des têtes, il en a deux, une sur son cou et une autre dans la main, qu'il vient fraîchement de décapiter à la hache. Pendant ce temps, un des personnages à découvert son repaire, qui renvoie encore à "Massacre à la tronconneuse" et nous apprend qu'il doit pratiquer le cannibalisme. Bien tout ça et après ?



Ben pas grand chose, l'histoire suit son cours, tranquillement, sans surprise, jusqu'au dénouement final, qui est assez sympa et qui nous réserve un twist finalement assez facile à trouver si on a bien tout suivi mais qui est certainement la meilleure scène du film.

Bon ben voilà, "Un week-end en Enfer" est terminé, on s'est bien ennuyé, on a quasiment pas vu le clown tueur, les meurtres, hormis la décapitation, sont d'une banalité affligeante, bref, voici un film que j'ai vu une fois et que je ne reverrai sûrement jamais. Vous savez à quoi vous attendre si vous le trouvez dans les bacs de promo…








Du même réalisateur :