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Coupable de plusieurs meurtres commis à Notting Hill, le jeune Jonathan Bird est incarcéré. La journaliste Susan Moore compte bien cependant venir en aide au jeune homme depuis qu'elle reçoit des appels du véritable tueur…et même des enregistrements de ses propres meurtres. Constamment harcelée par le mystérieux serial killer, la jeune femme est bien décidée à faire éclater la vérité…à ses risques et ses périls.



Loin des châteaux lugubres et des jolies vampirettes de la Hammer, l'horreur et le fantastique anglais des 80's se montra certes beaucoup moins prolifique mais nous réserva quelques belles surprises du genre ("Hellraiser", "Paperhouse", "X-Tro"…)…et quelques sérieux ratages aussi (le fameux couplet de George Pavlou, à savoir "Underworld" et "Le monstre de la lande").
Slasher gore parodique, "la main du saigneur" peut se targuer d'être plus proche des surprises que des bouses (malgré son petit budget et ses maladresses), ce qui n'est sûrement pas le cas du film suivant de son réalisateur Anders Palm, qui sera d'ailleurs quelques années plus tard l'un des acteurs principaux du remarqué "sleepwalker".



Certainement plus proche d'un Troma que de "Henry : portrait of a serial killer", "la main du saigneur" semble si éloigné de ce "Boucher de Nothing Hill" qui, aussi pantouflard soit-il, n'est pas aussi médiocre qu'on pourrait le croire.

Après avoir longtemps épié ses futurs victimes, un assassin adepte de la batte de base-ball force la porte d'une petite maison de campagne pour y massacrer ses occupants, en l'occurrence une gentille petite famille ; si cette intro a le chic de faire sursauter une ou deux fois, elle n'insiste guère sur le sort des victimes, se limitant à quelques coups violents : frustrant, surtout quand on sait que ladite séquence sera la plus spectaculaire du film !
Certes Palm n'est pas un maître du genre (il pompe allègrement l'intro en vue subjective de "Manhunter") mais en repensant aux fameuses effusions gores/trashouilles de son film précédent, on est en droit de penser que le reste du métrage se montrera moins sage…



Problème de censure, voire d'auto-censure, on ne saura quelle mouche a piqué Palm pour ce thriller bavard où le spectateur n'aura guère la chance d'assister aux méfaits du serial killer, bien qu'on pourra découvrir les jolis carnages qu'il laisse derrière lui.
Même s'il est loin d'atteindre les cimes du nanar, "Le boucher de Notting Hill" surprend par une intrigue peu avare en rebondissements et fausses pistes…et par sa durée inhabituelle pour une production de cet acabit : près d'1h40 !
Le film de Palm (mais pas De Palma hein) est donc sensiblement trop long et n'apporte rien de neuf : on l'aurait préféré plus rentre-dedans, plus malsain, plus cruel encore ; et ce n'est pas en zappant les meurtres et en loupant son atmosphère que Palm risque d'y arriver (et je parle même pas de la musique digne d'un téléfilm érotique de fin de soirée).



Les intentions du réalisateur restent pourtant louables (les acteurs et la réalisation sont correctes), surtout à la vue du twist final…original mais gâché par une version française particulièrement traître (ceux qui auront vu le film, comprendront) et une jaquette insistant trop lourdement sur l'identité même du tueur (pas facile à expliquer sans trop en dévoiler).
Très curieux.








Du même réalisateur :

MAIN DU SAIGNEUR - LA