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Lors d'une fête scolaire à l'occasion de la Saint-Valentin, le jeune Jérémy Melton est victime des moqueries de ses petits camarades, et les filles rejettent ses avances. Treize ans plus tard, Shelley,Kate, Dorothée, Lilly et Paige, sont traquées par un mystérieux tueur porteur d'un masque d'ange, après avoir reçu d'étranges lettres pour la Saint-Valentin.



Jamie Blanks manque visiblement d'imagination puisqu'il persiste dans le genre qui l'a propulsé sur le devant de la scène: le slasher-movie. Le réalisateur d' "Urban Legend" aurait-t-il appris des erreurs de son premier film? Pas vraiment puisque l'on y retrouve les mêmes clichés: actrices de la génération "Scream", qui se contentent d'être relativement mignonnes mais qui ne décrocheront pas le moindre oscar, et invraisemblances à la pelle. On sauvera quand même la jolie Katherine Heigl ("La fiancée de Chucky") dont le rôle est malheureusement trop vite expédié, ainsi que Marley Shelton, qui y interprète Kate, l'héroïne de ce slasher.
A leurs côtés, mentionnons la très belle Denise Richards ("Starship Troopers", "Sexcrimes"), David Boreanaz (Angel des séries "Buffy" et "Angel") ou encore Jessica Cauffiel ("Urban Legend 2, coup de grace").



Ce qui frappe de prime abord, c'est le nombre de scénaristes hallucinants (pas moins de quatre), qui tentent de donner corps à un récit, qui manque au final de scènes de terreur. En dehors des passages où notre angelot au nez qui saigne (un tueur sensible) se met à trucider toutes les bécasses qu'il trouve, le spectateur s'ennuie ferme. Nous sommes d'ailleurs assez soulagés de voir disparaître l'ensemble du casting tellement les réactions de certains paraissent incohérentes: la première victime, étudiante en médecine, qui se cache parmi les macchabées, ou encore une autre qui prend un jacuzzi (la meilleure scène du film néanmoins) alors qu'un tueur rôde dans une grande maison en pleine fête.



Malgré ses nombreuses défaillances- et "Valentine" en contient plus qu'un film ne peut en supporter-, ce second film de Jamie Blanks mérite un peu plus que sa réputation de gros navet, et ce en raison des références giallesques que le film contient. Le tueur en plus du masque, marque traditionnelle des slashers, se retrouve porteur de gants. On ressent la bonne volonté de Blanks de donner à son film un esthétisme indéniable (la voleuse tuée dans la douche, la tête plantée sur des débris de verre). La scène du labyrinthe où un artiste montre son oeuvre (des bouches et des yeux en gros plans!) rentre dans ce désir de tenter une approche différente de ce que le cinéma américain offrait alors dans le domaine du slasher. Hélas, Blanks, peine à distiller le moindre climat d'angoisse, et on se met plus à penser à un énième épisode de la série des "Sexe Intentions", qu'à un véritable film d'épouvante.

Du coup, on ne retient que les scènes dignes des pires teen movies, comme le moment où Kate après une coupure d'eau, va se laver les cheveux dans les WC. Denise Richards, qui joue la garce de service, va jusqu'à mettre de la cire d'une bougie chaude sur le sexe de l'un de ses "partenaires". Bien évidemment, le tout nous étant suggéré. Soft dans l'horreur, soft dans l'érotisme!



"Mortelle Saint Valentin" connut un petit succès en 2001 et vint clôturer ce que l'on a appelé depuis la vague des néo-slashers, et qui s'inscrivent dans le sillon de "Scream". Fort heureusement que, depuis les slashers sont devenus plus agressifs ("See no evil", "Venom") avec des meurtres plus graphiques. Quant à Jamie Blanks, il prépare son retour avec un survival cette fois-ci, "Storm warning".








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