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Une équipe de militaires accompagnée de deux chercheurs va tenter de récupérer un échantillon du sang du zombie responsable de l'infection.



Faire une suite au nanar d'Uwe Boll paraissait de la pure folie et l'annonce d'un "House of the dead 2" fit bien rire dans les chaumières et sur tous les forums. Or, visiblement Michael Hurst (le prochain "Pumpkinhead") a décidé de retenir les leçons de l'opus précédent et de respecter bien mieux le matériau d'origine, tout en arrivant à le retranscrire pour une adaptation cinéma (un mélange pas facile à gérer). Il évite l'écueil mortel de Uwe Boll, qui fût incapable de sortir de l'influence du jeu vidéo. Cette fois-ci, nous avons droit à un véritable film de zombies (toujours rempli de phrases très second degré, mais qui s'inscrivent de manière volontaire dans le récit), qui est d'une incroyable générosité. Générosité d'abord en matière de scènes de tripailles et autres démembrements. Mais aussi en matière de nudité féminine, essentiellement dans sa première partie.


"House of the dead 2" constitue une vraie bonne surprise pour tout amateur de zombies, renvoyant la série des "Resident Evil" au rayon des films déjà désuets. On aura une petite pensée émue pour notamment "resident Evil apocalypse", qui malgré ses bonnes idées, les flinguait toutes les unes après les autres. C'est tout le contraire qui se passe dans le film de Michael Hurst, qui arrive à doser action, à gérer des personnages stéréotypés, et à faire avaler les invraisemblances qui sont nombreuses. Et pourtant, cela passe très bien.



La qualité des effets spéciaux et des maquillages concernant les zombies, est à souligner. D'autant plus que ceux-ci sont composés de personnages bien plus divers que dans "Land of the dead/Le territoire des morts" de Georges Romero. Sur le plan du spectacle, "House of the dead 2", enterre donc le film du Père spirituel des Zombies. D'autant plus que la mise en scène est extrêmement dynamique et il semble qu'aucune censure ne soit venue interférer pour un spectacle qui se révèle proche de l'univers du jeu SEGA. L'humour omniprésent ne nuit pas à l'intrigue qui donne lieu aussi à son quota de scènes stressantes. Certains des personnages envoyés sur les lieux se révélant même plutôt attachants, ce qui permet de créer un lien émotionnel lors de leurs "disparitions".



Pour en revenir à l'humour, on appréciera le sort réservé à un carton de Paris Hilton au stand de tir, ainsi que les références à la mal bouffe américaine (une réplique hilarante d'un cuisinier italien qui vient de se faire mordre par un zombie, et qui déclare que ces américains bouffent vraiment n'importe quoi). Les deux têtes d'affiches que sont la canadienne Emmanuelle Vaugier ("Wishmaster 3", "Ripper", "Saw 2") et Ed Quinn ("Starship Troopers 2: héros de la fédération") sont même assez crédibles, ce qui question jeu d'acteurs était loin d'être le cas du premier volet.



Avec enfin une véritable maison (une université) en guise de décor à la place d'un simple cabanon, "House of the dead 2", remplit son contrat. Divertissant et fun, il efface de nos mémoires (du moins il va essayer) l' "oeuvre" de Boll. C'est donc à un direct to vidéo plus honorable que nous convie un Michael Hurst et sa cohorte de zombies (certaines n'étant pas contre se promener les seins à l'air. Un argument de plus pour oser franchir le pas et apprécier un spectacle pas prétentieux, et qui s'avère l'un des plus sympathiques zombies movies de ces dernières années.) A quand un 3ème épisode?








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