RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
Frank Sudol

Scénariste
Frank Sudol

Date de sortie
2006

Genre
zombies

Tagline


Cast
Frank Sudol


Pays
USA

Production


Musique
Frank Sudol

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3
(1 vote)
Avec l'avènement du format Flash, cela devait arriver. Après les Happy Tree Friends, voici le premier long métrage gore en animation vectorielle ! Le vieux Fred se retrouve seul dans une ville infestée de zombies. Sa préoccupation première : retrouver une paire de chaussons, les siens lui font terriblement mal aux pieds. Il visitera donc divers centres névralgiques de la ville, accompagné de son déambulateur qui lui fait la conversation. Le vieux Fred trouvera-t-il ses pantoufles avant de se faire dévorer ? Est-il totalement sénile pour parler à son déambulateur ? Tant de questions restent en suspens… à moins que vous ne regardiez le long métrage de F. Sudol !



Voilà un film qui divisera encore les foules. Pour ceux qui me lisent depuis quelques temps déjà, vous connaissez mon avis sur les métrages indépendants fauchés comme les blés. Vous devez donc vous attendre à une note respectable pour ce City of Rott. Et bien…
[suspens]
Vous avez raison. Le long de F. Sudol est certes très particulier puisqu'il utilise un procédé d'animation qui n'est pas apprécié de tous : l'animation vectorielle. C'est-à-dire le déplacement de calques selon des trajectoires programmées par l'animateur. Alors, mettons les choses au clair dès maintenant, ne venez pas trouver ici une animation sans faille digne des studios Ghibli, le gore en plus. Afin de ne pas être déçu, attendez vous à une animation extrêmement limitée. Plus encore que celle de "South park".
Pourtant cette imperfection confère à l'ensemble un charme indéniable.



Avouons le, City of Rott, est une sacrée nouveauté. D'un point de vue technique tout du moins.
Car le scénario n'est pas tout à fait à la hauteur. Le vieil homme se déplace dans la ville infestée, à la recherche d'une nouvelle paire de pantoufles. Au fil de ses déambulations, il fait des rencontres diverses et variées. A mesure de ses rencontres, on s'aperçoit de sa sénilité galopante. Voilà donc un postulat de départ fort peu ambitieux, mais un tantinet original (disons, déjanté).

Cependant grâce à cette simplicité, simplicité à laquelle fait écho le graphisme simpliste et dépouillé, F. Sudol peut se permettre un film sauvage et hargneux. Papi casse du zombi à tour de bras, les têtes se fracassent à coup de déambulateur.



Dans le cas précis de ce film, on ne peut pas parler de Sudol comme d'un réalisateur. Ni comme d'un programmeur, doubleur ou musicien. Il est tout à la fois.
Le générique ne contient qu'un seul nom : le sien. Il s'est chargé de la totalité des postes sur la création de ce métrage de 70 minutes.

Plutôt impressionnant. Surtout au vu du résultat : un film cohérant et rythmé. Bien sûr, City of Rott a ses limites, qui sont celles de l'animation vectorielle. Les personnages (et tout élément) se déplacent selon des trajectoires déterminées. Par exemple une mâchoire n'est qu'un élément qui se déplacera de bas en haut pour parler : le visage ne se déforme pas comme lors d'une animation classique.
Il ne faut cependant pas y voir un obstacle insurmontable, mais plutôt une limite que F. Sudol a su contourner avec brio.



En définitive que faut-il voir dans City of Rott ? Une démocratisation de l'horreur ? Puisque même dans l'animation, un média plutôt pensé pour les enfants (combien même Fritz le Cat et autres Hentai ne sont pas négligeables), il est possible de la retrouver. Et dans le cas de City of Rott, on retrouve des canons indispensables du cinéma horrifique : des zombies, du gore, et encore du gore.
Peut être que City of Rott pointe du doigt aussi, un changement technologique qui stigmatise un accès facilité au cinéma. Le fait qu'une seule personne, armée d'un simple ordinateur, soit capable de réaliser entièrement un long métrage, ce n'est pas anodin.

Quoi qu'il en soit, F. Sudol flatte notre âme de cinéphile, assoiffée de cinéma de genre. Un fan du genre, et cela se sent. Dès lors, il serait assez idiot de se priver de la vision d'une telle œuvre.








Du même réalisateur :