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Ricky, le jeune frère de Billy, qui avait oeuvré dans la peau d'un Père Noël meurtrier, il y a de cela quelques années, se retrouve interné suite à plusieurs meurtres. Un psychiatre recueille ses confidences...



Je m'excuse par avance dans la révélation d'éléments de ce film, mais il est très difficile de raconter le peu de nouveautés de ce film sans spoiler.


Des suites ratées, qu'elles soient hilarantes ("Hurlements 2"), qu'elles racontent n'importe quoi ("Les dents de la mer 4") ou qu'elles soient tout simplement ennuyeuses ("Urban Legend 2, coup de grâce"), le cinéma d'horreur en est rempli jusqu'à l'implosion. Or, cette suite au slasher gentiment désuet pour notre époque qu'est "Douce nuit sanglante nuit" bat très certainement tout les records. Que ce sont dit les producteurs visiblement à court de moyens financiers? C'est avec de grandes difficultés que j'ai tenté de reconstituer la genèse du projet:
-"Faisons une suite avec notre Père Noël tueur?"
-  "Ouais mais un soucis, il a été tué et le faire revenir serait comme en
faire un nouveau Jason"
-. "Hum..... j'ai une idée de rechange dans ce cas. Pourquoi ne pas utiliser le jeune frère?
- "Seul hic: on a très peu de moyens financiers donc on peut pas se payer de vrais acteurs"
- "Pour ce type de films, ce n'est guère un soucis, on prendra un individu à la musculature suffisante pour notre tueur et on le fera tomber amoureux d'une gourde blonde"
- "Waou....et avec ça on va ramasser plein de pognons".



Fort heureusement pour les gogos de cet affligeant spectacle, "Douce nuit sanglante nuit 2", ne sortira qu'en vidéo (et en 2005 en France en dvd en compagnie du premier opus, pour le prix d'un seul film). Les quarante premières minutes se contentent de ressasser le parcours de Billy et de nous remontrer les images du premier!!! Un pur scandale à s'arracher les cheveux.
On a droit à toutes les scènes importantes (à comprendre les meurtres!). Utile pour une séance de rattrapage concernant les retardataires mais les autres crieront légitimement à l'arnaque. Grosse incohérence (mais le film en est rempli), cette histoire de Billy nous est racontée par l'intermédiaire de son frangin, Ricky, qui n'était pas présent lors de la cavale meurtrière de ce dernier.

Après ce qui restera certainement comme l'un des plus long flashback de l'histoire du cinéma, le spectateur confiant et vraiment très naïf se frotte les mains en se disant: "Chouette, enfin ça va commencer." Raté! Car ensuite nous avons droit à de nouveaux flashback mais inédits (mais pour une histoire pourrie jusqu'à la moelle) nous narrant comment le jeune Ricky a suivi les voies meurtrières de son frère aîné. Comme quoi un trauma d'enfance peut être vraiment dangereux, n'est-ce pas. Et là on assiste à une pantalonnade grotesque: Ricky interprété par un certain Eric Freeman (tout dans le corps rien dans la tête) se met à assassiner des gens à qui la tête ne revient pas. Mais il le fait de façon humoristique, histoire de se démarquer de la concurrence. Le clou de ce spectacle restera le meurtre leplus crétin que l'univers du slasher (et il en a vu) ait connu: un type tué par un parapluie qui s'ouvrira une fois qu'il l' aura transpercé.



Pour rajouter sa dose de piments à tout cela, notre jeune et beau Ricky (mais qui a visiblement quelques problèmes psychiatriques, enfin juste ce qu'il faut) tombe amoureux de Jennifer (Elizabeth Kaitan qui finira sa carrière dans la série des "Vice Academy" et autres films à caractère érotique non sans être allée faire un tour auparavant du côté de Crystal Lake dans ( "vendredi 13 chapitre 7 : un nouveau défi") mais là je dis stopcar la pauvre, elle meurt juste après avoir laissé échapper un "oh oh"s'apercevant du côté dingue de son amant. C'est là que je me suis dit qu'une telle nunuche ne pouvait faire carrière. Le côté "Benny Hills" finit par frapper de plein fouet cette comédie car il s'agit vraiment d'une grosse farce déguisée en dinde pour Noël.

Mais le grand spectacle n'est pas fini car après avoir réussi à s'échapper sans que personne le remarque (trop cher à payer les gardes, vous comprenez), notre Ricky s'en va pour tuer la Mère Supérieure, représentante du Mal absolu puisqu'elle habite au numéro 666 (rires). Un affrontement a lieu avec cette vieille mégère grabataire à qui celui chargé des effets spéciaux ( très spéciaux !) aura concocté un bien étrange visage boursouflé.



A la fin de ce pénible visionnage et d'un nombre incalculables de fous rires souvent nerveux , le constat est sans appel, "Douce nuit sanglante nuit 2", est une arnaque (dont le cas est aggravé par l'utilisation d'une séquence dans une salle de cinéma diffusant le premier! Et là on a envie de crier très très fort notre mépris pour un tel machin qui ne mérite pas le nom de film. Alors, un conseil, fuyez ce film et partez le plus loin possible. Et, comme le numéro 3 aura du mal à décoller à son tour mais en se voulant original par contre (loupé - et oui toujours des problèmes de sous), on peut donc s'arrêter au tout premier "Douce nuit sanglante nuit" en entonnant des chants de Noël!








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