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Deux couples d'amis désirent passer le week-end ensemble. Daniel veut aller dans une région perdue, où il habitait autrefois, pour séjourner dans l'ancienne maison de ses parents. L'accueil des habitants locaux n'est pas très cordial, le pompiste peu aimable. Ce dernier les prévient des dangers d'aller s'isoler en forêt, où des "chasseurs de sang" roderaient la nuit pour s'en prendre aux touristes. Ne cédant pas à la panique, Daniel conduit le groupe à la cabane. Le week-end débute tranquillement, jusqu'au premier incident…



Avec "délivrance", "massacre a la tronconneuse" et "la colline a des yeux", les années 70 avaient popularisé la mode du "survival", genre cinématographique mettant en scène un groupe de citadins se rendant dans des contrées perdues et généralement pris à partie par des habitants locaux pas bien dans leur tête, qui transforment leur idyllique voyage en cauchemar sans nom, et dont "les chasses du Comte Zaroff" en 1932 est un des dignes précurseurs. "Chasseurs de sang", réalisé en 1978, surfe sur cette voie, sans toutefois avoir les qualités des quatre films précités. On pourra même dire qu'on touche sûrement le fond du panier, puisque le film de Robert W. Morgan se classe aisément dans la catégorie "nanar bien nul et sans intérêt".



Déjà premier soucis : j'ai vu ce film en VHS et honnêtement, la VF est abominable. Il y a de très bonnes pistes audio françaises sur les films des années 80 mais il y en a également qui gâche complètement le film. Bon, pour "Chasseurs de sang", ce n'est pas vraiment gâché puisque de toute façon, le film est très mauvais.

Le film nous présente tous les poncifs du genre, mais de manière totalement inintéressante. Les deux couples qui veulent passer un week-end tranquille, le pompiste pas très sympa qui les met en garde contre un danger, l'apparition de trois habitants aux looks de chasseurs style "Rambo", armés de fusils et de couteaux, et qui n'ont pas l'air bien commode, les scènes de romantisme à un euro entre les deux couples, qui suivent de longues scènes de bavardages qui n'amènent rien, et où le réalisateur tente de placer le thème du soldat ayant combattu au Vietnam et qui est encore marqué, avec le personnage de Daniel.

Bref, rien de nouveau à l'Ouest, et on s'ennuie ferme, en attendant que débarquent enfin les fameux "chasseurs de sang". Surtout que les acteurs ne sont pas vraiment bons, et nous la joue façon théâtrale, un peu comme les acteurs de la série de TF1, "Zodiaque", si vous voyez ce que je veux dire par "théâtrale". Le compteur de la cassette vidéo continue de défiler et arrive bientôt à cinquante minutes, et nous, on peine à garder les yeux ouverts, gardant l'espoir de voir enfin quelques scènes de meurtres, comme le laisse suggérer la jaquette…



Allez, d'accord, je vais répondre à la question que tout le monde se pose : c'est qui ou quoi ces "chasseurs de sang" ? Bien malin, le réalisateur tente de nous mener en bateau pour essayer d'installer un climat angoissant. Dois-je lui dire que c'est raté ? Bref, nos deux couples sont victimes d'une sorte de panthère, parce qu'on voit une patte griffue toute noire et poilue surgir d'une fenêtre pour attraper le cou d'une des femmes présentes. Cet incident va la marquer puisqu'elle va rester silencieuse pendant quasiment toute la fin du film ! Vous savez maintenant quoi faire pour faire taire les femmes, déguisez-vous en panthère noire et faites semblant de les agresser (rires)… Trêve de plaisanterie, nos compagnons ne savent pas vraiment quoi faire contre ce drôle d'animal. Daniel, ancien soldat donc, en a vu d'autre, et décide d'aller à sa voiture pour chercher de l'aide. Malheureusement, on a crevé les pneus ! Vraiment pas hospitalière cette région ! Nous, on est quand même content puisqu'il trouve dans le coffre une hache, qui ressemble bien à celle présente sur la jaquette ! Ah !!! On va enfin arriver à voir des meurtres, me dis-je, avec le sourire qui commence à se dessiner sur mon visage, tel un psychopathe avide de sang. Que je suis crédule quand même…

Notre brave Daniel ramène l'objet du délice à ses camarades, pour les abandonner à nouveau, tentant d'aller chercher de l'aide en rejoignant à pied le bar le plus proche. Et là, attendez-vous à voir une situation incroyable. Déjà, il croise une voiture mais les occupants ne veulent pas l'aider. Il retourne au bar mais tombe sur deux des Rambo du début. S'ensuit une course poursuite aussi passionnante qu'un épisode de Derrick. Daniel parvient à s'échapper et tombe sur une petite église où des noirs chantent des chants religieux. Une séquence qui tombe comme un cheveu sur la soupe, qui ne sert en définitive à rien, si ce n'est de meubler un peu le film. Mais franchement, je vous garantis que vos yeux n'en reviendront pas. Je n'ai toujours pas compris à quoi servait cette séquence. On voit Daniel parlait à un membre de cette église, on n'entendra aucun dialogue si ce n'est les chants religieux. Incroyable ! Le réalisateur a t-il voulu montrer que blanc ou noir, les habitants du coin ne veulent pas aider les personnes en difficulté ? Si quelqu'un a des indices…



Par dépit, Daniel retourne à la cabane et on a enfin droit à des scènes d'horreur !! On applaudit bien fort !! Bon, ok, c'est juste des visions de victimes, dont sa femme qui s'est pris la hache dans le ventre, et qui illustre fièrement la jaquette. Retour de la "panthère", qui se croit dans un épisode de Scooby Doo, et qui enlève son masque pour laisser apparaître le visage de … Non mais ça va pas, vous ne croyez tout de même pas que je vais vous dévoiler l'identité du ou des meurtriers…

S'ensuit une petite vengeance de Daniel, et hop, générique de fin. Tant mieux parce que je commençais vraiment à en avoir marre de ce film lent, mou, filmé comme un mauvais téléfilm. J'espère que le prochain visionnage que je ferais pour le site sera mieux !








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