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1939. Une femme découvre un nourrisson ayant une malformation au visage dans une poubelle. Elle le recueille et l'emmène dans sa grande demeure. Le petit Thomas Hewitt grandit avec son handicap, qu'il cache sous un masque de cuir artisanal et devient garçon boucher dans la plus grande entreprise de la région. 1969. Avant de partir pour le Vietnam, deux amis, Eric et Dean, décident de passer un dernier week-end avec leurs petites amies Chrissie et Bailey. Ils se rendent dans une région du Texas où l'entreprise embauchant Thomas Hewitt vient de déposer le bilan. Victime d'un grave accident de voiture, trois d'entre eux vont devenir la proie du shérif Hoyt, qui va les emmener dans sa demeure où ils vont être confrontés à la folie furieuse des occupants, dont le monstrueux et bestial Thomas Hewitt, devenu adepte du maniement de la tronçonneuse. Chrissie, qui a tout vu, va tenter de venir en aide à ses amis…



1974. Tobe Hooper lance à la face du monde le monstrueux Leatherface et sa famille de dégénérés dans le définitivement culte "massacre a la tronconneuse".
2003. Marcus Nispel propose un remake du classique de Tobe Hooper avec "massacre a la tronconneuse 2003". Une nouvelle version qui renoue avec le film d'horreur brutal et sans concession et qui, sans jamais atteindre la folie de son modèle, recueille néanmoins les suffrages positifs du public et cartonne au box office.

Deux films qui font du tueur au masque de peau humaine une entité pour les fans de films horrifiques, qu'ils soient de l'ancienne ou de la nouvelle génération. Mais une question reste en suspens, qui ne trouve aucune réponse, que ce soit dans le film de 74 ou de 2003 : comment Leatherface est-il devenu Leatherface justement ?
Fort du succès du film de Marcus Nispel, le producteur Michael Bay décide de produire une séquelle. Mais au fil de l'avancement du projet, la séquelle se transforme en préquelle et va enfin répondre à cette question existentielle !



Ce nouveau volet va donc nous présenter les personnages vus dans le film de Nispel, en ce qui concerne la famille de Leatherface.

Notre tronçonneur fou a évidemment eu une enfance difficile, on pourra rapprocher sa naissance de celle du "Pingouin" dans le "Batman le defi" de Tim Burton. Né avec une difformité physique au niveau du visage, abandonné par ses parents dans une poubelle, le petit Thomas Hewitt sera donc recueilli par une jeune femme et conduit dans la maison de l'horreur. Pour cacher sa difformité, il portera durant son adolescence un demi masque de cuir sur le visage. Adolescent, il aura un penchant pour l'automutilation. Devenu adulte, Thomas travaille dans l'abattoir de la région, dissimulant toujours la partie atteinte de son visage. La fermeture de l'abattoir sera l'élément déclencheur de sa folie. Pas très content de son patron, Thomas ne trouvera rien de mieux que de l'exploser à coup de masse pour lui faire comprendre son mécontentement. La scène qui s'ensuit est très belle, puisqu'on voit Thomas se saisir d'une tronçonneuse et marcher seul sur une route désertique, image qui a servi sur l'affiche du film. La photographie est très belle et la séquence est très poétique.

Je ne vous raconterai pas comment le shérif Hoyt est devenu shérif justement, parce que cette séquence est mémorable, teintée d'un humour très noir et jouissif ! Car il n'était pas shérif au départ ce cinglé de Hoyt, mais alors pas du tout…d'ailleurs, il ne s'appelait même pas Hoyt…

Vous découvrirez également comment Old Monty a eu les jambes sectionnées, l'obligeant à se déplacer en fauteuil roulant.

Bref, de nombreux éléments basés sur la vie antérieure des personnages principaux nous sont proposés et ça apporte vraiment un "plus" au film, on en sait plus sur eux, on fait un peu partie de leur famille et ce n'est pas pour déplaire.



Niveau violence, cette préquelle est un cran au-dessus du film de 2003. Certains coups font très mal, sont très réalistes, notamment les coups de masse ou les coups de matraque donnés par Hoyt. Leatherface et sa tronçonneuse ne lésineront pas non plus sur les effets gores, même si ceux-ci ne sont pas filmés en pleine lumière. Mais ce n'est pas de la suggestion cette fois, on aura droit à un tronçonnage de corps humain, à une perforation de ventre par la lame du diabolique engin, à un découpage et prélèvement de visage style "les yeux sans visage", et autres petites joyeusetés bien sympathiques que je vous laisse découvrir.

L'ambiance est bien poisseuse également, de nombreuses séquences se déroulent dans la maison et la crasse est bien au rendez-vous. Jonathan Liebesman a traité son film avec sérieux, et on n'a pas trop envie de rire pendant la vision. La plupart des sourires qui se dessineront sur nos visages seront dus au personnage du shérif Hoyt, qui, bien qu'étant très cruel, en fait tellement qu'il en devient un peu "cartoonesque". Mais dans l'ensemble, c'est à un vrai film d'horreur pur et dur que Jonathan Liebesman nous invite à suivre, et on pourra trouver que son film n'est pas si éloigné que ça de "Wolf Creek" par exemple…

Pourtant, le début laissait prévoir le pire, avec ce groupe d'ados et les éternels clichés de la nana aux gros seins, des baisers langoureux, des plans sur le jean taille basse de l'héroïne. Mais heureusement, la suite prend une toute autre tournure…

Pour remplacer Jessica Biel, c'est la toute aussi jolie Jordana Brewster qui a été choisie. On avait pu la voir dans "The Faculty" en 98 ou dans "Fast and Furious" en 2001. Les autres acteurs interprétant le reste de la petite bande ne sont pas bien connus, et ont surtout une carrière à la télévision. On a surtout vu Matthew Bomer dans la série "Tru Calling" par exemple. En tout cas, ils assurent plutôt bien dans ce nouveau volet de Massacre à la Tronçonneuse.



Le film propose également quelques clins d'œil au film de 74, comme une course poursuite dans la nuit entre Jordana et Leatherface armé de son tronçonneuse, ou bien une petite scène de repas familial, où Jordana, encore elle, se retrouve en bien mauvaise posture. Néanmoins, cette scène, très attendue par les fans, ne restera pas dans les annales comme l'avait fait celle du film de Tobe Hooper. Mais je ne pense pas que c'était non plus le but de Jonathan Liebesman, sûrement conscient qu'il était impossible de faire mieux au niveau de l'hystérie et de la folie que la scène culte du repas du film de 74.

"Soyez les témoins de la naissance de la peur" affiche le slogan américain. C'est un slogan fort judicieux au vu du résultat à l'écran. J'ai trouvé cette préquelle bien supérieure au film de 2003, qui m'avait laissé sur ma faim. Certes, toujours rien de comparable avec le film de Tobe Hooper, qui reste réellement unique, mais un vrai bon film d'horreur, méchant, violent, bien réalisé, bien interprété, et qu'on regarde avec plaisir.