RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 3.5
(4 votes)
Uncut Movies nous ressert de l'extrême parfumé d'érotisme, et cette fois, c'est loin d'être la catastrophe. Et en plus ça vient de chez Brain Damage ! Un groupe de sorcières arpente les pistes et la scène d'une boîte de nuit à la recherche de jeunes personnes crédules à entraîner dans leur antre. Là elles pourront célébrer une messe noire en l'honneur de leur grand seigneur, tout en se vautrant dans la luxure comme un cochon dans la lie. Heureusement pour ces obsédée ensorcelantes que la jeunesse américaine est en mal d'amour, d'affection ou tout simplement de partouses sataniques, puisque Rachon et sa bande trouveront dans la boîte quelques jeunes personnes pour les suivre jusqu'à chez elles. Là, l'enfer (et plus si affinité) les attend.



Les choix de Uncut movies ont été décriés par nombre de fans de la communauté horrifique. Ceux-ci soulevant le manque d'horreur des titres de la référence française en matière d'extrême. Leurs derniers titres lorgneraient plus du côté du porno que de l'horreur (on pensera à "Rossa Venezia" ou "Slaughter Disc"). Pourtant l'extrême au cinéma fait très bon ménage avec ce coté "débauche sexuelle."

Toujours est-il que ce que tout ce petit public impatient attendait d'Uncut movies, était une bonne grosse dose de barbaque sanguinolente. Avec The Witch's Sabbath, un certain compromis est atteint puisqu'on a le droit à un certain nombre d'effets gores, couplés à un aspect érotique frelaté.



Commençons donc par l'aspect gore. C'est sûr qu'il ne s'agit pas de "Brain Dead" ni d'un Schnaas, cependant, quelle joie de voir ces quelques effets salissants. Surtout que contrairement à la majorité des micros productions actuelles du genre, les effets sont visuellement acceptables. Certes on voit qu'il y a un truc, mais Jeff réussit à s'écarter des trucages propres à couler un film. Pour ne pas citer d'exemple, ici pas de couteau en plastique qui plie à l'instant fatidique ("Fantom Kiler") ni de sang translucide peu crédible ("Rossa Venezia").

Comble de joie, le spectateur a le droit à un arrachage de tête en règle, avec la colonne qui se désolidarise du reste du corps. Malheureusement, par manque d'originalité (et probablement de budget), ce trucage nous est resservi deux fois au long du film. Outre cela, le minimum syndical gore est atteint, sans toutefois faire de véritable excès de zèle.



Bien que je sache combien certains de mes pairs et amis aiment intellectualiser le cinéma, il est ici totalement impossible de procéder à une telle analyse. Et lorsque l'on voit arriver Ron Jeremy ancien roi du porno, déguisé en pédophile reconverti en vendeur de bible, on ne peut que se dire que Witch's Sabbath ne solutionnera pas de problème métaphysique.
Pourtant (j'ai presque envie de dire "c'est pour cette raison que… ") il est fort agréable à regarder. Et si vous êtes fétichistes des poitrines type mamelles de vache de trait, alors vous serez comblés. Il est vrai que ce film comporte aussi un élément didactique : en ce qui me concerne il m'a permis d'apprendre qu'il était possible de surpasser le bonnet F (mais que cette performance était d'une esthétique fort douteuse).



Alors, finalement que retenir de tout cela ? La première chose c'est que Uncut, fidèle à eux-mêmes, nous proposent un petit bijoux indé-gore, avec des scènes érotiques plutôt sympathiques. Plutôt étant le mot clé (et pas seulement le chien de Mickey, pour ceux qui tenteraient de recycler ladite blague) puisque pour changer, les actrices proposées font fausses, insipides et vulgaires. En ce qui me concerne, rien ne vaut Misty Mundae.

Quoi qu'il en soit, voici un sympathique métrage à conseiller aux amoureux de cinéma indépendant, aux fans d'uncut et aux inconditionnels d'érotico-gore.

Disponible sur http://www.uncutmovies.fr






Du même réalisateur :