RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 5
(2 votes)
Après un enterrement des plus insolites, Helen et Bob, un jeune couple, rejoignent leur nouvelle demeure, celle de l'intrigante Tante Catherine dont ils viennent d'hériter. Déjà habité par une étrange communauté d'individus, tous amis de la défunte tantine, le domaine renferme cependant un trésor particulièrement convoité…et des secrets tout aussi obscurs. Dès qu'elle se retrouve seule, Helen affirme se faire agresser par le spectre de la défunte, frôlant la mort à chaque instant.



Ancien Dessinateur de BD converti en artisan de l'horreur Bisseusse, José Ramón Larraz aura plus ou moins "marqué" le genre dans les années 70/80 avec quelques petites productions traversées de vampires et de créatures maléfiques : "Vampyres", "Estigma", ou "Los Ritos Sexualos del diablo", entres autres.
Un univers marqué par le gothique, l'érotisme…et l'ennui !



Inutile de se fier à la jaquette vidéo (réussie) de Melki ou à la somptueuse affiche originale montrant un zombi décharné défonçant une porte, le film de Larraz n'y ressemble absolument pas !
Même avec un Fulci en bout de course (qui osait le gore, même si le talent s'évaporait de films en films dans les années 80), le film aurait été certainement bien plus intéressant…



La poésie morbide et l'horreur putride cèdent leur place à une réalisation "téléfilmesque" à souhait, ce qui la fout plutôt mal dans un contexte mortifère et malsain, ou du moins qui essaie de l'être. Héritant d'un domaine composé de plusieurs bâtisses, tous occupées par des personnages lugubres, un couple de niais devra faire face à des événements surnaturels inquiétants (le spectre d'une vieille peau, waouh !) menant à une vérité défiant également l'ordre de la logique : tous les locataires sont des morts-vivants, maintenus en vie grâce à un savant fou.
N'ayant plus toute leur tête, ils n'hésitent pas à laisser libre cours à leur instincts meurtriers quand ça leur chante, et projettent d'éliminer Helen et son compagnon pour grossir les rangs de leur communauté.
Non content d'être médiocre, "Repose en paix" (titre français ne respectant pas le jeu de mot du titre original "Rest in pieces" !) semble être au final une ressucé pure et simple de "Réincarnations" ! On retrouve une fois de plus une "élite" de zombies, non cannibales, cachant leurs traits rongés par une apparence humaine tout à fait normale, cherchant ainsi à rallier un vivant à leur cause. Larraz ne s'arrête pas là au niveau photocopie, et pompe même les derniers instants de "Lisa et le diable" pour sa conclusion. Lamentable.



Très très en dessous du film de Gary Sherman (cela va sans dire !), "Repose en paix" ne nous entraîne pas dans les profondeurs de l'au-delà, contrairement à ce que laisse entendre la jaquette vidéo, mais plutôt dans les profondeurs de l'ennui ! Terriblement mou, le film l'est même lorsque Larraz se risque au gore, dans une scène de massacre (expéditive et gratuite) assez réjouissante, mais hélas elle aussi maladroite : ainsi l'absence de bruitages lorsque les coups sont portées sur les victimes décrédibilise totalement les mises à mort !
Même la "love scene" de circonstance (pas trop vilaine d'ailleurs) est tournée au ralenti : quelle forme ce Larraz !

Dorothy Malone (mais que vient faire t-elle là ??) cabotine comme une malade lors de ses rares apparitions, nous faisant oublier qu'elle fut autrefois une habituée du cinéma hollywoodien de la grande époque, et que son film suivant en temps qu'actrice fut quand même "Basic instinct" ! Des factures ou une nouvelle piscine à payer sans doute…
Le film ne déroge pas à la règle du cinéma Z avec son héroïne blonde à lourde poitrine (quelques faux airs de Mariel Hemingway d'ailleurs), cruche à souhait (la gourmandine manque de se faire tuer par un rideau de douche : un grand moment), et que la nudité n'effraye pas, même quand l'occasion ne s'y prête pas (oups je glisse dans la piscine…).Inutile donc de perdre 80 minutes de sa vie pour un film pareil…même pas drôle qui plus est !








Du même réalisateur :

VAMPYRES