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En Asie, un prêtre cambodgien est fait prisonnier par les forces colonialistes afin de l'obliger à livrer son terrifiant secret. En effet, le prêtre connaît une formule secrète capable de transformer les hommes en zombies, les rendant ainsi invulnérables aux balles des armes ennemies. Armand Louque, un interprète, va tenter de découvrir cette formule en faisant partie d'une expédition internationale se rendant au Cambodge. Parmi les membres de l'expédition se trouve le Colonel Mazovia, qui a tué le prêtre et lui a dérobé un précieux parchemin, espérant lui aussi obtenir la formule tant convoitée…



Victor Halperin est connu des amateurs de cinéma fantastique pour avoir réalisé en 1932 le célèbre "les morts vivants" avec Bela Lugosi, plus connu sous son titre original de "White Zombie". Il décide de réaliser un film du même genre en 1936, avec ce "Revolt of the Zombies". Mal lui en a pris puisque cette fois, c'est un ratage total. On notera l'utilisation du regard de Bela Lugosi tiré de "White Zombie" dans ce nouveau film qui ne restera certainement pas dans les annales.



En effet, le film est d'une banalité affligeante, un véritable somnifère sur pellicule, où vous ne verrez point de zombies en plus. Nos morts vivants sont ici de simples humains qu'on hypnotise. Un procédé qui marche quand même puisque les "esclaves" ne contrôlant plus leurs pensées (d'où le nom de zombies en fait…) résistent à l'impact des balles sans sourciller. On se rapproche plus de l'univers vaudou que du vrai mort vivant sorti de son tombeau. Pourquoi pas après tout ? Malheureusement, il aurait fallu que le film soit intéressant, ce qui n'est absolument pas le cas ici. Pourquoi ? Parce que ce qui aurait dû être l'intérêt principal du film, à savoir les zombies donc, se trouvent relégués au fin fond du scénario, qui préfère s'attarder sur une rivalité amoureuse entre Armand Louque et son ami Clifford Grayson, tous deux amoureux de la même femme, Claire Duval. On se retrouve alors avec des scènes de dialogues et d'inactions insipides, n'ayant aucun intérêt, du moins dans un film ne durant qu'une heure et cinq minutes et s'intitulant La Révolte des Zombies. Dans un mélodrame à la rigueur, mais là, franchement, on s'en fout royalement. Le réalisateur nous la joue même façon "feux de l'amour", en créant un triangle amoureux où se mêle jalousie, mensonge, trahison. Mais le spectateur, lui, il s'en moque éperdument.



De temps en temps, on en revient enfin à nos moutons. Louque finit par comprendre le procédé permettant la transformation des êtres humains en zombies. Un procédé un peu bizarre puisque la première fois, Louque concocte une sorte de potion en faisant brûler des herbes et fait respirer la fumée à son serviteur qui entre alors en état d'hypnose. Mais ensuite, il a juste besoin de se concentrer pour prendre le contrôle de l'esprit des personnes de son choix. Etrange…
C'est d'ailleurs lors de ces phases de concentration que le réalisateur a recours aux plans du regard de Bela Lugosi tiré de "White Zombie". En incrustation sur l'image, on voit donc deux gros yeux apparaître à l'écran. Ca n'a pas vraiment l'effet désiré…

Possédant le pouvoir des zombies, le gentil Louque va passer du côté obscur de la force car Claire lui préfère son ami Clifford. Il va donc utiliser son nouveau pouvoir pour rendre docile ceux qui pourraient se mettre en travers de son chemin et obliger Claire à l'épouser en lui faisant un odieux chantage. Retour du soap-opéra. Et l'ennui du spectateur, qui ne faiblit jamais, atteint son paroxysme, puisque rien ne viendra le sortir de sa torpeur, il n'y aura aucun événement intéressant, aucune scène d'action, aucun frisson.



Et cette fameuse "révolte" alors ? Ben en fait, elle est inexistante. Concluant un marché avec Claire, Louque accepte de libérer ses "esclaves" qui retrouvent donc leur faculté de pensée. Ceux-ci décident alors de tuer le possesseur du pouvoir, afin qu'il ne puisse plus l'utiliser contre eux. D'où une certaine forme de révolte si on veut. Mais bon…

Bref, je ne saurais que trop vous conseiller de zapper ce film, très mauvais. On ne félicitera guère les scénaristes, qui d'ailleurs, devaient être conscients de leurs méfaits puisque aucun de leurs noms ne sera inclus dans le générique. Il est clair qu'ils n'ont pas de quoi être fiers d'eux. D'une durée courte, le film n'en semble pas moins interminable. On sauvera des meubles, quelques décors (et encore…) et le personnage du malveillant Colonel Mazovia, dont le look semble être inspiré des méchants de serials. C'est bien peu…

Disponible en dvd chez Bach Films
http://www.bachfilms.com






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