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La journaliste Amy Klein se retrouve à mener une enquête en Roumanie concernant une secte résurrectionniste : les Deader. Son investigation va la mener jusqu'aux portes de l'Enfer !



En délocalisant le tournage en Roumanie, lieu de l'action de ce septième volet, les producteurs font des économies, mais malgré l'aspect dépaysant que cela confère, on se retrouve devant un résultat curieux. Au niveau imagination, on note quelques idées plutôt délirantes qui pimentent cette aventure : un couloir qui se rétrécit, ou encore un train de toutes les débauches. Ce seront les deux seuls points positifs d'une saga dont on a épuisé toute la substantifique moelle.




Sinon rien de neuf sous la crasse car on a droit à encore une personne qui ouvre le boite (vous savez le fameux cube qu'il ne faut pas ouvrir !!). C'est une journaliste un peu trop curieuse, Amy Klein [la charmante Kari Wuhrer : "Anaconda", "Arac Attack", "Hitcher 2"] qui devient la proie à la fois de Pinhead et d'une secte résurrectionniste, les Deader. On suit son périple dans le milieu interlope de Bucarest où la belle (rendue moche par une coiffure qui ferait hurler de terreur notre rédacteur Stéphane Jolivet, lui qui trouvait déjà que Ashley Laurence avait besoin d'un bon coiffeur) se trouve confrontée à la fois à son passé qu'elle doit affronter (son père- encore un trauma enfantin : le grigri des scénaristes en manque d'inspiration….) et à sa vie qui est en péril. Comme pour Trevor dans "Hellraiser : Hellseeker", elle se trouve à la frontière de la folie. Pourquoi changer une formule que l'on croit répétable à l'infini ?



Cela ne serait pas très grave si le reste tenait la route, mais finalement, malgré des décors crades, on a l'impression d'avoir droit toujours aux mêmes scènes depuis plusieurs "Hellraiser". Et, le fait de visionner cet épisode juste après "Hellraiser 6 - hellseeker", n'incline guère à l'indulgence. Au point finalement de rendre les "Hellraiser" tellement identiques. Le scénario est pimenté de séquences censées être drôles ("Deader" confondu avec le mot "dealer" ou encore le morceau finale), rappelant les errements commises du temps d' "Hellraiser 3 - hell on earth".
Heureusement que quelques scènes gores tentent de donner du cachet à un "Hellraiser 7" qui tombe par intervalle dans l'esthétisme téléfilm. Mauvaise idée aussi de faire reposer le film sur les épaules de Kari Wuhrer, qui est une bien piètre comédienne. En effet, ses interlocuteurs comme le leader des Deader manquent cruellement de charisme.



Déception de taille même si les espoirs placés en lui n'étaient guère élevés, mais force est de reconnaître qu' "Hellraiser : Deader" n'arrive pas à faire rebondir la mythologie "Hellraiser" Sans ambitions artistiques aucunes, ce septième "Hellraiser" pourrait sonner le glas (en terme de qualité) d'une franchise, qui a connu plus de bas que de hauts. Triste spectacle.