RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 3.7
(6 votes)
Après un accident de la circulation où il a perdu la mémoire, Trevor, tente de se souvenir de ce qui s'est passé. Notamment, de la disparition de sa femme Kirsty, persuadé qu'elle s'est noyée. Or, aucun corps n'a été repêché. Trevor devient très vite le suspect numéro un de la police. Pendant qu'autour de lui des morts violentes s'abattent sur son entourage. La raison de Trevor semble basculer.



Après le tournant "Hellraiser 5 - Inferno", la saga initiée par Clive Barker ne sera plus jamais la même. En toute logique, le sixième "Hellraiser" s'inscrit plus dans la veine des thrillers horrifiques que dans celui de l'épouvante. Comme un peu déçu par le film moralisateur de Scott Derrickson , Rick Bota reprend grosso modo la trame d'un individu pris dans la spirale d'une descente en Enfer (on peut même assimiler cette version à un quasi remake). Ce n'est pas si innocent que ça que le film soit précédé d'une citation de Dante : "Il n'est pas plus grande douleur que le bonheur dans l'infortune". Nous voilà prévenus sur la teneur du long-métrage, combinant plaisir et souffrance. Et de ce fait respectant la mythologie de l'univers créé par Clive Barker, qui pour l'anecdote préférera ce film au précédent.



Première surprise et de taille, le retour de l'actrice Ashley Laurence ("Hellraiser", "Hellraiser 2 - hellbound", "Mikey") dans le rôle de Kirsty Cotton. Ce sont donc les retrouvailles entre la jeune femme et Pinhead, fort mécontent que la jeune femme lui ait échappé, et qu'il tente de récupérer. Tout en s'éloignant de la teneur des premiers "Hellraiser", les scénaristes réintègrent un des personnages importants de la série. Même si son rôle est assez secondaire car l'on suit les tribulations chaotiques de son mari, Trevor, persuadé que sa femme est décédée dans un accident de la route. Mais, rien n'est sûr car sa mémoire lui joue visiblement des tours. Les éléments combinent rêve et réalité et se confondent alors pour mieux déboussoler le spectateur. L'astuce scénaristique consiste à jouer sur la défaillance de la mémoire, qui est le thème central du sixième "Hellraiser".



Pour sa première réalisation, Rick Bota (plus connu pour son travail artistique, en tant que directeur de la photographie sur la série "Les contes de la Crypte", "Le cavalier du diable" mais aussi et c'est moins glorieux "Mortelle Saint Valentin"), - qui s'apprête à faire main basse sur la série en mettant en scène ses derniers avatars-, réussit assez bien à créer un univers froid et étrange. Bota créé un film mixant celui d' "Angel Heart" à "Seven". Pinhead tenant le rôle du Diable de manière évidente, monnayant les âmes. L'univers de ce sixième opus est trouble et est orienté sexe (ah quand même il était temps !!!).



Tout en restant un produit consommable et même respectable, "Hellraiser : Hellseeker", mène le spectateur en bateau jusqu'à un twist final plutôt bien trouvé et qui lui donne un caractère particulier, le mettant au-dessus du tout-venant des direct to vidéo. Même si une seule vision suffira amplement.
Les qualités artistiques que l'on y trouvent ne suffisent quand même pas à faire de Bota rien de plus qu'un simple mercenaire de la réalisation. Son manque de personnalité se confirmera dans les séquelles : "Hellraiser : Deader" et "Hellraiser : Hellworld" où le réalisateur changera sa manière de mettre en scène à chacun des films, prouvant que ce n'est qu'un simple technicien (capable du pire comme du meilleur). Au-delà de son aspect opportuniste, "Hellraiser : Hellseeker", se laissera néanmoins suivre sans déplaisir, à défaut d'y (re-)trouver le grand frisson. A noter que notre ami à tête d'épingles récupère une partie de son charisme perdue après avoir joué les pères la morale !