RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 6
(1 vote)
Troma nous a cette fois déniché un slasher chilien fort sympathique, mais ô combien peu original. Une bande d'amis vient de passer son diplôme. Pour fêter cela, ils décident de se saouler au bord d'une falaise. Au bout de quelques heures, un accident survient : Angel disparaît. La police ne retrouvera aucune trace de la demoiselle, pas de sang, pas de corps, pas de vêtements. Dix ans plus tard, l'un des amis, Gabriel, travaille à la morgue. Sur la table en fer devant lui, un cadavre qu'il reconnaît : Rafael Alvarez, l'une des personnes présentes le soir de la disparition d'Angel. Le macchabée présente des traces de violence post-mortem. Angel serait-elle de retour ?



Voici un film qui nous vient directement du Chili. Fait suffisament rare pour être souligné.

Malheureusement c'est là, la seule originalité d'"Angel Negro". En effet, le métrage tout entier repose sur des clichés du genre. La mise en scène souffre de la comparaison avec les classiques du genre. A la vision du film de Jorge Olguín, il est difficile de ne pas penser à "Halloween, la nuit des masques", "Scream" et autres slashers.
En fait, on y pense tellement que les moments supposés saisissants sont totalement désamorcés.
L'un des protagonistes se rince le visage face à un miroir. Gros plan sur son visage dans le miroir, elle relève la tête, le plan s'élargit et… bingo ! Derrière son dos, le tueur.

Quant à l'utilisation de vidéos DV issues de ce que les protagonistes sont censés filmer, si le concept est à présent éculé, il apporte une impression d'urgence au métrage. Une certaine authenticité s'en dégage, et permet à la mise en scène du film de respirer légèrement.



Le constat est le même en ce qui concerne le scénario. Si vous avez déjà assimilé le concept du slasher, par la vision compulsive des œuvres de Craven, de Carpenter et que vous êtes fan du genre (Gérald, lâche mon bras, s'il te plaît !), alors vous n'aurez aucun mal à deviner le dénouement d'"Angel Negro".
Peut-être même vous ennuierez-vous un brin, mais cela vous apprendra à passer vos nuits à regarder les ersatz d'"Halloween, la nuit des masques" et ses suivants (Aie, Gérald, tu me fais mal là !).

Les retournements majeurs de situation sont assez attendus et l'histoire est banale, pourtant un certain charme se dégage d'"Angel Negro". Au lieu de tourner avec des acteurs de 15-20 ans, le realisateur Chilien a choisi de tourner avec des adultes. Parti pris intéressant qui évite ainsi les lieux communs liés à l'adolescence et à l'entrée dans l'âge adulte.



Malgré tous ses défauts, "Angel Negro" réussit à captiver par son ambiance. Ancré dans le monde des adultes qui se débattent dans leur passé, le métrage Chilien se révèle divertissant. Pas de quoi casser trois pattes à un Jason, tout en demeurant à des lieux du fond de la cuve à slashers. Pas non plus de véritable message derrière la mise en scène ou le script. Du pur divertissement et rien d'autre.

Le style du tueur rappelle (hé oui !) tous ces célèbres tueurs comme Michael Myers ou Jason. Tout habillé de noir avec un masque blanc livide, s'il n'est pas surprenant, le slasheur a au moins le mérite d'être graphiquement efficace. Ce qui, en soit, est un veritable exploit tant les slashers avec un "psychopathe insipide" sont légions.



Pour quelles raisons devriez- vous regarder "Angel Negro" ?
1) Pour oublier Wes Craven.
2) Si vous voulez avoir un aperçu du rendu d'un sous-titrage en anglais fait par quelqu'un qui ne parle pas anglais.
3) Si vous voulez entendre une musique intéressante mais totalement peu originale.
4) Pour le plaisir de voir un Troma sans aucun humour, sans vomi, et sans poitrines exubérantes.
Mais finalement quel est l'intérêt ?

Et bien, l'intérêt d'Angel Negro provient du fait qu'il a été tourné par un amoureux du genre, qui, par une mise en scène peu inspirée, reussit tout de même à faire raisonner sa passion.








Du même réalisateur :