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Un homme emmène une zombie chez lui et abuse sexuellement d'elle, une jeune fille se procure du plaisir et se met à rêver qu'elle est en train de faire l'amour à un zombie, trois zombies interrompent le tournage d'une scène X et profitent de l'actrice, un docteur se livre à des expériences sur une zombie…



Il faut parfois accepter de drôles de choses chez Horreur.com pour pouvoir faire découvrir aux lecteurs des films inédits, décalés, bons ou mauvais. Ma mission était cette fois de regarder un film au titre plutôt explicite : "Porn of the dead". Mouais, avec un nom pareil, j'étais quasi certain de ne pas avoir affaire à un film hommage à "La petite maison dans la prairie". Je rassure d'emblée les parents qui surferaient sur le site avant de laisser leurs enfants lire les critiques, je ne ferais pas d'évocation grandiloquente sur ce qu'on voit à l'écran, on est pas là pour ça, d'autres le font mieux que nous.

Je m'étais déjà maté la veille "Goblet of gore" d'Andréas Schnaas, qui faisait intervenir des éléments sexuels dans son histoire. Mais ce n'était que des sexes en plastique. Dans "Porn of the dead", y'a pas de plastique. Normal puisque là, nous sommes dans un vrai film pornographique, où cette fois, ce sont les éléments horrifiques qui ont été ajoutés. Vous percevez la nuance ?



Bon, des films de genre "porno gore", puisque c'est un genre qui existe, je n'en avais quasiment pas vu, à part ceux qui sont sortis chez Uncut Movies, comme "Slaughter disc" ou "Rozza venezia". On peut même dire que pour ces deux titres, c'est du porno gore soft parce que comparé au film qui nous intéresse dans cette critique, c'est le jour et la nuit en terme de pornographie. Niveau film X, ma collection s'arrête aux films avec Traci Lords et Tiffany Hopkins. Du X classique des années 80 avec Traci et du plus récent, un peu plus hard, avec les films de Tiffany. Mais rien qui ressemble à "Porn of the dead" !

Et c'est justement ce qui fait le charme du film. Oui je sais, parler de "charme" avec ce film est assez osé. Mais honnêtement, ça change vraiment des films qu'on peut voir sur Canal + ou les chaînes câblées et on se prend vraiment à apprécier le spectacle. J'en entends déjà dire "ouais, ben autant mater un film porno normal et voilà". Ben non justement. Parce que la présence de zombies, de gore, donnent un cachet différent par rapport aux films de ce genre. Enlevez le maquillage zombiesque des actrices et des acteurs et le film n'a plus vraiment d'intérêt. Là, oui, même si les filles sont plutôt jolies, je préférerais carrément voir en action ma Traci ou ma Tiffany. Comprendo ?

Vous avez vu comment j'esquive toute description de ce qui se passe sur l'écran en vous racontant des théories dont tout le monde se fout ? Je vous vois, là, à vous dire "oui, c'est bien beau tout ça, il est fan de Traci Lords et de Tiffany Hopkins, mais quand est-ce qu'il nous cause du film ???" Bon ok, ok. Déjà, parlons du réalisateur, Rob Rotten. Un pseudo, c'est obligé ! Ce gaillard, 24 ans, tatoué de partout, est acteur de films X, on s'en serait douté, a monté sa boite de production, "Punx Productions", et a donc décidé de passer également derrière la caméra. Il n'en est pas à son coup d'essai (matez le jeu de mot…) et a décidé de réaliser un film qui répondrait à la question que tous les fans des films de Fulci ou de Romero se posent : ça pratique du sexe les zombies ? La réponse est clairement "oui". Ce sont même des affamés, des déchaînés. Qu'ils soient mâles ou femelles ! Ils n'en oublient pas leur goût pour la chair humaine, je vous rassure.



Rotten a donc été cherché ses copines, des brunes, des blondes, seins naturels ou siliconés mais toutes jolies, ses potes, membrés comme Rocco, en a maquillé en zombies, en a laissé d'autres en humains et a mixé le tout dans un film à sketches, sans fil conducteur. On assiste à cinq petites scénettes, toutes plus cochonnes les unes que les autres, où ce qu'on a l'habitude de voir dans des X normaux est présent, mais en plus "hardcore". Parce que les zombies, ils y vont ! C'est même assez bestial un zombie dans l'action. Les zombies mâles sont des pilonneurs, les zombies femelles des excitées de première classe. Les humains ont pas intérêt à être cardiaque parce qu'il faut tenir le rythme ! Sur l'écran, ça cartonne grave, rien n'est caché ou suggéré, c'est du gros plan non stop, on n'est pas chez Walt Disney…

Niveau zombie, les maquillages sont dignes de ceux du fameux "Le lac des morts-vivants", c'est à dire de la peinture grise, verdâtre, appliquée directement sur le corps des acteurs et des actrices, avec un petit effet de couleur pour simuler les veines. Et comme dans le classique de Jean Rollin, ben la peinture, elle s'en va. A cause de l'eau dans le Rollin, à cause de la sueur et de la salive dans le Rotten. Il n'a pas regardé ce classique le Rob, sinon, il l'aurait su que ça allait merder…

Mais bon, la peinture, on s'en fout un peu en fait. Niveau gore, c'est plus soft que ce à quoi je m'attendais. La fin du premier sketch est bien gore, avec sexe masculin arraché avec les dents, ça doit faire très mal. Le second sketch aurait du nous renvoyer directement à l'une des séquences cultes de "L'exorciste", mais, chose étonnante, les images qu'on voit dans le générique, nous rappelant Linda Blair et son crucifix justement, ne sont pas présentes pendant le film. Trop bizarre. Pourtant, c'est bien la même actrice qui fait cette seconde scène. Scène coupée au montage ? C'est dommage parce que y'a plus rien de gore dans cette seconde histoire, si ce n'est la présence d'un zombie fornicateur venant hanter les rêves de cette jeune fille. Troisième histoire, l'interruption du tournage d'un film X par trois zombies qui vont se taper l'actrice après avoir massacré la petite équipe technique. Trois pour une, c'est quand même pervers les zombies. La quatrième séquence met en scène Rob Rotten, qui joue le rôle d'une sorte de gardien de morgue, on en sait pas trop en fait, qui va faire revenir à la vie une femme décédée en abusant de son corps. On ne rigole pas, il y a eu un cas réel en Italie où l'employé des Pompes Funèbres, en violant le cadavre d'une jeune fille morte, l'a fait revenir à la vie. La famille n'a pas porté plainte contre cet employé. Sinon, pas de gore non plus dans cette séquence. Dernier sketch, qui nous fait immédiatement penser à "L'antre de la folie" de par le lieu et le décor de l'action. Un peu plus de sang dans cette scène, avec arrachage de doigt puis éviscération…



Le film de Rob Rotten est donc destiné avant tous à ceux qui veulent voir un porno différent, différent dans le style, pas dans les scènes hard. C'est plutôt bien filmé, les images sont belles, y'a de la recherche visuelle dans certaines séquences (si, si !), y'a du gore et des jolies filles, mortes ou vivantes, souvent les deux à la fois d'ailleurs. Mention spéciale à Trinity Michaels et Hillary Scott.

Ah j'allais oublier !! Comme pour "Goblet of gore", toutes les séquences se font sur de la musique métal, et de la bonne en plus. Pour "Porn of the dead", les amateurs trouveront des groupes comme Deicide, Gorerotted, Decapitated, Blood Red Throne, Impaled et Exmortem. Y'a même des scènes hallucinantes où on se demande si les acteurs n'essaient pas de suivre les "blasts" orchestrés par les batteurs de ces groupes pendant leurs "va-et-vient". Je vous disais que ça pilonne grave…

Bref, va falloir conclure quand même, parce que mine de rien, je vais me retrouver à écrire plus de texte sur ce porno gore que sur un mauvais film d'horreur. Personnellement, je vous conseille de tenter l'expérience, c'est franchement assez sympa, délirant, et puis encore une fois, ça change des films de Canal +. Il faudrait que Rob Rotten tourne la suite, mais en développant un scénario et en incluant les scènes X à l'histoire, et en multipliant les fins de scène avec du gore. Rob, si tu me lis…

Disponible sur le site de Rob :
http://www.punxproductions.com/




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