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Une femme tue son mari alcoolique et violent, puis s'enfuit avec ses trois enfants. Quarante ans plus tard, en pleine montagne, un groupe de hard rock vient enregistrer un clip vidéo. Le staff technique, le groupe et les danseuses prennent possession d'un chalet alors que des avalanches se produisent régulièrement. A quelques pas du chalet se trouve une vieille usine désinfectée. Des meurtres sauvages vont avoir lieu parmi le petit groupe peu de temps après leur installation dans le refuge de montagne, commis par des hommes à l'allure bestiale…



Tout d'abord, je dois faire remarquer que j'ai vu ce film à partir du DVD disponible en France, vendu à bas prix dans les supermarchés et dont aucune restauration d'image n'a dû être faite par l'éditeur. Une simple copie de VHS mise sur support numérique, voilà à quoi on a droit. Le résultat à l'écran est assez catastrophique, le film se déroulant principalement la nuit, ce qui fait qu'on n'y voit pas grand chose en fait. Difficile de distinguer quoi que ce soit, tant au niveau des meurtres que du reste. Les images proposées derrière la jaquette du DVD sont par contre très lumineuses et d'une netteté à toute épreuve. Peut-être qu'une vision à partir d'un master super propre et retravaillé augmenterait ma note finale d'un point mais devant me contenter de ce DVD, ma critique se fera donc à partir de ce master qui ferait passer "the descent" pour un film se déroulant en pleine lumière du jour…



La lecture de l'histoire vous aura sans doute rappelé d'autres "survival movies", comme "survivance" ou "la colline a des yeux" par exemple. La confrontation entre des visiteurs et une famille de dégénérée n'étant pas nouvelle, Blood Tracks n'innove donc en rien et s'avère au final franchement mauvais. Tout le monde aura bien sûr compris que les espèces d'ermites barbus sont les trois fils du début qui ont grandi, quarante ans étant passés, vieillesse qui ne semble pas s'être opérée sur la mère, qui, hormis des vêtements sales, n'a pas pris une seule ride…
Nos ermites, redoutant l'intrusion de tous ces gens venant troubler leur sérénité, se mettent alors en charge de les exterminer, sous l'impulsion de leur mère bien atteinte du ciboulot. Les meurtres ne font guère dans l'original, et comme en plus, avec cette image sombre, mais vraiment sombre, on ne les distingue pas, le spectateur n'a pas grand chose à se mettre sous la dent. Une partie du film se révèle intéressante, se déroulant dans l'usine désinfectée qui a été truffée de pièges par nos ermites. Dans une scène, on voit une fille attachée et l'un de ses amis, venant la sauver, déclenche un mécanisme qui fait tomber deux gros bidons. Qu'arrive-t-il vraiment à la fille ? On ne le saura jamais, à moins de porter des lunettes de visions nocturnes. C'est bien dommage quand même…



Le film met en scène un groupe de hard rock venu tourner un clip vidéo. Les amateurs de hard rock "glam" vont être aux anges, parce qu'on nage vraiment en plein dedans avec le groupe présent ici. Tenues léopards, cheveux ébouriffés, maquillages, solo de guitare, toute la panoplie est respectée. Le metteur en scène se contente de filmer le groupe et des danseuses en petites tenues dehors, dans la neige, comme dans les vieux clips des années 80. La chanson interprétée par le groupe se nomme "Blood Tracks", une chanson qu'on a déjà entendue dans le générique et qui donne donc son nom au film.

On a évidemment droit à quelques scénettes d'un érotisme pas folichon entre les membres du groupe et les danseuses. Quelques seins dénudés, une paire de fesse et voilà. Pas de quoi se rincer l'œil. Et puis bravo aux couples préférant rester dans le chalet pour faire des choses réprimandées par la morale plutôt que de se mettre à l'abri ou surveiller les environs, sachant très bien que quelque chose rôde aux alentours, et pas pour leur bien.

On a aussi droit à des séquences bien idiotes, comme lorsque le groupe veut utiliser une Cibi. Ne recevant aucune onde à l'intérieur du chalet, ce n'est qu'au bout d'un certain laps de temps qu'une des personnes a enfin l'intelligence de dire que ça marcherait peut-être mieux à l'extérieur… Bref, vous voyez le genre…



Le film de Mats Helge ne vaut donc pas tripette, mais encore une fois, la qualité très mauvaise de l'image joue peut-être en sa défaveur. Enfin, soyons honnêtes, même avec une bonne image, le film ne restera pas dans les annales. A côté, "la colline a des yeux 2" de Wes Craven est quasiment à installer sur un piédestal, c'est pour dire…
Un survival qui donne envie par sa jolie affiche mais qui déçoit grandement.








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