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Réalisation
Aiden Dillard

Scénariste
Aiden Dillard

Date de sortie
2006

Genre
troma

Tagline


Cast
Dennis Palozzolo
Carl Stoggard
Carey Sveen
Ann Liv Young...


Pays
Etats Unis

Production


Musique
Aiden Dillard

Effets spéciaux



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Des nichooooooooooooooooooons !! Décidément, ces derniers temps, la partie "histoire" de la critique se fait dure à remplir. Essayons tout de même. Une jeune fille, seule au volant de son 4x4 percute une vache en papier-mâché. Obligée de s'arrêter, la belle se fait agresser par un péquenot à demi attardé. Elle fuit et est accueillie dans le manoir de Meat Weed, où l'attend Lord Meat Weed. Trois jeunes filles peu farouches arrivent à ce moment sur la propriété du Lord. Le lord va alors sortir d'énormes pétards, et les jeunes filles vont les fumer… et vont perdre instantanément tout sens de la pudeur. Les jeunes filles sont tellement défoncées qu'elles ne s'aperçoivent pas qu'elles sont poursuivies par un Minotaure punk armé d'une cigarette géante. Elles ne réagiront guère plus lorsqu'elles découvriront que la drogue qu'elles fument consciencieusement depuis leur arrivée, est faite à partir de restes humains séchés...



Soyons clair dès le début ce film est une sombre merde… Tout du moins dans la mesure où l'on entend par film un concept artistique visant à mettre en scène et en image un scénario.

L'histoire commence à l'édition 2004 du festival Tromadance. Le court métrage d'Aiden Dillard est le premier court métrage à jamais avoir été hué lors du festival. C'est donc très logiquement que Troma ait décidé, deux ans plus tard, d'acquérir les droits de son premier long métrage.
Financé avec l'argent récolté en faisant la vaisselle dans une grande chaîne de restaurant, "Meat Weed Madness" est l'illustration la plus probante du concept de "très petit budget".
De la scène d'ouverture avec une vache en papier-mâché jusqu'aux effets spéciaux, toujours en papier-mâché, le premier film de Aiden Dillard revendique son aspect nanar sans le sous.



Est-ce cependant une raison suffisante pour apprécier "Meat Weed Madness" ? Un film cheap sur des pétards chargés à la viande humaine devrait être plutôt amusant.
Cependant pour prétendre faire un bon film, il est nécessaire d'avoir une trame, une logique, une cohérence.

Ce dont le présent métrage ne dispose absolument pas. Le scenario est fumeux, à dire vrai, le pitch est tellement nébuleux qu'il est difficile de croire que quoique ce soit ait été écrit, ou pensé, avant le tournage.

Sur un plateau de tournage, il s'avère aussi préférable de ne pas laisser les acteurs livrés à eux même. Si cela n'a pas été le cas lors du tournage de "Meat Weed Madness", je ne vous félicite pas monsieur Dillard.
Ainsi, à part courir nues dans tous les sens, les actrices présentes au casting sont parfaitement inutiles. Certes elles sont sexuellement correctes, leurs poitrines sont opulentes (il est à ce titre fort probable qu'elles aient été recrutées pour cela).



C'est triste à dire, mais le seul intérêt du film réside dans la présence de ces quatre actrices et de leurs huit seins.
Réducteur ? Sexiste ? Sûrement pas, car pour s'afficher à l'écran nues, en train de sautiller dans tous les sens il faut avoir une sacrée conscience de sa féminité… et l'assumer pleinement.

En revanche en ce qui concerne le réalisateur… Economiser ses pécunes juste pour pouvoir prétendre monter un film dans le seul but de se rincer l'oeil, cela me paraît un peu léger, non ?

Certes l'aspect complètement fauché et assumé est admirable, cependant il se révèle parfaitement vain sans une intention de créer quelque chose de solide. Voir des filles courir seins nus pendant 90 minutes, n'est pas une fin en soi. Et si vous pensez le contraire, alors vous aurez meilleur compte à aller vous promener sur une plage nudiste déguisé en méduse.



Au final à quel public conseiller "Meat Weed Madness" ?
Aux fans de seins ? Pourquoi pas, mais un film porno ferait mieux l'affaire.
Aux inconditionnels de Troma ? Pas vraiment, le métrage manque trop de charme pour faire l'affaire. Certes le papier mâché donne un petit coté "c'est moi qui l'ait fait", toutefois, rien de vraiment excitant.
Aux aveugles ? Franchement, à quel type de réponse vous vous attendiez pour une pareille question ?

Par contre si vous êtes dans un état passablement second, que l'alcool coule dans vos veines, alors, peut-être que vous comprendrez le message profond qui se cache derrière Meat Weed Madness.

L'accroche du film est : "un conte moral plein de bon goût". La morale? Si vous avez un peu d'argent et une camera, engagez des actrices peu farouches. Au cas où vous ne réussissez pas à faire un bon film, au moins vous vous serez rincé l'oeil.

Au suivant !








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