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Michael Griffin, soldat psychopathe, devenu invisible à la suite d'expériences militaires, devient incontrôlable, et se met à pourchasser la jeune scientifique responsable de son état. Un jeune policier va se trouver impliqué malgré lui dans une enquête qui le dépasse.



Les directs to vidéo sont devenus l'une des ressources pour les producteurs de se faire de l'argent facilement, surtout lorsqu'il s'agit de suites de films ayant connu un certain succès. Ce n'est pas la première fois qu'un film de Paul Verhoeven connaît une descendance bâtarde : si "Robocop 2" s'en sortait avec les honneurs, c'était déjà moins le cas de l'inutile \Starship Troopers 2\. Au tour de notre ami l'homme invisible, dernier film en date (2000) de Verhoeven de connaître les joies ( !) d'une suite.

Cette suite n'entretient qu'un lointain rapport avec l'œuvre originale. A budget réduit, effets spéciaux limités à un syndicalisme minimum. Après une entrée en matière prometteuse : un meurtre gore dans les toilettes, l'intrigue se déroule de manière mécanique, empruntant les voies de le série B. Rien de déshonorant, mais rien de transcendant non plus. "Hollow Man 2" évite ainsi les effets chocs et même de jouer sur l'érotisme (élément qui faisait déjà défaut au premier).



La mise en scène est sobre, et la photographie de ce téléfilm, n'est pas trop mal. Ce qui fait que c'est tout à fait consommable, pour peu que l'on soit indulgent face aux clichés maintes et maintes fois abordés dans les séries B de science-fiction : des experts de l'armée au service du gouvernement et d'expériences qui bien évidemment tournent mal, et qu'ils essayent de cacher ; une romance qui naît entre le flic et la scientifique qu'il essaie de protéger. La routine s'installe notamment lors de longues plages de scènes dialoguées, et les quelques scènes d'actions s'avèrent malheureusement prévisibles.



On retrouve des habitués de séries B comme Laura Regan ("Le peuple des ténèbres,", "My little eye"), ou encore Christian Slater dans la peau du méchant ("Alone in the Dark (2005), "Profession profilers". Certes, Laura Regan, paraît insupportable avec la même expression durant tout le film, mais certainement là où "Hollow Man 2" passe à côté de la perversité de son thème, c'est en ne prenant comme victime que des gens "coupables" (militaires, scientifiques impliqués dans ce projet ultra secret). Alors que Verhoeven se délectait de provoquer une hémorragie au sein de son casting dans une seconde partie gratinée, Claudio Fäh, se contente de donner en pâture à l'homme invisible que quelques victimes, suivant en cela le script du trop occupé Joël Soisson ("Dracula 2001", "Mimic 2" "Hellraiser : Hellworld") à qui nous ne pouvons que conseiller de prendre quelques vacances bien méritées pour le plus grand bien des spectateurs.



A sa sortie "L'homme sans ombre" avait été qualifié de film mineur dans la filmographie du génial Paul Verhoeven. A juste titre, tant le réalisateur s'est retrouvé pieds et poings liés. Pourtant comparé à cette suite, on ressent la différence entre un maître de la science-fiction bourrine et un simple artisan, se contentant de suivre un cahier des charges pour un produit sans ambitions et qui devrait atterrir prochainement à la télé. Quant au combat final entre les deux hommes invisibles, sa durée est très courte, au point qu'il pourra créer bien des frustrations.








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