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Réalisation
Willard Huyck

Scénariste
Willard Hyuck, Gloria Katz

Date de sortie
1986

Genre
super-héros

Tagline


Cast
Lea Thompson
Jeffrey Jones
Tim Robbins
Ed Gale
Paul Guilfoyle...


Pays
Etats Unis

Production


Musique
John Barry

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4.6
(7 votes)
Malgré la grippe aviaire qui semble tenter de se faire un nid douillet sur notre belle planète, ce film est parfaitement recommandé et recommandable. Un soir, Howard, las, rentre chez lui, s'ouvre une bière et s'assoit dans son fauteuil pour lire son magazine préféré : Playduck. Tout à coup, les murs tremblent, le fauteuil se soulève, et le voilà propulsé dans une autre galaxie : la nôtre. Il atterrit dans une vieille allée, où une jeune femme est en train de se faire agresser. Il s'agit de Beverly une chanteuse de Rock qui officie dans un groupe strictement composé de femmes et managé par une pourriture de la pire espèce. L'arrivée du canard de 1m40 sur notre planète va bouleverser le quotidien de Beverly, celui de Howard (qui sur terre n'est rien de plus qu'un paria) et celui de l'humanité toute entière. Car si Howard a atterri sur Terre, ce n'est pas uniquement de la faute de scientifiques douteux, c'est son destin...



Voici donc le métrage dont Georges Lucas a tant honte, qu'il le cache et en empêche une édition en DVD. Plutôt devrais-je dire l'un de ses bébés qu'il tente de cacher à la face du monde.

Rien d'étonnant à cela, Georges semble aimer se tirer des balles dans les pieds : après avoir dénaturé sa trilogie originale, le réalisateur a réussi à dégoûter certains de ses fans avec des épisodes Star Wars tellement synthétiques que le spectateur pourrait se demander pourquoi diable utiliser encore des acteurs.

En effet, Howard n'a rien de honteux, tout au moins rien ne justifiant ce rejet de la part du producteur exécutif. Certes, Howard est à mourir de rire. Même si cela n'est pas totalement délibéré, le film demeure, une parodie d'une efficacité redoutable.



C'est probablement ce qui a vexé Lucas. Sans le vouloir, il se retrouve avec entre les mains, un univers et un film bien plus efficace que la majorité de ses métrages. Certes, ce n'est pas Star Wars et sa mythologie, toutefois Howard est une réussite bien plus probante que les épisodes 1 à 3. Pourquoi ?

C'est un métrage honnête et entier, tiré du Comic Book du même nom. Le métrage est bourré de clin d'oeils, de parodies et d'inventivité. Et surtout, il recèle de dialogues potaches.
"- [Beverly] Sais-tu où aller ?
- [Howard] Franchement, si je savais où aller, est-ce que je serais à Cleveland ?"
" [Howard] personne ne se moque d'un expert de Couac-fu"
Et ce ne sont pas les phrases les plus drôles qui seront prononcées dans le film, puisqu'un autre vecteur de blagues outrageusement tirées par les cheveux trouve son expression en la personne de Tim Robins !

Peut-être Lucas s'en veut-il d'avoir permis une telle liberté, alors qu'il s'attendait à un métrage enfantin et familial qui rapporterait de l'argent ?



Une chose est sûre, Howard the Duck ne plaira effectivement pas à tout le monde. Pire, il ne correspond absolument pas au format "familial". Son humour second degré (voir plus) ne lui permet en effet pas de se glisser entre deux blockbusters et de prétendre à concurrence.

Qu'y a-t-il de plus loufoque qu'un canard d'1,40 mètres habillé comme un humain, qui parle (et pas uniquement pour dire des choses intelligentes), qui a mauvais caractère et qui se retrouve à devoir sauver une planète sur laquelle il vient d'atterrir ? Peut-être un scientifique à deux doigts de l'insanité mentale, ou serait-ce tout simplement une chanteuse de Rock qui s'attache à un canard ? A moins que ce ne soit une assistante sociale qui confonde un canard avec un punk attardé, et qui se démène pour lui trouver un emploi dans un hôtel de passe ?



Tout cela fait pourtant le charme de Howard the Duck. Un charme irrésistible, celui d'un divertissement mal adressé : le public visé n'est pas celui qui sera touché.
Et malheureusement pour le producteur exécutif, les spectateurs intéressés ne représentent pas une part de marché suffisante. Résultat le film est enfermé au placard et camouflé bon an, mal an, tel un enfant difforme dont les parents auraient honte.

C'est d'autant plus dommage que Howard The Duck montre que ILM n'est pas cette monstrueuse machine à effets numériques que l'on pourrait croire. Ici, quelques effets digitaux, mais beaucoup d'animation image par image, et surtout… surtout un costume de canard somptueux.

Peut-être un jour Lucas sera-t-il tenté de remasteriser Howard, en changeant tous les dialogues, en transformant le canard en humain à l'aide d'effets numériques… Bon. Maintenant le petit Georges est prié d'aller ranger ses jouets. Merci.

Disponible en BR et DVD chez ELEPHANT FILMS






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