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Dans une petite ville du nord du New Jersey, en juillet 1916, un requin vient semer la mort et la terreur parmi les habitants. Alex, un sauveteur, se heurte au maire et au gérant de l'hôtel quand il leur fait part de ses inquiétudes et de son envie de faire fermer la plage. Une chasse au squale avec récompense pécuniaire à la clé est également organisée…



Comment ? Je me suis trompé de film ? Non, non, rassurez-vous, je n'ai pas confondu "Les dents de la mer" avec ce "12 days of terror". Effectivement, votre interrogation est justifiée à la lecture de l'histoire du film. Mis à part l'année et le lieu de l'action, on reconnaît absolument tous les éléments ayant fait le succès du film de Steven Spielberg. Et vous savez quoi ? Cela est tout à fait normal ! En effet, cette histoire s'est réellement déroulée dans cette petite ville du New Jersey. Les attaques du requin ont débuté le 1er juillet 1916, et ont duré douze jours. Le squale a fait quatre victimes et en a blessé sérieusement une cinquième. Ce fait divers a été utilisé par Richard G. Fernicola qui en a fait un livre, intitulé "Twelve days in terror : a definitive investigation of the 1916 New Jersey Shark Attacks". D'autres auteurs ont également écrit sur cette tragédie, comme Michael Capuzzo dans son "Close to Shore : the Terrifying Shark Attacks of 1916". Puis, un certain Peter Benchley s'inspire de ces événements en les actualisant dans un roman ayant connu un succès mondial : "Jaws". La suite, tout le monde l'a connaît. Spielberg adapte le roman de Benchley au cinéma et terrorise toute une génération de baigneurs. La base étant la même, normal donc qu'on retrouve une foule de similitudes entre les deux films.



C'est à Jack Sholder qu'est confié la tâche de réaliser "la véritable histoire". Sholder, on le connaît surtout pour avoir mis en images la seconde aventure de Freddy Krueger ("La revanche de freddy") mais également pour avoir raflé le Grand Prix du Festival d'Avoriaz en 88 avec "Hidden" et ses extraterrestres amateurs de belles voitures, face au "Robocop" de Paul Verhoeven. On peut retenir également son premier film "Alone in the dark" en 82, mais aussi "Wishmaster 2" en 1999 ou "Arachnid" en 2001. Bref, un réalisateur quelque peu habitué au genre. Evidemment, passer après "Les dents de la mer" n'est pas chose facile. Son "12 days of Terror" n'a pas l'impact ni la force du film précité. D'ailleurs, ce ne devait pas être la préoccupation du réalisateur, qui a choisi une autre optique, celle de raconter son histoire simplement, en faisant revivre sous nos yeux l'année 1916, décors et costumes à l'appui. Un parti pris intelligent, rentrer en compétition avec le film de Spielberg ayant été à son désavantage…



Le reconstitution de l'année 1916 est l'un des points forts du film. Les décors, la présence de chevaux, les promenades en calèche, les costumes d'époque, les belles robes d'antan, les femmes se baignant toutes habillées, Jack Sholder a particulièrement bien soigné ces détails, ce qui fait qu'on se croit vraiment en 1916. Des détails qui nous feront même sourire, comme la tenue de "petit baigneur" des garçons, nous rappelant que le slip de bain n'existait pas encore ! On aurait presque l'impression de regarder un épisode de "La petite maison dans la prairie" ou même le film "Titanic", dans lequel surgirait un requin tueur. Le réalisateur nous propose donc une immersion dans la vie d'Alex, jeune sauveteur, responsable de la surveillance de la plage, tout comme le Martin Brody de "Jaws". Alex est sous le charme d'Alice, belle jeune fille malheureusement inaccessible, celle-ci étant la compagne de Stanley, son meilleur ami. Tout se déroule pour le mieux pour Alex, jusqu'à ce fatidique 1er juillet, où il assiste à un début de noyade. La récupération du pauvre baigneur laisse entrevoir une blessure à la jambe d'une taille impressionnante. Pour Alex, ça ne fait aucun doute, la victime a subit l'attaque d'un requin. Mais pas question de faire fermer la plage, la saison estivale débutant, ce qui causerait une perte à gagner pour le luxueux hôtel bordant la zone sablée. Encore une fois, tout comme Martin Brody, Alex se heurte au maire et aux gens fortunés de sa petite ville, qui préfèrent fermer les yeux et se dire que cette attaque restera sans suite, plutôt que de prendre des mesures pour protéger la population. Un schéma classique dans les films de requins.

Concernant les attaques du squale, celles-ci sont assez réussies. Bien sûr, point de musique de John Williams ici, on n'atteint jamais le niveau de trouillomètre qu'on peut ressentir dans "Jaws". Mais cela reste quand même efficace, surtout que les maquillages sont également bien soignés. Les morsures sont sanglantes à souhait, tout comme les amputations de jambes causées par la mâchoire infernale. On notera également (et c'est très rare en fait) l'apparence du visage des victimes, blafard comme dans la réalité du à la perte de sang. Des attaques réalistes donc, qui s'incorporent vraiment bien avec l'ambiance du film. La seule scène en image de synthèse n'est pas très crédible (on y voit le requin sauter entièrement hors de l'eau) mais le reste fonctionne sans soucis.



Les acteurs sont assez bons, en particulier Colin Egglesfield qui joue le rôle d'Alex. On notera également le look du chasseur venant tenter d'attraper le squale pour la prime, et qui ne dépareille pas face au "Quint" du film de Spielberg. Les relations entre Alex et Stanley sont bien mises en avant et servent le récit. On regrettera par contre le faible emploi de Jenna Harrison, qui ne sert pas à grand chose en fait. Un casting très convenable donc, qui permet au film d'être agréable à regarder.

La partie de chasse en pleine mer est quasiment un copié-collé de "Jaws", la tension en moins, l'humour en plus. Pourquoi pas après tout.

"12 Days of Terror" est un spectacle tout à fait correct, qui ne restera certes pas dans les annales comme étant une référence du "shark movies" mais qui est bien supérieur à des films comme "Shark attack" premier du nom par exemple.