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Jill, une jeune étudiante qui court très vite (apparemment c'est un détail important parce qu'on nous la montre faire des tours de gymnase pendant bien cinq minutes au début du film) est privée de sortie parce qu'elle à fait un hors forfait de 800 dollars. Elle est donc forcée de faire des baby-sittings pour rembourser ses parents. Un soir, elle doit aller garder des enfants dans une immense et superbe maison perdue au milieu de nulle part dans les collines. Le baby-sitting s'annonce tranquille car les deux enfants dorment sagement. Mais un mystérieux inconnu se met à la harceler. Jill commence à paniquer et appelle la police qui lui fait une terrifiante révélation : les appels proviennent de l'intérieur de la maison…



Et un remake de plus qui ne sert à rien ! Un ! Le Statut de film culte du "Terreur sur la ligne" de 1979 est plus que discutable, hormis une première séquence assez terrifiante. Ben là, une chose est sûre : il n'y aura aucun débat. Ce film est le plus mauvais film d'horreur que j'ai vu depuis un bon bout de temps. Et pourtant je ne suis pas difficile ! Mais là il y a vraiment de l'abus. Tout est archi prévisible, le scénario est d'une mollesse affligeante, l'actrice principale garde la même expression ahurie pendant tout le métrage et pour couronner le tout il n'y a pas une goutte de sang dans tout le film (je sais bien que le film original est basé sur la suggestion mais quand on a pas le talent de Fred Walton pour faire naître l'angoisse, on fait tout pour distraire un minimum le spectateur).



En fait, je pense avoir à peu près tout dit sur ce remake de "Terreur en ligne"… Je peux cependant détailler un peu plus ma critique mais ça me fait vraiment mal pour ceux qui se sont investit dans le film. Enfin bon… Quand faut y aller, faut y aller ! Tout commence avec la fameuse scène choc avec laquelle débutent la plupart des films d'horreur. D'habitude, même les plus mauvaises séries B parviennent à faire illusion le temps de ces quelques minutes. Mais là, sur les images d'une fête foraine, on entend une ado en stress au téléphone, puis une grosse voix d'homme qui dit un truc du genre : "je suis derrière toi", enfin un grand cri aigu qui résonne sur un long fondu au noir. On peut difficilement faire plus inefficace.



Ensuite on passe à la mise en situation des personnages, avec une vague histoire d'amour entre ados qui n'existe que pour servir de prétexte aux multiples coups de téléphone que va recevoir l'héroïne pendant son travail. Le baby-sitting de Jill se trouve dans une immense maison loin de tout. Le seul véritable intérêt du film est d'ailleurs cette maison ultra moderne et luxueuse qui permet quelques petites minutes de suspens. Sinon, pendant les trois quarts du film, Jill est dans le salon devant trois téléphones et sursaute à chaque fois que l'un d'eux sonne. Et vraiment, au bout d'un moment, il devient agaçant d'entendre des sonneries de téléphones archi-amplifiées pour faire sursauter le spectateur (il faut dire que le téléphone sonne une bonne trentaine de fois en une heure et demi).



Il y a également un chat dans la maison. Et ce chat surgit trois fois pour surprendre le spectateur. Le coup du chat est quand même complètement éculé au cinéma. Cela montre un certain manque de créativité de la part de l'équipe. Il y a aussi le tueur, pas inquiétant pour un sous, ni au téléphone, ni lorsqu'il apparaît à l'écran. Il s'agit juste d'un grand bonhomme assez costaud avec une légère cicatrice sur la joue. Sa particularité (annoncée au début du film par un flic) est de tuer ses victimes et de les réduire en charpie à main nue, ce qui aurait pu rendre le film intéressant, mais l'on s'aperçoit bien vite qu'il s'agit d'un coup de bluff lorsque l'on voit le cadavre de sa première victime, juste un peu plus pâle qu'un vieillard qui serait paisiblement mort dans son sommeil après une vie bien remplie. A éviter.

Sortie au cinéma le 5 juillet 2006






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