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Début du XXème siècle, le Mexique est secoué par un mouvement révolutionnaire et une guerre civile. Le journaliste et écrivain Ambrose Bierce est en route pour rejoindre les troupes de Francisco Villa, dit "Pancho". Il embarque dans une diligence en compagnie d'un couple de jeunes missionnaires. Sur leur chemin, ils sont attaqués par des bandits menés par le hors la loi Johnny Madrid. Ils poursuivent leur route à travers le désert et atterrissent dans une auberge, qui fait office de bordel, le Titty Twister.



Décidé à faire table rase d' "Une nuit en enfer 2" que l'on préférera vite oublier, la famille Rodriguez (Robert et son cousin Alvaro) reprend les choses en main, en dupliquant le modèle scénaristique du premier sur un mélange cette fois-ci entre l'univers du western et le road- movie vampirique. Et, cela fonctionne parfaitement. Le film ne ménage pas de temps morts et dès la première partie (celle du western, avec les clichés à la clé, comme l'amour entre la fille du bourreau et le hors la loi), les fusillades se montrent sanglantes (une belle explosion de tête). Pour un direct to vidéo, le film se tient tellement bien qu'hormis quelques effets de maquillages vampiriques que l'on croirait sorti de la série "Buffy contre les vampires", cette seconde suite aurait très bien pu se frayer un chemin pour arriver dans les salles obscures.



Partant d'un fait historique : la disparition de l'écrivain Ambrose Bierce, sans laisser de traces, "Une nuit en enfer 3" brode tout autour un récit, qui nous explique les origines du Titty Twister ("Une nuit en enfer"). Si la mode récente a volontiers eut recours aux préquelles, rares sont celles pouvant se targuer de maintenir une qualité quasi identique avec leur modèle. Le film de P.J Pesce (la série "Profiler") n'a pas à rougir de la comparaison avec son illustre aîné.

La formule gore + vampires + fun + un soupçon d'érotisme fonctionne encore. Chaque personnage apporte un aspect qui manque aux autres. Bierce représente ainsi l'homme qui a tout vu et qui est blasé : il réagit peu, sauf avec le cynisme qui le caractérise, sa vantant même d'être athée, et ayant recours aisément à l'alcool. Comme autres protagonistes, nous trouvons entre autre deux jeunes mariés partis prêcher la parole du Seigneur. Une apparence de moralité dont le vernis s'écroule facilement sous le poids des tentations sexuelles ou de violence. Ainsi, John, l'époux de Mary (Rebecca Gayheart : "Scream 2", "Urban Legend"), finit t'il par tomber dans les vices qu'il était censé dénoncer.


L'auberge/bordel représente alors le summum de tout les pêchés, dans lesquels se vautrent les malheureux voyageurs égarés. Egarés ? Pas pour tous apparemment puisque le destin d'Esmeralda, la fille du bourreau, étant de retourner près des siens. La partie dans l'auberge est généreuse en scènes érotiques et en meurtres gores. Un véritable défouloir et un carnage final venant clore une trilogie inégale, mais dont cette "Fille du bourreau", relève le niveau.



Porté par un humour noir et irrévérencieux envers la religion (la touche Rodriguez), "Une nuit en enfer 3", mélange habilement western et fantastique. Bien sûr, les spectateurs les plus difficiles crieront à une copie du premier, ce qui n'est pas entièrement faux, ainsi qu'en l'absence de véritables stars dans le casting (ici, pas de George Clooney, ni d'Harvey Keitel, de Quentin Tarantino, de Juliette Lewis ou de Salma Hayek). Les autre se laisseront porter par une mise en scène inventive (Cf. la danse rétro avec le noir et blanc dans l'auberge) et une énergie débordante, qui n'est pas sans égaler ou presque le film de Robert Rodriguez.








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